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Arrivages en tous genres [pv: Sumire - Il Giudizio]

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Chealsey Hawkwood - Sole
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MessageSujet: Arrivages en tous genres [pv: Sumire - Il Giudizio] Dim 25 Aoû - 16:00

Tourner la clé dans un sens au lieu d’un autre. Fermer la boutique alors qu’il aurait dû l’ouvrir était un rituel qui déplaisait particulièrement à Chealsey. Voilà une semaine qu’un écriteau jonchait une parcelle de sa vitrine. « Votre magasin sera exceptionnellement fermé le XXXXXXX au matin. Merci de votre compréhension. » Sa position particulièrement visible permettrait de ne pas décevoir ses habitués. Ayant ce qui se rapprochait d’un monopole dans le coin, la concurrence aurait quelques difficultés à retourner cet évènement contre lui. Il ne pouvait tout simplement pas échapper à cette sortie. Effectivement, il lui fallait des pièces. Des éléments envoyés depuis le continent et qui ne sauraient être trouvés dans le coin. Entre rester fermer quelques heures et devoir interrompre la confection et la vente de certains instruments, le choix était évident. Pour sa commande, deux choix étaient possibles. Le port de Tradimento ou celui de Regalo. Certes la proximité de celui de Regalo était moins contraignante mais ce n’était pas là le seul critère qui avait dû être pris en compte.

Il se trouvait que l’embarquement de la marchandise sur un bateau à direction de Tradimento était bien moins couteuse. Son bas coût était apparemment dû à une mauvaise réputation du port ou plus simplement de la ville en elle-même. Au final, il y avait un écart non négligeable entre récupérer ces caisses à Regalo et payer une personne pour le conduire jusqu’à Tradimento et le ramener avec sa marchandise jusqu’à la boutique. La location du véhicule seul aurait coûté moins cher mais Chealsey ne savait pas conduire et l’idée d’apprendre ne lui était jusque-là jamais venue à l’esprit. Apparemment, la sécurité de ce port était constamment assurée. Il était toute fois hors de question qu’il envoie une personne sans être présent. Il devait s’assurer de l’état des matériaux. L’arrivée étant prévue particulièrement tôt, la boutique aurait dû fermer dans les deux cas, le bateau de Regalo accostant un peu plus tard.

Le jeune homme appuya sur la poignée de la porte une fois la clé tournée pour vérifier que l’action avait été un succès. Ceci fait, il avança jusqu’au véhicule qui l’attendait. Assis sur la banquette arrière, Chealsey observait le paysage. Sur la route, les seuls de sortie étaient des pêcheurs. Il ne faisait pas encore nuit mais le soleil n’était toujours pas visible. Au cours du trajet, le ciel s’éclaircit doucement sur la route. L’horizon était grise et le vent soufflait doucement portant une fraicheur particulière. La température en contraste avec le corps humain provoquait l’émanation d’une fine buée blanche à chaque expiration. Lorsque le Chauffeur sonna l’arrivée et que le véhiculé s’immobilisa, l’anglais le remercia et plongea la main dans sa veste pour prendre son écharpe. Passée autour de son cou, il resserra son manteau et en remonta le col. Puis, il mit un pied au sol. Un frisson lui fît cacher ses mains dans ses poches.

L’activité portuaire était déjà particulièrement forte. Malgré la température peu propice, des bateaux levaient l’encre et dans certains coins, ce qui ressemblait à une criée avait démarrée. Le jeune homme fouilla les environs du regard. Revenu au point de départ, il se mit à la recherche du navire ajoutant ses pieds à l’exploration. Quand il trouva finalement une personne pour le renseigner, celle-ci lui indiqua que le bateau n’était pas encore arrivé. Repensant au détail que le chauffeur était payé à l’heure, Chealsey sortit sa montre et la garda en main au fond de sa poche alors qu’il faisait les cent pas devant l’endroit ou devrait accoster le bateau. D’autres personnes patientaient un peu plus loin surement pour le même déchargement. Aussi voir plus couvertes que lui, par un temps pareil, un gros impair paraissait tout à fait normal. Bien évidemment, l’anglais n’était pas le seul client de ce bateau. Un prix réduit devait bien avoir une cause.
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Sumire - Il Giudizio
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MessageSujet: Re: Arrivages en tous genres [pv: Sumire - Il Giudizio] Mar 27 Aoû - 5:55

Assise, je regarde la pendule accrochée au mur. Ses aiguilles fines au mouvement ininterrompu me font comprendre qu'il serait temps d'y aller. Mais je sais que je n'aurais pas de retard, alors reste encore à ma place quelques instants, finissant ma boisson chaude. Le soleil n'est pas encore levé, je ne suis cependant pas la seule debout. Dans le manoir, les domestiques commencent déjà une éreintante journée. Quand ils viennent prendre de mes nouvelles je leur adresse un sourire lumineux, les saluant au passage. Ils me rendent mes marques d'affection, perdent parfois quelques minutes pour discuter de choses et d'autres, puis retourne à leur labeur, me laissant admirer le matin encore sombre à travers une vitre fermée. J'apprécie leur compagnie, ils sont tous très agréables, à l'écoute, présent et répondant au moindre appel. Je prend une dernière gorgée de thé, pose son récipient désormais vide dans une petite soucoupe. Je la saisit, une main dessous, l'autre la tenant par le bord. Je marche tranquillement dans les couloirs,e me dirige vers les cuisines. Une douce odeur s'en dégage, tandis que je suis pourtant à bonne distance. Je pousse la porte, salue chaque personne présente, un grand sourire enchanté. Je jette un coup d'oeil vers le four, retiens un rire sympathique.

