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Parler c'est parfois bien

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Maël I. Tsubaki - Torre
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MessageSujet: Parler c'est parfois bien Ven 3 Oct - 20:10

Maël & Karen
Parler c'est parfois bien

Maël passa une main dans ses cheveux sombres, il savait que son boulot comptait beaucoup à ses yeux, il souhaitait juste ne pas à avoir parler longtemps à cette pauvre personne perdue, ce qui était assez étonnant avec lui c'est de le voir pendant qu'il pratiquait son métier. Il était si différent, comme un dédoublement de la personnalité, il pouvait être doux, seulement dans le cadre du travail. Même si à ses yeux c'était une chose assez honteuses, ses services étaient les meilleurs qui soit, difficile de croire que ce psychopathe était bon dans autre chose que faire enrager les gens, pourtant il aimait faire tourner en bourrique les pauvres personnes qui croisaient son chemin les menant parfois à des petits accidents, non, il n'abusait pas de son pouvoir, il s'en amusait qu'est qui lui empêchait de ne pas faire comme il le désire après tout ? Personne. Peut-être Elysion, son chef et celui qu'admirait au plus profond de son être. Il n'était pas au point de le stalker, mais chaque fois que l'homme le voyait, il adorait voir son sourire de vilain pas beau sur sa face, c'était un spectacle qu'il adorait, pourquoi s'en passer ? Il s'installa dans le petit bureau qu'on lui avait prêté pour cette « séance ». Il analysa les murs, il était content que son premier patient soit un membre la famille qu'il avait intégré. Il sourit de toute ses dents. Il croisa les jambes et s'installa confortablement dans le siège, il attendait plus qu'une chose, son patient. Il allait venir, il le savait. Il respira à fond.

-Entrez je vous en prie, je ne vais pas vous manger, je suis loin d'être anthropophage.

Pourtant Maël en avait croquer des bouts de chairs, parfois jusqu'au sang avec un plaisir dont il ne se cachait absolument pas. Il sourit de toute ses dents avant de se radoucir un peu, il était là en tant que professionnel, pas pour faire chier à part si cela pouvait aider la personne à se sentir un peu plus à l'aise. Il laissa libre cours à son imagination, il retenait un soupir. Il était prêt, il fit rouler sa plume entre ses doigts. Il était fier de son effet. Il la reposa à côté d'un das de feuilles, il pouvait gribouiller autant qu'il voulait pouvait l'en empêcher. Il attendit que l'homme prenne place, il souleva un sourcil, qu'est qui pouvait l'emmener, il n'avait pas l'air perturbé, fin pour un Momento, être un peu dérangé, ce n'était rien. Il avait l'air un peu ordinaire. Il caressa sa plume du bout des doigts, il se disait qu'il avait là un une personne très intéressante, il avait hâte de savoir ce qui le perturbait. Il continua ses caresses aérienne sur l'objet, il devait occuper ses mains, il aimait toucher les choses, même les plus infimes. Il planta son regard rouge sur la porte qui se refermait doucement produisant un grincement sonore. Les choses allaient commencer à la fermeture complète de ses dernières, imposantes, même la douceur produisait un bruit de claquement.

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Karen Segreto - Diavolo
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MessageSujet: Re: Parler c'est parfois bien Dim 7 Déc - 22:59

Récemment Karen ne savait pas vraiment où il se trouvait, où il allait. On lui avait conseillé de prendre rendez vous chez un spécialiste surtout après sa fuite et sa réaction lors d'une mission. Sur la terrasse d'un café, il observait les allers et venues des passants en usant de sa carte de façon discrète pour observer leurs réactions. C'étaient ses jouets sur le coup. Il vidait toute son angoisse à travers eux comme si elle ne lui appartenait pas. C'était une émotion étrangère qui n'avait pas lieu d'être. Doucement, il se releva, paya son café noisette en ne laissant rien comme pourboire. Il ne voyait pas l'intérêt de cette chose que l'on appelait le pourboire, c'était bien une nouvelle astuce des gens friqués pour pouvoir se la raconter ça tiens. Il ne percevait aucunement cette idée de récompense que pouvait rechercher une personne pour un travail plus que soigné. Tandis qu'il marchait le cou droit, le dos droit comme s'il avait un poteau collé à lui en permanence, il se dit que lui ne demandait jamais rien, il faisait c'était tout. Il arriva bientôt à une porte qu'on lui avait indiqué, il la fixa d'un regard interrogateur, puis la poussa en se disant qu'après tout elle n'allait pas le manger. Il entendit une voix sortie de nulle part pour le moment jusqu'à ce qu'il aperçoive une autre porte... Il se demandait en cet instant si tout cet enchainement de portes et de serrures n'était pas juste fait pour instaurer une espèce de tension bien utile. D'un coup, il avait bien envie de revoir la notion du "vas y ça va te faire du bien"...

" Je n'en doute pas", fit-il en traversant l'embrasure de la porte d'un pas diligent.


Il avait hâte de rentrer, de se poser face à lui et de savoir à quelle sauce il allait être manger. Il eut une attention pour l'homme qui lui faisait face dès lors qu'il fut assis. Relevant la tête, les genoux serrés autant que sa gorge, il ne se sentait pas vraiment en condition, mais il allait bien devoir faire avec, avec ce malaise qu'il ressentait battre au fond de sa poitrine.

