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La maladie n'est qu'un prétexte, la guérison un idéal. [pv : Tao]

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Chealsey Hawkwood - Sole
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MessageSujet: La maladie n'est qu'un prétexte, la guérison un idéal. [pv : Tao] Sam 27 Déc - 2:32

Le jeune homme sortait progressivement de sa torpeur. Les draps placés sur sa droite bien loin de son corps, il se redressait lentement. Désormais assis, il jaugeait l’heure au soleil. Il y avait bien une horloge au coin de la pièce mais il ne se sentait pas de chercher à lire quoi que ce soit. La nuit avait été dure et ses yeux semblaient avoir du mal à s’en remettre. Pourtant, la nuit dernière, rien n’avait été fait dans l’excès. En effet, bien au contraire, le blond avait quitté son poste bien plus tôt qu’à son habitude. Dans la soirée encore précédente, il avait déjà sentit une douleur vive dans ses membres. A cela, il avait cru pouvoir associer une course faite dans la même matinée. Néanmoins, le mal était toujours présent et rongeait ses muscles comme si la nuit avait été un véritable marathon. Chealsey n’avait jamais été un grand dormeur mais il avait le mérite d’être productif dans ces heures. Son temps passé auprès de Morphée était plutôt homogène et n’était interrompu que par des critères extérieurs comme ses voisins hurlant à qui ne pouvait que les entendre. Pourtant, cette nuit, il s’était levé à plusieurs reprises. Il avait soif, il avait chaud, il avait froid, trop mal pour dormir. En cours de route, il avait finit par réaliser un détail qui ne lui plaisait pas grandement. Il avait de la fièvre. L’anglais ne pouvait pas vraiment s’en assurer mais cela lui paraissait suffisamment évident pour qu’il s’en inquiète. Pour cela, malgré ses frissons, il avait finit par exposer son corps à l’air ambiant pour le refroidir. En conséquence, il gelait simplement sur place.

Le luthier ramena sa main jusqu’à son front, jaugeant sa tête le titillant légèrement. Cela pouvait être du aux complications de la nuit. Cependant, la fièvre était un autre problème que l’on pouvait difficilement mettre sur le compte de sa sortie. Pour agrémenter cette flopée de phénomènes déjà peu agréable, était apparu quelque chose de moins amusant. Plusieurs points le démangeaient. Au fur et à mesure, ils apparaissaient et semblaient impossibles à soulager. Le jeune homme commençait tout juste à admettre la possibilité qu’il couve quelque chose. Il avait assez rarement été malade et avoir une température plus élevée que la normale n’était jamais rassurant. Forçant sur ses jambes qui semblaient avoir l’intention de l’en dissuader, il se leva du matelas pour se diriger vers la salle de bain. Il espérait que sa fatigue ne soit pas trop visible. Il devait à tous prix assurer la maintenance du magasin aujourd’hui. Il n’avait d’hors et déjà pas d’excuse suffisante pour ne pas avoir joué son rôle de commerçant de toute l’après-midi. Arrivé, il posa ses mains à droite et à gauche du lavabo, en profitant pour s’appuyer. Il leva la tête et rencontra ses yeux. Son corps se mit à trembler sous le coups de la surprise et de la panique. Il avait certes dans un premier temps des cernes comme il n’en avait jamais eu mais en prime de ses cheveux hors de contrôle, sa peau était couverte de plaques rouges. Le luthier ne put se mouvoir pendant un instant. Il ne pouvait décemment pas tenir boutique dans cet état. A dire vrai, il ne pouvait certainement rien faire ainsi.

Sans lâcher sa position, il se mit à réfléchir à la meilleure chose à faire. Il était malade, cela ne faisait aucun doute. Mais de quoi pouvait-il souffrir ? Avoir un peu de fièvre et des douleurs pouvait être une chose mais il n’avait jamais vu une chose pareille. Le blond imaginait déjà l’infection méditerranéenne extrêmement rare et mortelle. Une chose était certaine. Son état avait commencé il y avait presque deux jours, il devait voir quelqu’un à tous prix. Ne serait-ce que pour savoir s’il pouvait en mourir. Cette idée n’enchantait guère Chealsey. Il s’était vu mourir de maintes manières mais certainement pas ainsi. Ce n’était pas tout. Peut-être était-il contagieux. Auquel cas, il devait aussi faire attention aux autres pour ne pas se rendre responsable d’autres cas. Il ne fallait pas qu’il déclenche une épidémie et décime l’île. Le luthier visualisait la mise en quarantaine, le temps d’attendre sa mort. Après quoi, il serait enterré sous de la chaud avec les autres ayant soufferts des mêmes maux par sa faute. Il secoua la tête. Il fallait se ressaisir. Peut-être avait-il une chance de s’en sortir. Peut-être même n’était-il pas contagieux. Certes, il ne fallait pas trop en demander. Il se contenterait donc d’espérer pouvoir y survivre. Pour ce faire, il ne devait pas laisser le hasard s’en mêler. Il devait à tous prix consulter. Encore une fois malgré tout ce n’était pas si simple. Il ne savait pas s’il y avait un médecin chez les Momento. Si c’était le cas, encore fallait-il qu’il soit formé à la maladie et non seulement aux blessures de guerre. De plus, il y avait encore cette possibilité de contagion qui pourrait s’étendre à sa famiglia. Il en était hors de question.