"C'est Pace qui va être content !"


Tous éclatent gentiment de rire. Ils s'imaginent déjà le jeune garçon arriver tout débraillé, ayant oublié ses lunettes, réveillé par la douce odeur provenant du four. J'aimerais ne pas manquer ce spectacle, mais le devoir m'appelle. Je souhaite bonne chance aux divers employés, espérant avec eux, qu'il en restera quand même assez pour que l'Arcana puisse manger à l'heure du Dîner. Après tout, c'est bien gentil, mais on ne nourrit pas des enfants surexcités avec l'expression comblée de l'un d'eux. Je sort de la pièce, retraverse une nouvelle fois les couloirs, me dirige vers le Hall. Je prend un manteau, un écharpe, glisse au préalable des gants dans les poches de mes vêtements, afin d'éviter d'être surprise par le froid trop matinal. Une fois prête, j'ouvre la porte, la referme derrière moi, marche vers une voiture qui m'attends patiemment. Le chauffeur m'ouvre la porte, en enlevant son couvre chef de façon élégante. Je le remercie, m'installe dans le véhicule et laisse l'homme prendre place, puis démarrer, et faire avancer la machine. A travers la vite, je regarde le paysage défiler devant mes yeux. L'esprit un peu ailleurs, des pensées plein la tête. Il faudrait emmener les enfants à la plage tant que le soleil est encore présent, ce serait dommage de ne pas profiter de notre proximité avec la mer. Je suis sûre qu'ils serons content, ils se contentent toujours d'un rien pour s'amuser. Le voyage dure un certain temps. Mais pas assez pour parvenir à m'impatienter ou à me lasser.

Une fois arrivée, le chauffeur descend, m'ouvre la porte, prend ma main et m'aide à sortir. Je n'aperçois pas encore le bateau ayant normalement accosté au port. Je frissonne quand le froid me mord les mains. J'enfile bien vite mon écharpe et mes gants. Sort un petit papier de ma poche, vérifiant que je ne me suis pas trompée de lieu, j'en suis tout à fait capable. Non, c'est le bon quai, la bonne ville... Bien, il est toujours possible qu'une raison inconnue cause un retard imprévu. Je décide donc d'attendre patiemment que le navire et ses marchandises. Ce qui m'intéresse particulièrement, ce sont les graines de fleurs, de fruits, et de légumes qu'il ramènera d'autres pays. Mais j'espère que les nuits froides n'aurons pas tué toutes les cargaisons. Ils ne rapportent que très rarement des plantes venant d'autres pays, occasion précieuse que je ne peux pas me permettre de manquer. Je remarque les allées et venues d'un jeune homme blond, impeccable, visiblement très impatient. Je me demande s'il attend le même bateau que moi, s'il sait pour qu'elle raison il est en retard. Je m'approche donc de lui, lui adresse un grand sourire poli.

"Bien le bonjour. Veuillez pardonner mon impolitesse, mais, savez vous pour qu'elle raison le navire n'a pas encore accosté ?"

Le froid sans doutes ? Ou alors il n'est peut-être aussi jamais partit ? Ou pire ? J'aimerais ne pas savoir, pourtant ma curiosité me pousse à demander.
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Chealsey Hawkwood - Sole
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MessageSujet: Re: Arrivages en tous genres [pv: Sumire - Il Giudizio] Mer 28 Aoû - 2:04

Si le bateau avait plus de retard qu'il n'en avait déjà, Chealsey se retrouverait à regretter son choix qui aurait dû refléter l'apogée du bon sens. S'il portait son regard d'une façon bien particulière face aux personnes qu'il ne connaissait pas, commencer à se scruter plus qu'il ne le faisait déjà aurait pu être le coup fatal qui se serait assené. L'esprit du jeune homme fût rattrapée par l'arrivante. Depuis combien de temps appartenait-elle au décor que le blond avait pris soin de se décrire ? L'anglais perdit ses mots quelques instants. Retour brutal sur terre. Son nom était Chealsey, un petit anglais fraichement débarqué et la langue locale était... L'Italien. Le jeune homme sourit. Peut-être bien pour lui même à cet instant, bien que le sourire perçut sur la bouche voisine avait fréquemment l'effet d'un boomerang sur lui. Qui était son interlocutrice ? Une belle femme pour commencer ce doute n'était pas permis. Elle était bien élevée ou du moins elle s'en donnait l'air. Elle semblait en tous points semblables aux dames du grand monde. Il se souvint les quelques leçons que lui avait conférée sa mère. Elle avait après tout connu un environnement similaire. Pour saluer ces personnalités, deux options étaient possibles. Il y avait le fameux baise-main beaucoup pratiqué et la plus occasionnelle révérence. Aujourd'hui, celle-ci n'était que très peu employée peut-être dépassée pour la génération actuelle. Ce fût pourtant celui pour lequel Chealsey opta. Il le connaissait bien. Sa mère aimait que l'on lui rappelle le milieu dans lequel elle avait vu le jour. Il se trouvait que la révérence lui donnait l'impression de rester une personne importante. Dans le but de lui faire plaisir, l'anglais s'était entrainé maintes et maintes fois devant un miroir jusqu'à maitriser cet art élégant.

"Bonjour, je n'en sais malheureusement pas plus à ce sujet que vous ne semblez en savoir. Il ne m'a pas été donné d'avantage de détails à ce sujet. Mon nom est Chealsey Hawkwood, je suis ravi de faire votre connaissance."