" Donc, je m'appelle Karen, Karen Segreto... et je... heu fin faites votre boulot".

Ahlala qu'il était beau le Karen dans toute sa splendeur, il ne tremblait pas mais il n'était absolument pas à l'aise. Bien que cette séance était fait pour le soulger, il savait que l'ombre d'Elysion se trouvait toujours en cet endroit et que tout ce qu'il pouvait dire pouvait avoir des répercussions. Il avait déjà l'impression d'avoir trahi les Momentos rien qu'en ayant cette crainte alors il sourit, ah oui il était bien hein... Il fallait bien à défaut de se convaincre lui-même qu'il essaie de convaincre son interlocuteur.
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Maël I. Tsubaki - Torre
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MessageSujet: Re: Parler c'est parfois bien Lun 8 Déc - 11:52

Maël & Karen
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Maël plantait son regard dans celui de son patient, c'était le genre de personne peu sûre au départ avec les gens comme lui. Être un spécialiste entraînait des craintes bien trop souvent infondées. Il lassait ses mains entre elles en regardant ce pauvre homme perdu. Il se présentait à lui, nerveux comme prévu. Il sourit doucement, pas comme un psychopathe, mais normalement afin de rassurer un tant soit peu ce personnage. Il aimait torturer les gens, mais son boulot faisait que parfois il devait retrouver cette douceur qu'il avait perdue à la mort de la personne qu'il avait aimé de toute son âme. Il respirait doucement, voyant bien qu'il ne servait à rien de faire trop patienter cet homme, cela n’arrangerait pas sa peur envers lui. Il passait en revue son corps. Il tournait son stylo entre ses doigts. Il devait dire des choses, les mesurés, surtout mettre le bon ton pour mettre à l'aise cet homme étrange, il devait bien sûr l'analyser pour le compte des Momento, mais il n'oubliait pas qu'il devait avent tout se faire à avoir quelqu'un avec des problèmes en face de lui. C'était un souci, il devait rester fidèle à lui-même, mais aussi faire son travail. Il respirait à fond, le jeune homme n'était pas le seul à être nerveux, lui aussi l'était.

-Bien, monsieur. Sachez que tout ce que vous me dites restera sous le secret professionnel, néanmoins, sachez que je tenu à faire mon rapport à notre supérieur, il en est ainsi pour la Famiglia. Je sais que vous demandez de vous détendre est bien trop mal demandé à votre personne, je suis navré, jeune homme.

Maël était franc, son boulot valait tout l'or du monde pour lui, c'était une passion, après il n'était pas nécessairement le meilleur, mais il se débrouillait pour que ces patients lui disent tout. En fin de compte, il était doué pour ce qu'il faisait. Maël jouait un peu avec sa plume, cela lui permettait de pas trop en faire, de trop insister sur le souci qu'avait cet homme en face de lui. Il respirait calmement, il ne devait pas être nerveux comme il était en ce moment. Il fermait quelques instants ses iris rouges pour se concentrer un peu sur lui-même , il devait paraître le plus normal possible avec ses yeux écarlates, c'était un peu raté. Surtout quand on savait que Maël martyrisait des pauvres enfants. Les mômes n'avaient rien demandé, peut-être étais-ce une vengeance de son passé. Il haussa un peu les épaules. Il regardait l'homme à nouveau.

-Vous n'êtes pas forcé de parler, si vous voulez je vous pose des questions et vous y répondez, sachez que vous avez votre temps. Ma journée est libre, donc j'ai le temps pour vous écouter en long, en large et en travers. Karen, un prénom qui a du vous blesser ou non, tout dépens du contexte. Dites-moi ce que vous pensez de mes conclusions, bien sûr, je peux avoir faux, l'erreur est humain, n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Parler c'est parfois bien Lun 8 Déc - 17:47

Sa chaise lui semblait bien inconfortable, il ne pouvait s'empêcher de se dire qu'elle était trop haute, trop petite. Rien n'était comme il le souhaitait, enfin il était venu ici sans qu'on le force. C'était idiot. Alors il leva les yeux vers ceux qui lui faisaient face, ils étaient d'un bel écarlate. Ce n'était pas rassurant, mais il avait vu tant d'autres regards qu'il n'était pas intimidé par l'apparence qu'il pouvait avoir. Qu'importe que ses pupilles soient vertes, rouges ou bleues que ses cheveux soient de ce noir presque inquiétant donnant à ses yeux un air mystérieux, c'était plus sa fonction qui le terrifiait. Il l'imaginait fureter vraiment dans sa tête, c'était parfaitement horrible. Même s'il avait la fonction qu'il avait, il se savait perturbé par ce dilemme entre ces deux mondes... Il avait tant à perdre d'un côté comme de l'autre. Enfin pour les rebelles, il n'était rien d'autre qu'une marionnette et pour les Momentos un potentiel traitre, c'était très inconfortable. L'homme qui lui faisait face lui fit ce sourire qu'il connaissait tant, un sourire chaleureux qui encourageait une personne à se détendre.