Après tout, dans tous les cas, il serait difficile pour l’anglais de voir un médecin. Avec son refus du contact, l’examen serait compliqué voir même surréaliste, il en avait bien conscience et prenait soin de sa santé pour éviter ce genre de situation. Son dernier passage avait été auprès de l’arcana lorsqu’il s’était prit une balle perdue et qu’il avait fallu le maîtriser pour le soigner. Cette fois, le jeune homme n’était plus tout à fait le même et qu’il commence à menacer le médecin avec son pouvoir serait une véritable catastrophe. Le blond devait se montrer docile et coopératif face à quelque chose qu’il ne pouvait pas contrôler. Il ne savait décidément pas quoi faire. Pourtant, une solution se présenta à lui. Il avait entendu parler par ses clients d’un médecin qui les mettait étrangement à l’aise. Bien que cela semblait surfait, il devait bien tenter sa chance quelque part et cela paraissait être sa meilleure opportunité. Encore une fois, il y avait un détail dont il devait se préoccuper. Il leva le t-shirt qui lui servait de haut de pyjama et dévoilait le tatouage du soleil. Il le laissait retomber. Il était absolument hors de question que quelqu’un voit cela. Il soupirait et ouvrait un placard à droite de la douche, trouvant un rouleau de bandage. C’était un peu excessif, mais cela ferait l’affaire dans le cas où il lui serait demandé de se déshabiller. Il passa la bande tout autour de sa taille, sur ses hanches, couvrant intégralement le tatouage et serrant suffisamment pour qu’il ne tombe pas sous ses vêtements. Puis il se changeait. Il avait du mal à se donner aussi bonne allure qu’à son habitude. Pourtant, les vêtements étaient les mêmes. Un T-shirt aurait été plus confortable mais la chemise lui donnait l’occasion de ne pas intégralement l’enlever.

Puis, il descendait péniblement dans son salon, accordant un dernier regard à la chambre, comme se demandant s’il allait un jour y revenir. Puis, il attrapait une feuille de papier pour l’accrocher à sa vitrine (je voulais écrire « victime », lapsus ?). Décidément, il détestait ne pas tenir sa position. Mais il y avait une différence entre être borné et complètement stupide. Après que la prévention de fermeture pour la journée fût affichée, le blond put partir, en direction de l’adresse recommandée. Il avait une écharpe montant jusqu’au haut de son nez, un long manteau et des gants. Mieux valait que personne ne le voit dans cet état et qu’il ne rencontre par les autres. Il était encore tôt et peu de personnes se promenaient dans la rue. Il espérait simplement que le cabinet soit ouvert. Finalement, il se présentait au lieu indiqué. La porte était ouverte. Il arrivait dans la salle d’attente. Il ne semblait y avoir personne, ce qui rassura le luthier qui hésita avant de s’asseoir. Il ne voulait contaminer personne. Il devrait prendre garde à prévenir le médecin aussitôt qu’il le verrait. Il ne devait partager son mal avec personne et cela valait d’autant plus si cette personne pouvait l’aider. Il avait prit soin de prendre de quoi régler la consultation. Il ne s’était pas sentit radin à cette occasion. Si c’était la dernière, il n’y aurait personne pour reprendre ce qu’il pourrait laisser derrière lui après tout.