Son corps avait bougé pour lui. Une fois redressé, le jeune homme commença à se questionner sur les motivations qui avaient pues le pousser à effectuer cette manœuvre. Il appréciait le sourire de cette personne bien qu'il n'en connaisse pas la raison. Comme si un contact physique avait pu transmettre le mensonge permanent que représentait sa vie, le blond ne voulait pas que cela arrive. Ravivé pat ce sentiment, l'anglais rangea ses mains dans ses poches. Le froid lui importait alors beaucoup moins mais il craignait de ne pas savoir que faire de ses doigts. Le fond de son manteau serait au cas où toujours mieux à gratter. Chealsey n'avait pas même prêté attention à son accent. Il était encore particulièrement mauvais mais devenais audible ces derniers temps Quel pourrait être le résultat si le jeune homme ne se concentrait pas à la syllabe près. Il fallait décidément qu'il se remue. La fatigue éventuellement. Il était encore tôt mais le jeune homme était matinal.

L'anglais regardait son interlocutrice dans les yeux. C'était chose normale. Après tout, quand on s'adressait à une personne, il fallait regarder celle-ci dans les yeux. Sa vue lui rappela un détail. Tradimento n'était-elle pas sensée être une ville mal famée ? Le port semblait un tantinet sécurisé mais que faisait une dame du grand monde ici pour autant. De plus, après mure observation, elle n'était pas accompagnée. Chealsey aurait voulu l'associer au modèle aussi hypocrite narcissique que bien habillé pourtant le lien était difficile. Elle venait chercher une cargaison ? Alors pourquoi venir seule ? Il allait trop loin, c'était une réflexion sans intérêt. Cette femme, il la rencontrait bien à Tradimento. Lui, vivait à Regalo. Leurs chance de se revoir étaient tellement minimes que l'intégrer ainsi à son entourage serait ridicule. De plus, si elle était présente sur ce port alors qu'elle aurait pu, semblant en avoir les moyens, recevoir sa marchandise à Regalo, elle devait vivre à proximité de ce lieu. Dans le cas contraire, elle serait plongée dans des affaires louches et ne pouvait effectuer ses transaction qu'à l'abris des regards. Oui, un commerce de chaire peut-être. Une personne détestable et indigne de sa presque amitié ! Complètement tiré par les cheveux ? Il le trouvait aussi et se serait bien cogné la tête contre un mur pour rendre compte de sa stupidité si ce n'était pas en opposition directe avec son personnage.
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Sumire - Il Giudizio
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MessageSujet: Re: Arrivages en tous genres [pv: Sumire - Il Giudizio] Sam 14 Sep - 20:05

Je suis à vraie dire, un peu surprise. Je ne m'attendais pas à une gracieuse révérence venant de mon interlocuteur. J'ai tendance à ne pas juger aux premiers abords, à me dire que tout est possible, pourtant je suis souvent prise au dépourvu même si je sais que tout peut arriver. Mais ce n'est pas une désagréable sensation que celle de ne pas pouvoir prévoir ce que me réserve chaque instant, chaque personne. Bien au contraire, c'est une épice que j'apprécie tout particulièrement dans ce cocktail  que je sirote paisiblement. Je n'aurais plus d'intérêt à vivre si tout se déroulait toujours de la même manière. Ce serait terriblement ennuyeux, extrêmement décevant.

J'apprécie la voix de mon interlocuteur, je trouve qu'il possède une très jolie intonation. De plus, j'entends un très joli accent dans la prononciation de ses mots. Ça sonne comme quelque chose d'exotique, peut-être est-il étranger ? Son nom m'induit à penser ainsi, ce n'a rien d'italien, à moins bien sûr que je ne me soit pas encore intégrée dans ce pays, il me semble que même son nom n'a pas les syllabes de cette île. Mais qu'importe n'est-ce pas ? Qu'il vienne d'un pays lointain ou qu'il soit né ici, ce n'est pas important. Ce qui est important, c'est ce qu'il est dans ce moment présent. Je lui rend son signe de respect et de politesse avec un magnifique sourire, m'inclinant tout comme lui dans le but de lui renvoyer la pareille.

" C'est fort dommage. Mais je vous remercie tout de même d'avoir prit le temps de vous attarder sur ma question."

Même si ça semble n'être rien, je tiens tout de même à le remercier pour son attention. Il aurait très bien put m'ignorer totalement et s'en aller pour aller attendre plus loin. Je sais que ça peut paraître grotesque mais après tout, personne n'est obligé de répondre à mes questions s'il juge qu'il n'en a pas envie.

" Enchantée de faire votre connaissance M.Hawkwood. Je me nomme Sumire Arcana, mais vous pouvez simplement m'appeler Sumire si vous le souhaitez. Je vais vous paraître atrocement curieuse, vous n'êtes absolument pas dans l'obligation de me répondre si vous me jugez trop inquisitrice, mais êtes vous étranger ?"