Ah ainsi donc c'était voyant, ah ben bravo... il n'était même plus capable de faire ce quoi il était le plus doué : manipuler les émotions. Le professionnel qui lui faisait face prenait une position calme, apaisée, les mains croisées. Il n'attendait pas cependant que tout se fasse comme le craignait Karen, il répondit à son appel de " faites votre boulot'... Devait-il s'en réjouir?". Cela aurait pu être bien pire. Les hommes qui ne servaient à rien pouvaient très vite être délestés, cela n'avait jamais été son cas et venir parler de ses problèmes... ce n'était pas comme se faire torturer. Il souffla doucement. Karen reconnut chez son interlocuteur un petit signe de nervosité bien que très pondéré. Ses yeux suivaient ce stylo qu'il s'acharnait à faire virevolter sur ses doigts. Son interlocuteur par ce geste montrait sa concentration face à cette rencontre. Pendant un instant, Karen se dit que la crainte qu'il ressentait était peut-être partagée, cela l'apaisa bien plus que le sourire. Ce n'était pas cependant le même pied d'égalité, il ne fallait pas exagérer. Maël n'était pas à sa place de patient venant discuter de ses soucis... mais il se présentait à lui non pas comme un roc, mais comme un être humain. L'image du psy devin s'effaça presque de son esprit, l'image s'estompait peu à peu du moins. Karen se remit droit en serrant ses doigts jusqu'à sentir cette pression sur ses mains, cette angoisse qui le bouffait toujours .

"Navré...? Que voulez-vous dire?..."

Un rapport au supérieur voilà ce qu'il craignait... Au moins, son interlocuteur jouait la carte de la transparence, c'était une stratégie pour gagner la confiance de quelqu'un. Karen le savait. Il lui était même arrivé de l'employé.. Il ne comprenait pas le sens du mot navré, de quoi s'excusait-il ? Il n’était en rien l'acteur de ce qu'il lui arrivait, cela l'intriguait et il aimait comprendre les points de vue de ceux à qui il parlait, chaque aspect. Maël semblait manipuler toute sorte de chose à la différence de Karen qui restait immobile de son mieux comme s'il pouvait se briser au moindre geste. On y sentait la retenue derrière son maintien. Il hocha simplement la tête quand il parla de lui poser des questions, il agissait comme un homme perdu ou un soldat qui cherchait son régiment sans savoir où il se trouvait.


" Votre journée....? Vous n'avez personne d'autre?", fit-il étonné, puis il sze reprit " ... Ce n'est pas une critique. Karen ... heu c'est le nom que m'a donné mon père je crois ou ma mère je ne sais plus..."

Voilà trop longtemps qu'il ne les avait pas revus, il doutait même de les reconnaître s'il venait à les croiser. Il remit son col en baissant la tête en fixant le sol. Non, aucune réponse n'y serait gravée et c'était bien dommage...


"Le chef vous a... parlé de moi?"

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Maël I. Tsubaki - Torre
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MessageSujet: Re: Parler c'est parfois bien Lun 8 Déc - 19:43

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Maël devait rester le plus zen possible, c'était pour le bien de sa consultation, ce Karen voyait une partie de lui plus posée que celle qui montrait aux gens, il n'était pas colérique, juste qu'il aimait se sentir puissant. Il se sentait parfois supérieur dans son travail, mais la conscience professionnelle le ramenait au niveau de ses patients. Trop longtemps, l'homme à la chevelure sombre c'était fait à ce système. Il restait en lui en dose d'intrépidité, de fougue, mais rien ne se voyait, le français gardait tout pour lui, il regardait aimablement la personne en face de lui, il aurait pu jouer les méchants, mais cela n'aurait rien avancé, après tout, il était soupçonner de trahison, donc la prudence était de mise pour cette fois. Il était était là. Il âniquait à cause de ses mots, il se frottait un peu ses cheveux, il avait parlé sûrement trop vite, il se mordit les lèvres brièvement. Il fixait les yeux sombres du jeune homme, il lâchait un soupir. Il semblait étonné par le fait qu'il n'avait personne. Avant de se reprendre, il rit doucement. Il écoutait attentivement. Mais au moins, il lui parlait, il ne restait pas sur la chaise en fixant ses genoux en quête d'une possible réponse. Son inquiétude se sentait dans sa voix.

-Oui, un petit peu. Pas d'inquiétude à avoir, si j'ai ma journée, c'est juste que j'ai prévu personne d'autre, c'est la première fois que je lie mon boulot à mon attachement à la Famiglia, donc pour moi c'est un peu nouveau tout cela. Je suis un peu nerveux de faire mal ce que je fais bien d'habitude, je vous parais idiot, mais nous être humains nous sommes emplis de doutes, même vous j'en sûr. Cela s’entend. Donc, passons.

Maël se mit à réfléchir rapidement sur les questions à poser dans ce genre de situation, à vrai dire, il pouvait tellement se tromper et faire mal ce qu'il devait menant quelqu'un à la trahison qu'il n'osait pas faire certaines choses, encore moins provoquer, lui qui aimait tant cela. Il vivait presque pour cela. Il croisait le regard du jeune homme, poser les bonne question au bon moment, voilà qui était délicat pour lui. Il roulais des yeux.

-Vous travaillez depuis longtemps pour la famiglia ? Quel est votre ressenti avec le recul ? Prenez votre temps surtout, vous pressez ne sers à rien. Café ou thé ? Nous avons le temps alors mettons-nous à l'aise.