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Tao El'Kherme - Papessa
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MessageSujet: Re: La maladie n'est qu'un prétexte, la guérison un idéal. [pv : Tao] Sam 27 Déc - 15:39



Douce lueur de l'aube qui tend à vous garder au lit. Ne vous êtes-vous jamais demander? Pourquoi ne sommes-nous pas des chats? Qui ne voudrait pas en être un après tout? Ils dorment, mangent plus que de raison, chassent sans impunité, se prélassent à la moindre occasion, vous chercher des câlins avec d'indescriptibles ronronnements qui vous font fondre, et finissent par prendre possession de votre vie, et du monde qui vous entourent, parce que trop, c'est jamais assez pour eux. Bien des gens les envient. Mais pas Tao. Tao et les chats, ce n'est pas l'amour fou. Il les trouve hypocritement profiteur, et il considère qu'ils ne viennent que par intérêt. Dans son enfance, il en avait un. Gromou. Un pachiderme de 8 kilos, en Egypte qui laissait sa trainée dans la sable tant il s'y enfonçait, pour venir chercher la pattée de sa maman... Et il repartait aussi sec pour aller se vautrer dans un coin, sous un roc et profiter de l'ombre toute la journée. Jusqu'au jour où on a retrouver que sa patte droite. Tao avait considérait du haut de ses neuf ans qu'il s'agissait d'un coyote ou d'un carnivore quelconque. Peu importait, ce chat ne l'aimait pas non plus.

Mais il y avait un chat, ou plutôt une dame-chat que Tao vénérait depuis l'enfance, et grâce à qui il considérait tenir sa chance de vivre jusque là, c'était Bastet, une déesse égyptienne de la paix, des femmes, des enfants et de l'équilibre de la vie, prônant justice et bonté pour un monde meilleur. Dit comme cela, ce pouvait paraitre enfantin, mais était-ce offense aux desseins que de vouloir le mieux pour autrui? Tao se moquait bien des aprioris, préjugés et autres frasques du bon peuple hypocrite, il savait juste qu'il n'avait qu'une loi à suivre: la sienne. Et c'était en portant secours aux autres, en les écoutant, les conseillant et en étant là pour eux, peu importait la raison, qu'il se sentait complet. Il n'avait pas besoin de reconnaissance, ni de congratulations dès qu'il sauvait ou soignait quelqu'un. Juste le fait de voir cette personne en meilleur état était une récompense pour lui. Vous me direz, attends, c'est sérieux là? Personne n'accepte juste ça en retour, c'est pour les niais ça. Et Tao de vous répondre: "A ton monde, un opposé fait exister l'autre. Si certains fous sans coeur à l'esprit totalement dérangé peuvent se permettre d'exister et de traumatiser le monde, pourquoi l'inverse ne serait-il pas possible? Il est bien de chercher à tergiverser sur l'existence des choses, mais autant le fait sur ce qui est utile... vous perdez votre temps avec moi, je sais qui je suis." Next! Difficile de lui faire entendre autre chose quand ses arguments sont bien là. Ce matin là, il s'était levé, contraire au chat qui attend le zénith. L'aube pour lui était synonyme d'une bonne marche, et il ne prenait pas le chemin direct pour aller à son travail. Un bon contour pour longer le littoral alors que le soleil froid et blanc frôlait encore les flots de la Méditerranée. Une petite heure après s'être purrifier les poumons, notre jeune médecin entrait dans son sanctuaire médical, là où mille microbes avaient trépassé! Comme chaque matin, il embrassa son pendentif de Bastet et le cacha sous son col. Impeccable comme d'habitude. Pantalon noir haute taille à l'ancienne, sur mesure, chemise blanche, cravate noire pour aujourd'hui, les cheveux tressés en arrière, pour éviter d'être gêné ou sali, et sa blouse blanche classique ouverte. Il remplit deux trois dossiers pour ensuite les archiver, des patients de la veille, quand il entendit la petite clochette de la porte d'entrée sonner. Bigre, si tôt?

Ce qui est marrant avec les malades, c'est que lorsque ce n'est pas si grave, bien qu'ils jouent bien souvent les âmes mortes, ils attendent toujours après 10h du matin et passe avant 19h. Vous comprenez bien allons, on ne gache pas les moments de sommeil, le petit déjeuner, les soirées agréables etc, surtout si on est gravement malades n'est-ce pas? Tao en conclut donc qu'un patient qui venait si tôt, devait soit ne pas vouloir se faire voir, ce qui n'était pas rare sur cette ile, soit qu'il était vraiment bien malade. Les deux aussi remarquez. Mais il se méfia. Il prie un scalpel dans sa grande poche droite et dieu seul savait qu'il jonglait avec les scalpels et les seringues comme des fléchettes pour un jeu, mais cela il le cachait fort heureusement. Cela pouvait très bien être un membre d'une mafia adverse qui lui voulait des ennuis. Et quoi de plus facile que de s'en prendre au membre le plus doux de l'Arcana, pour commencer une possible épuration. Tao, parano? Si peu voyons, ce n'en est pas, c'est de la prévention. On a qu'une seule vie, et la sienne était fragile qui plus est, ce n'est pas pour finir les quatre fers en l'air dans son propre cabinet. Il se rajusta , se leva et ouvrit la porte de la salle d'attente, curieux de voir ce qu'il allait y trouver comme spécimen. Un jeune homme, couvert comme un ours polaire. Blond. Et au regard plus qu'anxieux. Et bien quoi, il lui ramène une maladie grave l'animal?