Impeccable est un mot parfait pour le désigner physiquement. Appréciable et d'agréable compagnie pour décrire ce que j'ai pour le moment conclu de sa personnalité. Mais peut-être n'est-il pas aussi sympathique quand on le connait vraiment ? Mais même si c'est ainsi, peut-être est-il encore meilleur, plutôt que mauvais. Après tout, pourquoi imaginer le pire, et ne pas se contenter du meilleur, ou juste de ce que j'ai devant les yeux ? La méfiance est un mot qui ne me sied pas, qui ne correspond pas à celle que je suis. Pourtant je dois tout de même faire attention, surtout quand je marchande sur un port mal fréquenté. Mais il ne me paraît pas dangereux, comment pourrais-je le trouver dangereux ? Avec cette chevelure blonde, j'ai l'impression de m'adresser à un magnifique soleil, un soleil un peu timide et sans doutes pas encore conscient de son éclat, mais une très jolie étoile aui me donne envie de regarder le ciel avec plus d'attention.
HRP:
 
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Chealsey Hawkwood - Sole
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MessageSujet: Re: Arrivages en tous genres [pv: Sumire - Il Giudizio] Mer 18 Sep - 21:12

Comme supposé, ses manières
n’avaient rien d’une dame de compagnie. Devant combien de personnes avait-elle fléchie les genoux ? Ce n’était pas le genre de questions qui seraient profitables à cette rencontre. Un regard, trois paroles puis un ultime salut brisant tout lien qui eut pu exister. C’était une bien belle journée qui s’annonçait. L’un des aspects les plus horripilants de Chealsey venait là de refaire surface. Sa façon de ne pas laisser sa chance au hasard, d’établir l’avenir dans ses moindres détails et d’explorer les pires aspects de la personne sans même les avoirs vus. Tout ceci dans le but de ne jamais se laisser surprendre. Ne courir aucun risque sur un plan relationnel. Ces risques-là étaient détestables. Les retours pouvaient s’avérer bien plus douloureux qu’une chute d’un édifice particulièrement haut. Tout était graduel et plus le temps passait, plus ce danger se rapprochait, plus le bord le ramenant à la chute s’affinait. Mais il n’y avait aucun piège si on ne savait pas tomber dedans. N’es-ce pas ?

Les manières étaient bien présentes. Une forme d’hypocrisie ? C’était bien possible, voir même commun. A partir du moment où l’on avait reçu la bonne éducation, l’art de la politesse pouvait être utilisé de bien des façons. C’était aussi la capacité de retenue qui faisait cette fausse vertu. Ne pas tout dire, pour garder le meilleur pour la fin peut-être. Quoi qu’on puisse en dire, cette conversation ne différait pas vraiment de celles que Chealsey aurait pu échanger avec le premier venu. Seules les manières faisaient la différence ? Peut-être devrait-elle perdre en politesse pour se montrer plus intrigante. Mais d’une certaine façon quel gâchis ce serait. Un masque indélébile, voilà ce que devenait ces contraintes sociales après un temps. L’ayant subi plus que quiconque, le jeune homme se délectait d’avoir éventuellement trouvé une personne aussi factice que lui. Le problème avec ce détail étaient qu’elles ne couraient pas les rues.

« C’est un plaisir. »

Le vrai contre le faux ? Le faux contre le faux. Lequel des deux percerait à jour son adversaire. Ah ! Amusant, distrayant et à la fois honteusement pitoyable. C’était tout ce dont il était capable ? Certainement pas, pourtant il devait particulièrement réfléchir à ce sujet. Descendre une personne dans son estime n’était pas une chose compliqué alors pourquoi l’étais-ce avec cette femme ? Ce ne put être car elle n’avait rien à voir avec le monde tel qu’elle était. Elle avait une voie, des yeux, un corps, un esprit, c’était largement suffisant pour attiser une potentielle crainte et assombrir une image à première vue si claire. Un simple effort, c’est tout ce qu’il fallait. Le choix des mots était parfait, imparables et à la fois si sobre. Il était hors de question que le jeune homme laisse tomber son masque même s’il était possible qu’il soit le seul à en porter un. Ce sourire charmant à la pointe de l’amabilité collait toujours aux lèvres de Chealsey.

« Effectivement, je suis originaires de Grande-Bretagne. Mon accent me trahit-il à ce point ? »

Le blond prit un air gêné. Quelle question absurde, bien évidemment. Ce n’était pas une chose dont on parvenait à se débarrasser en si peu de temps, un accent menaçant quelques fois son intégration au paysage. Il  faudrait encore un moment avant qu’il ne soit reconnu comme un vrai habitant. Pour l’instant, il était juste l’anglais et rien d’autres. Bien plus que le nécessaire pour porter sérieusement sur ses nerfs.

[HRP] Y'a aucun soucis ne t'inquiète pas. x)[/HRP]
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Sumire - Il Giudizio
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MessageSujet: Re: Arrivages en tous genres [pv: Sumire - Il Giudizio] Mer 2 Oct - 14:48

Savoir ce que pense les autres, c'est souvent un désir absurde qui me traverse l'esprit. Ce serait plus simple de savoir de cette manière ce qu'ils pensent réellement en souriant. Mais le vrai problème, c'est sans doutes que la conversation n'aurait plus lieu d'être si nous lisons les uns dans la tête des autres. De plus, ce serait gênant, de ne plus avoir cet espace secret, cet espace de liberté encore inviolable. Et puis, en y réfléchissant bien, je crois que je préfère ne pas tout savoir. Sinon, quel intérêt aurais-je à parcourir le monde ou à lire des livres ? Aucun, je n'aurai aucun plaisir à converser. Je préfère me contenter de ce que l'on accepte de me montrer. Car après tout, n'est-ce pas magnifique de se dire que vous êtes assez précieux ou important, pour mériter être une oreille qui conseille ? Pour moi, ça représente beaucoup, c'est un honneur, pouvoir soulager ne serait-ce qu'un instant, un cœur chargé depuis trop longtemps verrouillé.