Maël se levait de sa chaise avant de prendre le nécessaire. Le bureau était vide, bien trop silencieux, il aimait ça, juste que n'annonçait rien de bon pour la séance,le client était nerveux, il fallait le détendre un peu. Pour cela, il devait user de tendresse, une moue traversait son visage avant de disparaître soudainement. Il torturait quelqu'un plus tard, il y avait plus urgent que de faire rater une consultation importante pour lui. Il se grattait le cou nerveusement avant de faire chauffer l'eau. De tout manière il en aurait besoin pour lui au moins.

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Karen Segreto - Diavolo
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MessageSujet: Re: Parler c'est parfois bien Jeu 1 Jan - 21:00

Parler, parler, mais encore fallait-il qu'il lui fasse confiance... Enfin non, plus il y songeait, plus il se disait que il fallait qu'il coopère dans une certaine limite à cet exercice. S'il se retrouvait encore à vouloir rejoindre les rebelles après une crise de sa fabrication, il n'en serait pas plus avancé, mais il ne fallait pas qu'il exagère les faits. Dans un sens, son interlocuteur ne le pressait pas, c'était bien différent. Karen devait juste se faire à l'idée qu'il allait devoir ouvrir cette porte qu'il n'avait pas ouverte depuis bien longtemps. Sa nervosité était elle aussi plutôt nouvelle, il contrôlait les émotions de par sa carte, ce n'était pas juste un hasard. Si cette carte l'avait choisi, il s'était toujours dit que la raison était évidente. Il ne faisait que se cacher... Il cessa de baisser la tête en montrant ce regard hésitant qu'il avait.

Tapotant les accoudoirs du siège, il chercha à capter quelque chose de cet individu, quelque chose qui lui permette de pouvoir engager cette conversation qu'il désirait, mais qui l'effrayait. Si le jeune homme n'était pas d'un naturel un peu paradoxal parfois, il se serait sans doute levé en disant : "écoutez, je préfère partir". Karen n'était pas du genre à vouloir particulièrement se faire des contacts ou s'il faisait c'était dans le but d'aider les Momentos. Enfin, il avait toujours agi jusqu'à présent de cette façon. Et là il était là à tenter de ne pas instaurer un silence trop important, enfin son interlocuteur semblait réagir à ses tentatives, déjà cela se présentait bien. Tout ce qu'évoquait cet homme sur les doutes ainsi que sur une situation nouvelle faisait bien sûr écho dans l'esprit du jeune homme à la tignasse violette. Il n'avait jamais parlé avec un professionnel en ce domaine, cela l'intriguait dans ses méthodes. Karen se dit qu'il pourrait utiliser peut-être des techniques que connaissait cet homme pour réaliser certaines tâches. Enfin, il ne se sentait pas prêt à faire une proposition dans le cas présent, mais il mit cette pensée dans un recoin de sa tête.

"... Douter n'est pas permis. Pas envisageable. Pas quand on occupe une position que la nôtre", fit-il en secouant la tête comme pour affirmer davantage ce qu'il venait d'énoncer.

Ses tapotements sur les accoudoirs devinrent plus discrets, jusqu'à s'estomper petit à petit. A nouveau parfaitement immobile, il parlait comme s'il avait retrouvé ses convictions. Il ressortait ses leçons apprises que l'on lui avait inculquées, rabâchées sans avoir la possibilité de revenir dessus. Comme s'il tentait de s'approprier l'espace dans lequel il était, il laissa encore ses yeux aller et venir sur les objets de cette pièce. Le regard de son interlocuteur changea un peu sans qu'il s'en aperçoive. Il ne remarqua pas qu'il roulait des yeux presque à nouveau peut-être sur le point de soupirer à nouveau.

" Cela fait dix ans que je suis ici. Un thé s'il vous plaît, je préfère... Mon ressentis, mon recul vis à vis de ça... heu, je travaille sinon ici que depuis cinq ans peut-être... Je ne sais plus. Ah oui sans sucre le thé, un thé avec du sucre n'est pas un bon thé, il ne faut pas en mettre."

Entre les"Il ne faut pas..." et les"je dois...", Karen jonglait souvent entre ces deux formulations pour décrire cette période. Il se souvint de cet épisode au manoir Momento : Elysion raffolait des macarons. Etant petit, il trouvait que le thé manquait cruellement de goût, il avait voulu prendre une douceur qui lui avait été refusée  de façon expéditive. Ce n'était juste qu'un macaron, un macaron qu'il aurait pu tremper dans son thé qui aurait été délicieux. A chaque fois qu'il était contrarié, il buvait soit une tisane ou un thé et depuis jamais ne lu était venu à l'idée de rajouter du sucre, comme une sorte de blocage en fait.

" Je ne vois pas comment avoir du recul. Rien n'a changé en fait.", finit-il par ajouter.