- Bonjour Monsieur.

Il ouvre la porte en grand et lui fait signe de la main, souriant, vers une autre porte ouverte en face, à l'ambiance plutôt égyptienne antique.

- Je suis le docteur El'Kherme. Venez, je vous en prie.


Il le suivit de quelques pas, refermant les deux portes pour contourner le bureau et tirer un peu le rideau où le soleil rentrait de manière éblouissante.

- Asseyez-vous. Que vous arrive-t-il?

Tao posa un autre sur un meuble derrière et s'assit en face pour ouvrir un dossier vierge, contenant son aura apaisante, de manière à ce qu'elle ne touche pas le patient pour le moment. Il avait besoin d'un diagnostique sincère, y compris dans l'échelle des douleurs. Nous verrions pour l’apaisement après cela, mais il était certain que le blond dégageait de par sa voix très calme et son allure globale paisible, une certaine aura de bienveillance. Il releva un regard clair et lui sourit légèrement en croisant ses doigts sous son menton, le stylo coincé entre.





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Chealsey Hawkwood - Sole
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MessageSujet: Re: La maladie n'est qu'un prétexte, la guérison un idéal. [pv : Tao] Dim 28 Déc - 0:44

Assis sur un des sièges de la salle d’attente, le jeune homme dispersait son regard. Il passait de manière répétée et brutale de la porte qui devait mener au bureau, à celle de l’entrée, à ses doigts gantés entrelacés sur ses jambes. C’était là une habitude qu’il avait prit avec le temps bien qu’il n’en connut pas les origines. Il fallait dire que bien souvent, manipuler quelque chose aidait à se changer des idées et ce mouvement visant à serrer et desserrer cette étreinte revenait globalement au même. Au moins, elle ne nécessitait pas un élément extérieur et pouvait se montrer plus discrète. En suivant la logique du regard expliqué, vous comprendriez donc qu’il regardait la porte du cabinet impatient, paniquait en regardant l’entrée et se calmait en retrouvant ses mains. Ou du moins essayait. A cela, ce n’était pas un mystère. Chealsey était une personne exceptionnellement mal à l’aise de nature et cette situation ne penchait pas en sa faveur. Il ne parvenait aucunement à se concentrer. Il avait encore cette tremblote déplorable liée à ses sueurs froides. Il imaginait bien plusieurs personnes rire de son état actuel. Après plus d’un an passé sur cette île, la liste commençait à se faire longue. Aussi, avec la migraine qui revenait de plus belle, il préféra ne pas s’y risquer.

Cela témoignait bien de l’état de santé déplorable dans lequel il était. Le blond ne parvenait même pas à reprocher des événements imaginaires sur des personnes absentes. Si cela n’avait été qu’une maladie bénigne, il aurait déjà trouvé le moyen de la reprocher à quelqu’un. Il s’adoucissait déjà comme un animal domestique qui viendrait réclamer de l’affection à la veille de son décès. Il secouait à nouveau la tête. Il devait cesser pour de bon de jouer les mourant ! Cela devenait d’un ridicule. Il n’était pas nécessairement mal chanceux au point d’avoir droit à la première maladie létale qui passerait dans le coin ! Quoi que… Il ne semblait pas tenir en place sur sa chaise. Son corps le démangeait mais il avait peur de s’attaquer la peau jusqu’au sang à l’aide de ses ongles, de laisser des cicatrices à vie. Finalement, quand son premier point de rencontre vint à s’ouvrir, il releva la tête qu’il avait baissé pour fixer l’intervenant un instant. Son visage reflétant un brutal mélange d’espoir, de crainte et de résolutions. Oui, le luthier était à lui seul un véritable paradoxe et alors qu’il n’avait pas la force de jouer les parfaits, c’était plus qu’évident à l’oeil nu. A la salutation, le perdit malgré tout pas un seul instant pour se lever, prenant de l’élan sur ses jambes à l’aide de ses bras, de peur de ne pas y parvenir.