Sa remarque me fait une nouvelle fois sourire, son visage aussi. Son accent n'est pas terriblement prononcé, mais oui, on parvient à l'entendre. Mais ce n'est pas une mauvaise chose. J'aime bien ce mélange, ça me donne l'impression de traverser les océans. Enfin, il m'en faut peu pour me sentir voyager, j'ai un léger côté rêveur. En même temps, qui n'aimerait pas visiter la Grande-Bretagne ? Qui n'aimerait pas savoir si tout ce qui raconte est vrai ou pas ? Je n'aime pas particulièrement les préjugés, ces idées déjà toutes faîtes très dures à démentir, pourtant, en bonne curieuse et mal informée que je suis, c'est dessus que je me rabat pour me faire une image d'un pays lointain.

Quand le vent froid du matin souffle un peu plus fort, je suis bien contente d'être couverte, malgré tout, je frissonne. Je glisse derrière une de mes oreilles une mèche de cheveux noirs s'échappant de mon dos.

" Ne vous en faîtes pas, je n'entends que très légèrement votre accent. Il est par ailleurs, fort agréable de vous écouter prononcer l'italien, ça semble extrêmement naturel."

En temps normal, je ne ferais pas trop durer cette discussion. Mais aujourd'hui, j'ai bien envie de bavarder en attendant le navire. Après tout, converser de temps à autres en compagnie d'une jeune homme bien éduqué ce n'est pas une chose que j'ai souvent l'occasion de faire sur un quai. Je jette un coup d'œil autour de nous, constate que quelques personnes sont parties, sans doutes trop impatientes ou peut-être occupées. Puis je reporte de nouveau mon attention sur le jeune homme blond.

" Monsieur Hawkwood, je ne connais que très mal la Grande-Bretagne malheureusement, accepteriez-vous de m'en parler brièvement ? Ou même longuement ? C'est un pays qui m'apparait comme très sophistiqué quand j'y pense. Ma question va de nouveau être absurde, j'en suis vraiment confuse, mais est-il vrai que les Anglais ne boivent que du thé ?"

C'est terrible... Comment puis-je poser une question pareille ? Avoir une accent ne signifie pas qu'il à vécu là-bas. Et puis, il pourrait aussi le prendre mal, alors que l'idée de le vexer et bien loin de mon esprit. Mais que puis-je contre ma curiosité, si ce n'est la calmer en demandant directement à quelqu'un qui sait peut-être ? Je me sens légèrement gênée de lui demander une chose pareille. Mais j'aimerai tout de même savoir, c'est pour cela que j'ose lui poser cette question quand même. J'ai aussi peur qu'il me rie au nez, ce serait surprenant puisu'il n'a pas l'air d'être ce genre de personnes... Mais plus j'y réfléchis, et plus je me dit que je ne sais vraiment pas dans quelle case le rentrer, peut-être que je devrais lui en faire une pour lui ? A moins que je ne saisisse simplement pas encore sa personnalité. Après tout, ce n'est pas lors de la formulations des politesses que l'on sait ce genre de choses.
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Chealsey Hawkwood - Sole
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MessageSujet: Re: Arrivages en tous genres [pv: Sumire - Il Giudizio] Lun 14 Oct - 17:35

Ah cet accent... C'eut dut être effectivement l'une des choses les plus naturelles chez l'anglais un instant, cette remarque sonna comme une mise au jour de qui était le jeune homme. Son regard se figea un instant avant de redevenir fluide. C'était ridicule, bien que ces derniers mots eurent put être une allusion cachée. Ceci dit, lorsqu'on y pensait plus longuement, il n'y avait pas de raisons. Si Chealsey avait pu se donner à coeur joie de briser un potentiel masque, quels éléments pouvaient interférer avec la procédure inverse ? Il n'y a qu'un menteur pour faire tomber un autre et le blond était bien tout ce qu'il y avait de plus factice. Pourtant, cette mascarade demandait un point principal : continuer de jouer. Se trahir serait perdre la face. Faire douter l'autre. Tel était l'ingrédient de la victoire dans un cas pareil.

"C'est très aimable de votre part. Je dois ceci dit reconnaître que parler la magnifique langue qu'est l'italien d'une manière aussi naturelle et raffinée qu'est la votre fait envie."

La grande Bretagne ? Qui donc pouvait avoir envie d'en entendre. Seul ceux qui y sont intègres ou ceux évacuant cette naïveté naturel pouvait entrevoir. À ça, le blond correspondait bien à cet idéal. Son seul défaut était interne. De ne pas savoir se soumettre entièrement à ce système et garder en lui une part de dédain à son égard influençant parfois ses actions. Effectivement, il y avait beaucoup à dire sur cet endroit du moins de ce que Chealsey en connaissait. Le jeune homme sourit.