C'était ce qui lui était venu naturellement et c'était ce qu'il pensait. Était-ce cela qui lui avait pété les plombs lors de cette fameuse mission ? Cette espèce de monotonie et cette résignation, il ignorait à quoi c'était véritablement lié... Sa voix se faisait blasée, lancinante comme si elle représentait toutes ces années calmes. Ce qui était étrange, c'était qu'on ne pouvait pas dire que la famille Momento était calme. Il n'y avait qu'à regarder le chef pour le comprendre, c'était loin d'être un ennui perpétuel. Au fur et à mesure qu'il énonçait ses idées, son attention se reporta à nouveau sur son interlocuteur dans l'attente de ce qui suivrait.
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Maël I. Tsubaki - Torre
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MessageSujet: Re: Parler c'est parfois bien Ven 2 Jan - 12:39

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Maël avait beau faire, il ne prenait que peu confiance en ces mots, pourtant sincères. Les cartes les avaient choisis eux, plus que n'importe qui d'autres. Même si la trahison était là, il était difficile de trouver un contractant apte à supporter cette Famille qu'est Momento. L'homme à la chevelure sombre sourit doucement, un de ces sourires de façades, pas sadiques comme il avait l'habitude, il aimait cette aura de folie qui flottait au dessus de sa tête. Il ne pouvait s'empêcher d'être un sale type, c'était sa façon d'être de toute façon. Il parlait doucement de ses doutes, ce qui le perturbait le plus en ce moment. Cette idée de trahison flottait au-dessus de sa tête. Une position comme la leur était irremplaçable ou presque. Il était nerveux, cela se voyait dans ces gestes de nervosités. Il commençait donc à parler de sa vie. L'homme vêtu de noir se levait suite à son envie de thé. Il sourit, lui aussi, il préférait cette boisson à l'autre. Il mit du sucre quand l'homme lui disait que sans sucre, le thé n'était pas pareil. Il sourit doucement en mélangeant un peu avant de poser la tasse sur le bureau. Il disait ne pas avoir assez recul pour voir que certains choses avait changé. Il vit bien que l'homme attendait la suite avec une espèce d’impatience. Il rit doucement avant de retourner s'asseoir.

-Je vois, buvez maintenant. C'est meilleur chaud que froid. J'aime particulièrement être rassuré et être dans cette famille, au moins, je ne mens plus. Par contre votre position vous fait mentir sûrement. Je suis sûr que cela vous travaille un peu. Dites-moi ce qu'est mentir au quotidien.

Maël avait une certaine impatience, calmée par une gorgée de thé bouillant qui lui arrachait la gorge. C'était un peu douloureux, bien qu'il soit un sadique, il n'était pas rare que l'homme se fasse du mal, comme en ce moment en buvant son thé à peine servi, sans souffler pour refroidir le liquide. Il sentait dans cette douleur, celle de son patient, cette peur qu'il pouvait ressentir à travers ses pores. Il reposait la tasse à moitié vide de son contenant. Il sourit et pencha la tête vers lui. Le recul, oui, ou autre chose. Le jeune adulte passait un moment à réfléchir quoi dire pour engager la suite de ce jeune homme.

-Moi, je suis gentil seulement avec mes patients, parce que je suis un professionnel. J'ai une conscience et éthique. Je suis aussi fou que n'importe quel Momento au fait. Je sais pas si je vous rassure ou non ?

Maël sourit en prenant un peu de thé à nouveau, un peu plus froid que lorsqu'il avait bu tout à l'heure, ce qui le calmait un peu, cette boisson le détendait souvent. C'était bizarre de voir l'homme détendu, c'était juste un sale type en temps normal, on dirait presque un autre homme en ce moment. Cela ne le dérangeait pas pour le moment. Il avait le temps pour être normal après cela, et câliner son chat. Oui, il avait un chat.  

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Karen Segreto - Diavolo
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MessageSujet: Re: Parler c'est parfois bien Mar 13 Jan - 2:17

Qui aurait cru que Karen puisse un jour trahir qui que ce soit ? C'était une personne fidèle à son poste, à sa famille. Forcé par les événements, il avait changé son fusil d'épaule, mais il savait pourtant que tout retour à son ancienne vie était impossible. Alors pourquoi tout revenait ? Que s'était-il passé ? Où était passé cet enfant rebelle qui voulait tant ressembler à son père avec tous ces rêves. Etait-ce vraiment que cette vie lui manquait ou juste cet état d'esprit qu'il avait laissé derrière lui ? Pas même lui en avait conscience. Il regardait de ses yeux attentifs son interlocuteur. Observer les gens avaient toujours été son travail, alors il continuait dans le poursuivre dans ce cabinet comme s'il se trouvait sur n'importe quel autre terrain, mais il y avait en plus cette peur qu'il ne connaissait pas que  cet homme tentait sans doute de cerner ou de calmer. Son inquiétude le perturbait certes, mais il tentait de garder un minimum d'emprise même si cela était peut-être peu visible accroché comme il l'était à sa chaise. Dès qu'une tasse de thé chaude se présenta à lui, il s'avança, tendit les bras pour la saisir comme si elle pouvait la mordre, puis sentit le parfum qui s'en échappait pour en déterminer la senteur de ce thé. Il suivit le conseil de Maël, il porta à ses lèvres la tasse fumante tandis qu'il parlait. Le liquide qui passait dans sa gorge n'était pas mauvais, cela lui fit un peu reprendre ses esprits du moins. C'était curieux comme certains gestes simples pouvaient nous apporter un tel soulagement. En revanche, il était brûlant ce qui le fit tousser presque aussitôt et reposer la tasse. Sur le coup, il voulut se concentrer sur les quelques mots qu'il avait pu saisir pendant cette petite toux passagère.