« Bon… Bonjour, je suis Chealsey Hawkwood. Je viens pour une consultation . »

Pour être tout à fait honnête, à ce moment, le blond avait particulièrement envie de prendre ses jambes à son coups. Ses clients avaient beau avoir parlé d’une personne capable de mettre à l’aise, la psychologie inversé du jeune homme voulait que l’aura du docteur rayonne de mille feu. Il avait décidément un problème avec eux. Lorsque l’on se rendait sur leur territoire, c’était dans des cas désagréables et il n’avait jamais été dur pour lui de les associer à une mauvaise nouvelle. Les médecins dégageaient cette image du « secret professionnel » et de la personne qui serait engagée à être fidèle à votre santé. Dans le monde désillusionné de l’anglais. C’était déjà là quelque chose de profondément dérangeant. Les hommes se voulaient du mal entre eux naturellement. Eux, soignaient ces mêmes personnes ? C’était là complètement insensé. Mais il n’y avait pas que cela. Les médecins avaient cette tendance à tâter le terrain. Cette expression plutôt infantile dans l’esprit du jeune homme témoignait des check-up pratiqués, consistant souvent à palper différente partie du corps humains pour en vérifier l’état de santé. C’était précisément ce dernier élément qui faisait aux yeux de Chealsey des médecins, des ennemis de sa sérénité au même titre que les psychiatre et depuis Maël plus récemment, les comportementalistes.

Le médecin se présentait alors. Ce n’était certainement que bien élevé de sa part mais le blond tentait de rester alerte. Il accorda un dernier regard à la porte d’entrée. Il pouvait encore saisir sa chance et s’enfuir dès maintenant. On ne lui courrait certainement pas après et il n’aurait pas à entrer dans le lieu maudit que pouvait être ce cabinet. Un frisson le fît revenir à la réalité. Il avait froid, il avait mal et était couvert de plaques rouges pour une raison qu’il ne parvenait pas à s’expliquer. S’enfuir maintenant aurait été représenter un danger pour les autres et se condamner à une mort certaine. Il mourrait d’envie de faire l’enfant, de céder à ce caprice mais il parvenait à se raisonner. C’était là, la bonne chose à faire. Il redirigea son regard vers le médecin et hocha très doucement la tête avant d’entrer dans le cabinet tout aussi lentement, témoignant ainsi de son manque certain de motivation. Il gardait au bout de son nez son écharpe et n’enlevait pas son manteau. Il trouvait qu’il faisait bien trop froid. Désormais, il était trop tard pour faire marche arrière. De toute façon, à mieux y réfléchir, sa fuite aurait été bien pitoyable alors qu’il se forçait déjà à marcher. Au bruit des portes se refermant derrière lui, les épaules du luthier se crispèrent. Il se sentait piégé pour de bon. Son coeur battait à toute rompre. Le pire étant que lorsque l’on allait voir un médecin, on était toujours en position de faiblesse. Il tentait de maîtriser sa respiration alors qu’il observait l’intervenant tirer les rideaux, s’asseoir, tant de choses qui ne le mettaient pas plus à l’aise. Lui aussi prenait place, prenant soin de reculer d’un bon mètre son fauteuil. Par peur de contaminer le médecin mais aussi surement par peur tout court pour ce même médecin. Il se mordit l’intérieur de la joue puis croisa à nouveaux ses doigts sur ses jambes. Pour expliquer son cas, il devait commencer par se calmer.

« J’ai des … Douleurs musculaires… Je dois avoir de la fièvre et des plaques rouges sur le corps, des démangeaisons aussi. Les douleurs ont commencé… Avant hier il semble. Les plaques…. Dans la nuit. C’est certainement contagieux, vous feriez mieux de garder vos distances… Je ne peux vraiment dire de quoi il s’agit. Pourriez-vous m’éclairer…? Me dire si c’est grave ? »

Il confiait son ressentit. Après coups, il put relever les yeux vers le médecin. Le plus dur était encore à venir et déjà, sa voie était plus faible qu’à son habitude. Il ne voulait pas mourir de cette façon. Il devait bien y avoir autre chose. Pour autant, il sentait déjà son cas désespéré. Il ne quittait pas sa place, restait aussi immobile que possible malgré le fait que son souffle fasse vaciller ses épaules.

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La maladie n'est qu'un prétexte, la guérison un idéal. [pv : Tao]

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