" si cela peut vous faire plaisir. Pour ce qui est du thé, vous ne seriez pas la première à vous laisser prendre. Votre remarque n'est cependant pas si loin de la vérité qu'il n'y puis paraître. Il est vrai qu'il est plutôt commun pour des relatifs de partager une tasse de thé en fin d'après-midi. C'est là un moyen de prendre des nouvelles de son entourage plus fréquemment qu'au quotidien. une oraison funèbre portant le préjugé sur les prochains martyres. Ou encore de souvenir de cette tasse poussée sur la table ayant valeur de dote pour l'aveu du meurtre de sa mère. je ne suis pas certain de pouvoir vous offrir un profil idéal de ce qu'est la grande-Bretagne étant donné que je n'ai eu l'occasion que d'en explorer une infime partie. Malgré tout, je peux tenter de vous en décrire des facettes provenant de mon expérience personnelle. Je peux par exemple vous dévoiler mes impressions sur une autre idée préconçue que serait le mauvais temps. Eh bien sachez qu'il arrive bien de trouver un rayon de soleil dans cette mousson. un ciel s'accordant aux âmes peuplant ces terres. Un lavement ricochant sur une cupidité imperméable. ou le son de la goutte s'écrasant depuis la gouttière plus audible que le blond tentant de se faire entendre alors qu'aucune oreille ne s'y prête. Il y existes toute une foule de légendes qui peuplent les rues et persuadent les enfants de ne pas lâcher la main de leur parent. Pourtant, il serait bon de préciser que nombre d'entre elles ne sont issues que de ragots déformés grâce au bouche à l'oreille. une fausse interprétation commune et un mépris lancinant de ce qui ne représente pas la norme. Ou ces milliers de murmures annonçant la "bile" de sa mère comme sienne dès ses premiers jours. je ne voudrais ceci dit pas vous ennuyer et j'ai toujours été de l'avis que la meilleure opinion que l'on peut se faire d'une contrée doit venir de son expérience personnelle et non de celle d'un autre. Peut-être un jour en viendrez-vous à voir ce pays de vos propres yeux. Alors, s'il nous venait de nous revoir un frai matin à l'attente d'un bateau pourriez-vous me dire à votre tour ce qu'est la Grande-Bretagne."

C'était bien une remarque convenable pour le rôle de jeune homme innocent que s'était accordé. À y bien penser, une nouvelle rencontre en ce lieu n'avait rien d'impossible. Les retour d'une livraison n'es-ce pas ? À moins que ce bateau ait une heure de plus de retard qu'il n'en avait déjà sans raison valable, Chealsey ne changerait pas son fournisseur. Dans ses propos, l'anglais avait survolé les grandes lignes. Des faits simples, vérifiables et pouvant être difficilement contre-dit par une personne originaire de Londres. Sur son visage souriant, ces évocations pouvaient sonner comme des souvenirs chaleureux voir même une nostalgie. Il n'en était rien et par le simple fait de ne s'inclure directement dans aucune de ces "expériences", la distance prise par le blond résonnait jusqu'au fond de lui même, ne pouvant vibrer au-delà de ce que son masque laissait paraître. Et pourtant, tant de souvenirs. Tous relatifs à une innocence pourrie par les pires personnages, les gens de tous les jours. Le jeune homme avait désormais quelques difficultés à soutenir ce sourire sur son visage. Parler de cet endroit représentait une telle torture pour son être. Ce mensonge commençait à aller un peu trop loin à son goût. Pourtant, il n'y avait rien de faux dans ce qu'il se prenait à évoquer.

[HRP] Vraiment navré pour ce temps de réponse impardonnable. Il faut dire que cette réponse m'a donné du fil à retordre et j'ai jugé bon de m'y pencher particulièrement pour pondre une chose à la hauteur de mes idées. Ce n'est pas glorieux mais que tu veuilles le croire ou non, au moins pour la deuxième partie, (dès la tirade) le brouillon était complexe.[/HRP]
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Sumire - Il Giudizio
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MessageSujet: Re: Arrivages en tous genres [pv: Sumire - Il Giudizio] Mar 14 Jan - 20:52

En tant que femme, que ce soit pensé ou pas certains mots me charment toujours. Une peu hypnothysants, comme si la gente masculine dressait les vipères dangereuses en jouant de la flûte; faisant aussi onduler la bestiole venimeuse et méfiante sans la toucher. Me complimenter, c'est comme me caresser dans le sens du poil. C'est agréable, mais étouffant. Car après tout, qui pense réllement les mots coulants de miel qu'il prononce à toutes les dames de la même soirée ? Mais il en est de même pour les femmes riches. Qu'elle idée de charmer un homme alors qu'elles sont déjà des épouses ? Ce sont des questions auquel il m'est difficile de répondre.
Est-ce qu'à l'issue de cet enchaînement de pensées mal ordonnée j'imagine que mon interlocuteur est comme tant d'autres ? Non, je n'y parviens pas. Comment, pourquoi ? Encore en toujours plus de questions.

Laissant ces bêtes préoccupations pour un autre monde ou un autre esprit, toute mon attention est portée sur les paroles de M.Hawkwood. J'ai presque l'impression de l'écouter me lire un ouvrage. Ses paroles fluides me portent et me laissent imaginer à quoi peut bien ressembler la Grande-Bretagne. Un jeu d'enfant qui me ravit à chaque nouvel élément rajouté dans mon décor fictif et irréel.
Plus je l'entend parler, et plus j'ai le désir de partir visiter cette contrée étrangère, me semblant si loin de là où mes pieds sont posés. Visiter le monde, apprendre de tous, partout, de différentes façons, c'est selon moi l'une des meilleurs choses qu'il puisse exister.

Etrangement, malgré toutes ces belles paroles qui me laissent imaginer un très beau pays, malgré son sourire ravissant et ses yeux francs, je ne vois pas d'étincelle dans ses yeux. Je ne vois pas cette petite lumière qui me donne l'impression de parler à quelqu'un de véritablement satisfait de son train de vie. Peut-être est-il tracassé pour une raison qui me dépasse totalement. Seulement, je ne peux pas le laisser repartir sans avoir au moins tenté d'egayer sa journée. Je ne m'en sens pas le devoir, non, je m'en sens plutôt le désir. Même si je sais qu'il n'est pas possible d'effrayer tous les nuages noirs éternellement, que je ne peux pas tout comprendre ni aider toutes les personnes que je rencontre, je veux au moins essayer. Me dire que peut-être qu'il aura sourit sincèrement au moins une fois, même si c'est très courts.