"Excusez moi... "

Et là... Ce fut la surprise quand il vit Maël boire l'intégralité de sa tasse en un temps record sans afficher la moindre douleur le sourire aux lèvres. Ce n'était pas possible, ce n'était pas le même liquide ou alors il était particulièrement endurant, enfin il avait appris chez les Momentos à ne pas se laisser surprendre, mais tout de même. Redressant un sourcil, il en avait presque oublié la suite des propos qu'il lui avait énoncés. Quoi ? Il ne fallait pas faire son Rambo du thé, cela l'avait doublement déconcentré.


"Etre rassuré... une famille qui rassure et si c'est mon habitude de mentir et ce que j'en pense... Je crois avoir tout saisi ce que vous venez de me dire."


Au moins, il n'aurait pas besoin de lui demander de répéter, il était déjà assez gêné d'avoir laissé ce silence après l'absorption rapide du thé qu'il n'allait pas non plus l'obliger à en faire davantage. Son attention s'était quelque peu dispersée...

"Mentir me permet en fait de me préserver. De survivre. De ne pas devenir fou. De... Enfin, cela doit paraître idiot."

Karen mentait lorsqu'il disait ne pas souffrir d'avoir un amour à sens unique, qu'il ne pensait jamais à sa vie d'avant, qu'il ne désirait plus devenir un rebelle, retrouver sa vie. Toutefois, il avait appris à aimer sa vie d'ici également. S'il y pensait trop, il songeait à la terreur qu'il avait éprouvé étant jeune. Dans le fond, il faisait le brave, mais qu'était-il en cet instant? Un être qui reculait sans trop savoir ce qui se trouvait juste derrière lui. Cette question était bien posée, on y sentait la pratique de cet homme sans que Karen puisse en témoigner. Ses yeux brillaient tandis qu'il rassemblait ses pieds, mais le sourire de l'homme qui lui faisait face lui donna envie de se détendre à nouveau. Ses mains retournèrent à cette fameuse tasse brûlante qu'il n'avait pas tellement vidé. La tasse avait un toucher si agréable qu'il laissait ses doigts en épouser les contours jusqu'à sentir la chaleur s'emparait de sa paume. Un silence vint à nouveau qu'il exploita en soufflant sur le liquide tout en humidifiant ses lèvres pour en essuyer les quelques gouttes qui y perlaient un peu. Il buvait un peu rapidement comme s'il voulait que cela vienne vite à l'apaiser pleinement...


"Je veux... que tout redevienne simple. J'en ai assez.", déclara t-il en fixant le liquide qu'il faisait bouger en penchant sa tasse pour qu'il frôle les bords sans s'échapper.

Une légère saveur sucrée frappa sa langue en bon connaisseur qu'il était. Karen prit un air malicieux en observant son thé longuement, puis en fixant Maël. Il fit une légère grimace, puis un sourire en coin. Oui, il avait mis du temps à le déceler, mais il était bien présent.

"... Déjà vous aimez le bon thé".


Karen éprouvait de la méfiance envers cette famille sans pouvoir s'en détacher. Maël rebut à nouveau, mouvement que notre diable suivit avec attention bien que celui-ci était nettement moins impressionnant. Son thé devait être comme le sien qu'il venait presque de terminer : plutôt tiède.

"Vous vous torturez bien dites donc !" commenta-t-il enfin sur ce qui l'avait choqué voilà quelques minutes auparavant.


Karen lui fit un sourire amusé, c'était plutôt inattendu de voir un professionnel s'infliger pareil traitement. Faisait-il cela devant tous ses clients ? Il l'avait rassuré sans trop le rassurer, Karen n'avait pas daigné lui répondre en esquivant ce qui lui paraissait être une question traquenard. Toutefois, il se tenait à nouveau droit sur sa chaise prêt à réagir à ses sollicitations, c'était un bien meilleur début qu'il y avait quelques minutes. Peut-être pourrait-il en tirer quelque chose de ce diable un peu perdu?
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Maël I. Tsubaki - Torre
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MessageSujet: Re: Parler c'est parfois bien Dim 18 Jan - 15:17

Maël & Karen
Parler c'est parfois bien


Maël jouait avec la cuillère dans la tasse, ce n'était pas un geste nerveux en soi. C'était plus pour s'occuper un peu, durant les silences. Il l'observait toujours, le fixant de ses yeux rouges. Il était pourtant gentil là. Sa méchanceté habituelle restée au placard. Il pouvait bien sûr être un parfait connard, mais ce n'était pas le moment pour l'être. La trahison finirait par le rendre violent. Rien que d'y penser, il voulait lancer la théière sur la tête de ce type. La famiglia Momento n'avait pas besoin d'un traître. Mais il était là pour le vérifier, c'était sa mission et il la prenait très à cœur. Il voyait cet homme se brûler avec le thé. Il soulevait un sourcil. Il avait pire que boire du thé bouillant. Il écoutait ses paroles avec un air intéressé par ce qu'il disait, il n'avait pas très confiance en la Famiglia, ce n'était pas bon. Il est vrai qu'on formait un joli groupe de psychopathes. Mais que serait le monde sans ses fous ? Rien ! Il continuait son discours sur le mensonge et son utilité dans sa vie quotidienne. Il voyait bien qu'il était impressionné par l’absorption rapide de sa boisson brûlante. Il était habitué à cette sensation, il s'y était fait, ces parents l'avait élevé comme cela. Il ressentait presque plus de douleur, il se faisait du mal inconsciemment pour se punir de ses actions. Il voulait que tout devienne plus simple. Le comportementaliste le regardait, il était donc trop pris dans ses mensonges, sûrement perdu entre le vrai et le faux. Il se grattait le menton, un peu songeur. Avant de recevoir un compliment sur son thé et lui dire qu'il se torturait bien.