" Il me semble que la Grande-Bretagne est un lieu plein de mystères et de choses encore à découvrir. Je pense qu'à l'issue de notre entrevue, j'en retiendrai une contrée qui n'a point de soleil car tous les habitants en sont. Une image peut-être un peu naïve je le conçois sans aucune honte, mais je suis persuadée que si tous les Britanniques sont à votre image, alors il ne peut en être autrement. Après tout, même s'ils semblent avoir de drôles d'histoires pour leurs enfants, je pense que tous adaptent l'histoire du grand méchant loup à leur façon. Une chose qui ne me semble pas être un mal. "

N'ayant pas l'habitude de passer par quatre chemins, je ne fais pas d'exception. Pourtant j'arbord sans en prendre parfaitement conscience ma voix la plus douce et mon regard le plus tendre. "Tout le monde est l'enfant de quelqu'un". Cette seule pensée, à elle seule, suffisait pour avoir l'impression d'être la mère de tous les êtres humains. Même si ça semble parfaitement illogique c'est ainsi que je vois la chose. Alors en tant que mère à son enfant, je lui dois attention, écoute et protection.

" M.Hawkwood, votre sourire illumine tel celui de l'Archange Gabriel. Mais dans vos yeux, je ne vois point de flamme. Etes-vous tracassé ? Je doute que ce soit le retard qu bateau qui soit uniquement la cause de cette extinction. Serai-je en mesure de vous aider ? Accepteriez-vous de me confier un peu de ce poids qui courbe votre dos et auquel vous opposez une farouche résistance ? "

Une main lui est tendue. Il ne tien qu'à lui de la prendre ou de vouloir avancer seul.

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MessageSujet: Re: Arrivages en tous genres [pv: Sumire - Il Giudizio] Mer 19 Mar - 14:56

Dans le discours que tenais Sumire, il y avait bien un élément qui était étrangement vrai bien qu’il ne pensa pas que ce fût de cette façon que le mot était pensé. Londres comme toute grande ville se respectant regorgeais effectivement de soleils qu’étaient (beaucoup) se ses habitants. Le problème dans cette interprétation était que le soleil n’était pas la chose la plus belle et honorable selon l’anglais. C’était même d’avantage l’inverse. Le soleil n’était là que pour briller, éblouir, tromper la vue ou faire réaliser ce que certains auraient préférés ignorer. Plus l’exposition était longue, plus elle était risquée. Sa lumière trop forte produisait des coups de soleil, sa présence trop fréquente une chaleur étouffante. En toute connaissance de cause, il restait digne et haut, fidèle à son poste au milieu du système solaire forçant les planètes à le regarder encore et encore. Un temps fût-il, les Hommes crurent que le soleil était un dieu. Avec le recul, certaines personnes continuaient de l’admirer et d’attendre sa venue avec impatiente. Car le soleil veut et doit se faire désirer. Pour cette raison, il montrer en la nuit la lune qu’il éclaire comme pour dénoncer son silence. Malgré tout, le soleil n’est pas seul dans l’univers et c’est car les personnes oublient qu’il ne s’agit que d’une étoile parmi des milliards que ce cirque trouve une fin.

En ces termes, Londres regorgeait de soleil. Il paraissait donc normal pour Chealsey de préférer la lune ne pouvant briller autant que le soleil et victime de cette délation perpétuelle. Car même en plein jour elle est présente. Simplement, on le la remarque pas en comparaison d’un soleil si grand et si lumineux qu’on ne pourrait le regarder dans les yeux sans en devenir aveugle. Ce devait être la le modèle ultime de superficialité. Le jeune homme n’aimait pas particulièrement être comparé à ces personnes mais il avait malheureusement aussi à sa façon ce besoin de briller. Il ne pouvait pas faire autrement. Dans le cas contraire, il disparaîtrait simplement comme la lune en sa dernière phase. Tout cela soulevait une question. Les anglais auraient-ils tenté de briller au point de faire fuir le soleil ne pouvant supporter la dangereuse concurrence. C’était-là une légende qu’il faudrait partager.

« Vous êtes bien aimable et j’irais avant tout dire que toutes ces comptines sont bien là pour donner un premier aspect de la vie aux enfants tels qu’ils voudraient bien y croire. »

Un enfant voulait toujours croire au mieux et au plus beau et briser cela était un processus lent mais souvent assuré lorsque les bons outils étaient utilisés. Lorsque le regard de Sumire changea, le jeune homme fût tenté de faire un pas en arrière. Ce n’était pas là le genre de choses que l’on voyait tous les jours et bien que ce regard l’agaçait, il ne pouvait pas le quitter des yeux car il ne le comprenait pas et il avait ici soif de connaître. C’est pour cette raison que bien que son talon se soit détaché du sol un moment, il reprit place assez vite. Il n’aimait pas cela, c’était étrange, imprévisible mais il devait en connaître le dénouement. Lorsque les mots vinrent, le sourire de Chealsey gagnât en superficialité. Comment cela avait-il put venir. Jamais ne lui avait-on fait une remarque pareille. L’aider ? Dans quel domaine ? Pourquoi ? Etait-il un te cas désespéré et une tel instrument de pitié au premier regard ? S’il y avait une chose qui était insupportable, c’était bien là la pitié et le jeune homme s’estimait certainement comme la personne qui en aurait le moins besoin. Alors que tentait-elle de faire ? De le rabaisser ? De s’improviser confidente ? Peu importe la façon de laquelle cela se présentait, il y avait une chose à faire maintenant pour l’anglais. Garder la tête haute, ne pas se laisser tomber plus bas que l’endroit où on l’avait impunément lancé. C’était là qu’il avait toujours fait et qu’il devait continuer à faire pour ne pas disparaître. Devenir ce petit soleil aussi discret fût-il.