-Chacun sa torture Karen, d'autres font la charité pour se sentir mieux, moi je bois du thé et je me balade dans les rues. Vous, je dois dire que ces vos mensonges qui vous le font, il vous aide comme il vous desservent. Jusqu'à quel point êtes vous enfoncé dans le mensonge ? Vous finirez enseveli, mais soit, je peux vous obliger à ne plus mentir, c'est votre boulot. Pensez à vos vérité, si vous voulez les garder pour vous notez-les sur un papier relisez-le avant de le brûler, vous serez assez surpris. Sachez aussi, que j'ai toujours bu le thé comme cela.

Maël avait posé son discours, sa bombe, il avait parlé avec une voie calme et posée. Celle qu'il avait seulement pour ces patients, ils avaient de la chance de voir Maël sous un jour nouveau ou ancien, c'était la partie de lui qu'il dissimulait sous sa méchanceté, il ne connaissait que le mal, la douleurs et les mots blessent. Il s'attachait que peu aux gens qu'il croisait. Il se servait une autre tasse de thé et regardait le jeune homme. Il pouvait être une chose d'une chose c'est qu'à défaut de faire peur comme à l'habitude, il impressionnait le type, juste en buvant du thé brûlant. Cela c'était quand même un peu fort.

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Karen Segreto - Diavolo
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MessageSujet: Re: Parler c'est parfois bien Mer 25 Mar - 0:16

Karen aurait à la fois tout donner pour changer de sujet et en même temps il voulait retrouver celui qu'il était, il avait été heureux chez les Momentos, il n'avait pas toujours pensé à fuir loin de là. C'était ce qui le poussait à rester. L’atmosphère était à la fois sereine et tendue, c'était assez crispant de rester là en voyant que tout se serrait progressivement de plus en plus. Lui, il se tenait là avec une cuillère, qu'il tournait lentement dans sa tasse... Lui, il n'avait pas de doute, d'un coup il aurait aimé pouvoir être quelqu'un d'autre et ne pas être à sa place. Cela sonnait mal dans la bouche d'un éventuel traître, mal sans compter que chacun des choix se présentant à lui pour le moment lui semblait alléchant. Tout était beaucoup plus simple sans la rencontre de ces rebelles, ils auraient dû mourir et ne jamais revenir. Jamais, tout ceci ne serait remonté. Dans le fond, il aurait tout donné pour qu'Elysion les abatte complètement... cela aurait été un déchirement, mais pas autant qu'il se sentait actuellement. La solution serait peut-être oui de les éliminer pour supprimer cette tension qui l'habitait et redevenir celui qu'il était... A cette pensée, son corps frémissait, cela n'avait rien à voir ni avec une soudaine chaleur, ni à une vague de froid. Juste un sentiment d'errance insupportable, une volonté d'y mettre un terme.. Oui, mentir pour ne pas devenir fou, pour échapper à une vérité à laquelle il ne voulait pas se confronter. Tout était simple avant : se persuader d'un bonheur et continuer d'avancer. Avait-il été heureux ? ... Il ne savait plus... Qu'étaient ces moments de bonheur qu'il avait dans la tête à l'instant? Tout changeait d'une seconde à l'autre comme une bombe prête à exploser. Il voulait exploser, exploser au lieu de trembler face ... face à quoi ?

Quand Maêl fronça un sourcil, il crut qu'il le prit pour un fou. Karen se demandait de quoi il avait l'air, les yeux grands ouverts, l'air tantôt absent tantôt trop attentif à son environnement; cela devait être un spectacle bien étrange.. Et là d'un coup, Maël reprit la parole de façon plus soutenue, moins hachée, le tout presque sans reprendre son souffle. C'étaient des mots lancés de façon à le heurter, cela ne faisait aucun doute. Tout le monde se torturait... cela serait normal, mais pourtant se promener dans les rues n'avait rien de très torturant. Sur le coup, Karen ne sut comment il voulait qu'il prenne ses propos, il caressait sa main doucement tout en soutenant son regard. Le professionnel face à lui évoqua l'idée que cela le déservait et le servait dans le même temps, mais cela lui paraissait si simple à lui. Quand il lui parla de vérités qu'il pourrait brûler pour n'en laisser aucune trace l'idée le séduit énormément, même s'il doutait sur le coup de l'efficacité. Et à nouveau d'un coup, il revint sur sa remarque sur le thé comme s'il voulait utiliser cette même distraction une seconde fois. Jamais, Karen sur le coup n'avait envisagé qu'il avait pu juste évoquer ce sujet par simple envie, il devait y avoir une raison. Tout simplement parce qu'un homme aussi intelligent qu'il semblait l'être ne pouvait parler sans avoir tout construit. Peut-être était-ce le contexte qui le laissait penser ainsi ? Peut-être était-ce une vérité ? Une vérité dans une marée de mensonges ou un mensonge dans une parcelle de vérité ? Réfléchir ne lui apportait plus rien, rien que des tourments.


"... .... Les écrire? Vous croyez que ce sera si simple ? De juste écrire " je veux rejoindre les rebelles" et en même temps " je veux que tout redevienne comme avant...

Sa voix s'était faite de plus en plus ténue. Elle venait du plus profond de ses tripes, il se sentait... Oh, il voulait qu'il sente tout ce désarrois à son tour. Il marmonna des paroles pour activer sa carte et lui envoyer de ce sentiment d'errance qui débordait sa conscience et ses choix... C'était peut-être ça la meilleure chose à faire : utiliser à outrance sa carte. Ne plus rien ressentir. C'était étrange, ce choix s'était imposé presque directement. Sa marque brilla sous sa chemise comme à chaque fois qu'il l'utilisait. Son emplacement était juste au niveau de son coeur. Une légère lueur filtrait à travers sa veste. Après tout, il voulait creuser sur ce qu'il ressentait, il n'allait pas être déçu. Toutes les solutions se présentant à son esprit étaient toutes insensées, pourquoi celle-ci le serait-elle plus qu'une autre ma foi? Il partit de ce principe tout en posant la main sur son coeur. La capacité de faire ressentir un sentiment en l'amplifiant, là il ne l'avait pas amplifié juste transmis pour s'en libérer. Oui, il avait été énervé d'être piégé dans ses doutes. Voilà comment il se libérait parfois, cela durait un temps, juste assez pour respirer et arrêter de trop penser. Il ne savait pas trop comment réagirait le type en face de lui. Son autre main dans la poche de son pantalon, il chercha à se détacher de ce qu'il venait de faire.

A y réfléchir, cela pouvait être interprété comme un signe de trahison. Karen ne parvenait pas à savoir s'il s'en voulait ou non. En fait, il ne sentait rien à avoir utilisé sa carte contre un Momento tout comme il n'avait rien éprouvé à tuer les rebelles quand les effets de sa carte agissaient. Etait-il en train de devenir apathique ? Pourquoi s'en soucier ? Pourquoi continuer de se mentir ? Comment se délier de tout cela ? Perdu dans toutes ces considérations, il ne savait s'il devait quitter la salle ou rester. Ses mains se contractaient sur ses cuisses, il voulait se lever mais se contenta de... rester assis avec ses sentiments un peu adoucis....
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Maël I. Tsubaki - Torre
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MessageSujet: Re: Parler c'est parfois bien Mer 25 Mar - 11:18

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Maël était quelqu'un d'observateur, malgré que les gens, c'était son jeu favori les faire tourner en bourrique. Un mince sourire venait se peindre sur son visage, ricanant presque comme le méchant qu'il est. Mais il n'en faisait rien. Pas besoin de cela pour le moment pour aggraver le cas de cet homme après tout, il devait être pris dans une spirale de culpabilité, il se disait que trahir les momento était une chose terrible, bien plis que cette séance avec lui. Car si il y avait un type pire que lui, c'était Elysion. Son modèle et son but à atteindre. L'hésitation dans le regard de cet homme, il pouvait clairement la percevoir, il lui était impossible de la louper. Il posait ses mains sur la tasse brûlante. Elle aidait à garder les pieds sur terre. Ses yeux rouges fixant cet homme. Tellement de mensonges, tellement de culpabilité, le moindre poids pourrait le faire craquer. Si il devait le pousser dans ses retranchements, il le ferait, sans une once d'hésitation. Son métier était une chose qu'il aimait. Les choses qu'il appréciait étaient rares, mais il se plaisait à les faire, torturer les gens en était une autre. L'idée de les poser sur le papier paraissait stupide pour cet homme. Le comportementaliste se massait l'arrête du nez.

« En effet, c'est un peu idiot, mais voyez-vous, vous semblez être hésitant par rapport de vs actions. Il y a quelque chose dont vous êtes fier ? Je suis sûr que malgré tout ces doutes, il y a une lumière d'espoir dans tout ce qui vous entoure, vous êtes étouffé par vos responsabilités, cela se voit, enfin, moi, je le vois. »

Maël passait un moment dans le regard de l'autre, car c'est tout ce qu'il pouvait faire, tenter de le rassurer semblait un peu superflux , autant qu'il pleure et qu'il lâche toute sa frustration. Ce n'était pas simple. Il savait qu'il entrait là dans un chemin dangereux, qu'il s'en prendrait sûrement une. Il avait eu pire que cela. Faire son boulot, c'est être prêt à tout pour décoincer le souci du patient. Faire des sacrifices et oubliés son passé faisait partie du quotidien de cet homme. Ce qui le rendait parfois invivable. Il caressais la table. Il voulait bien entendu être sûr que cet homme ne soit pas un traître, mais le pro prenait le pas sur le psychopathe qu'il était. Il lâchait un soupir.

« Karen, je vous appelle par votre prénom, car vous me l'avez donné au début de cette séance. Je pense que vous avez en vous. Ce qui sera dit tant que cela ne porte pas à mal à la famille. Même si c'est compliqué, j'en consens. Et je ne parlerai pas de moi. Sinon, dites-moi, il est bon ce thé ? »

Passer du coq à l'âne, ce n'était l'habitude de Maël, mais il était là pour lui faire cracher le morceau. Ce qui comptait, c'était les résultats, qu'importe ces méthodes. Et pensez cela, rassurait notre homme. Il souriait doucement en buvant son thé.

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Parler c'est parfois bien

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