« Vous devriez savoir qu’il n’est point du ressors de tous de montrer une attitude sublime en tous temps et soyez surs que si je pouvais disposer de la flamme que vous mentionnez, je la saisirais sans hésitation. Tous autant que nous sommes nous avons nos démons et n’es-ce pas car nous les gardons sous nos lit que nous sommes capables d’être en société ? »

Malgré ce sourire maintenant presque clairement factice, les yeux du jeune homme se révélaient étrangement interrogateurs. Plus que lui-même ne le réalisait alors.  
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MessageSujet: Re: Arrivages en tous genres [pv: Sumire - Il Giudizio] Dim 20 Juil - 20:08

Je ne puis qu'écouter ses paroles. Bien que je sois totalement contre sa façon de penser, ce n'est certainement pas en faisant preuve de violence ou même de colère que je vais réussir à lui faire changer d'avis. Pourquoi penser que l'illusion du monde parfait, n'est qu'une idylle pour les enfants stupides ? Je ne suis pas sotte au point de croire que la paix durera partout et éternellement. Il y aura des guerres, autant de qu'il y aura d'Hommes sur terre. Tout simplement parce que nous sommes tous infiniment différents les uns des autres, et que parfois, le dialogue n'est plus possible. Cependant, je ne dis ni n'insinue que le combat, la violence et le sang sont les seules manières d'obtenir ce que l'on souhaite. Ce ne sont que pures barbaries et plaisirs bestiaux. Seulement, certains Hommes sont des animaux, personne n'y peut rien...
Je regarde cet homme aux cheveux d'ors et aux yeux fascinants. Ne désirant que lui montrer, que même lorsqu'il fait noir, si on ouvre un peu plus les yeux, une étincelle, aussi ténue soit-elle sera bien présente.

<< Voyez-vous, je ne pense pas que les comptines soient destinées directement aux enfants. J'ai plutôt la sensation, qu'il s'agit de récits imaginés par les adultes pour adoucir la vérité, et préparer leur progéniture à affronter le futur qui n'est pas toujours clément. Nos petits êtres ne font qu'ingurgiter ce que leur parents daignent leur donner ou leur apprendre. Le monde qu'ils imaginent, n'est autre que celui que les adultes s'efforcent de construire. >>

Ma voix retombe. Se tait. Les bruits alentours empêchent l'installation du silence. L'entendre parler de démons me procure des sueurs froides. Un frisson remonte le long de mon échine. Je ne suis pas effrayée, mais ce simple mot me met mal à l'aise. De là à parler de démons... cela m'étonnerai qu'il utilise ce mot à la légère. Imaginer de petits être à forme humaine, pourvus d'ailes et de cornes, à l'allure ignoble et aux pensées machiavéliques et malsaines... Ne désirant que la perte totale de notre être.
J'ai l'impression, qu'il s'avère encore plus distant que lors de nos premiers échanges. Je ne puis lui en vouloir, j'ai sans doute été trop franche, hâtive et directe dans ma manière de m'adresser à lui. Néanmoins, mon attitude ne change pas. Un sourire rassurant étire toujours mes lèvres. Dans mes yeux, demeure cette même douceur.

<< Pourquoi cacher ces choses qui nous font peur ? Pourquoi les enfermer dans notre esprit, pour sourire devant ceux que l'on aime, et pleurer dans notre chambre ? Je pense très sincèrement, que nous devrions au contraire, les exposer. Les tapir au fond de nous, leur permet de nous ronger, et de noircir notre âme. Avoir peur est humain, ça fait partie de ce que nous sommes, renié cela, c'est comme se couper un bras ou un jambe. Ne se sent-on pas plus léger, quand on sait, que nous ne sommes pas seuls ? >>

Je pose ma main sur ma poitrine, penchant légèrement la tête, souriant plus encore, amusée par mes propres mots :

<< En ce qui me concerne, je n'ai pas honte d'avouer que j'ai peur de perdre ceux qui me sont chers, parce que tiens à eux, plus qu'à ma propre vie. Cela fait-il de moi une femme inapte à vivre normalement ? >>
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MessageSujet: Re: Arrivages en tous genres [pv: Sumire - Il Giudizio] Lun 21 Juil - 3:24

Dans la vie, il y avait constamment des choses difficiles à définir. Aujourd’hui, la question était admirablement simple et pourtant si complexe qu’y trouver remède semblait hors de portée. Pouvais-ton mentir aussi bien ? Il y avait dans le mensonge des signes qui ne trompaient pas. Ce pouvait être l’écart entre les paroles et les gestes, l’adaptation à autrui selon le profil, la perte séquentiel d’éléments définis. Tous ces facteurs existaient. Il n’était pas toujours évident de les percevoir mais la méfiance était un bonne loupe pour en voir les fils. Ce n’était pas une action à établir sur le long terme à moins d’avoir commencé à tisser la toile avant ou au moment de la rencontre. Alors, cette opération délicate ne pouvait s’effectuer dans la prise de risque. Tout perdre était trop important. Mais dans tout cela, il n’y avait jamais eu d’objets convenables pour observer la vérité et la reconnaître, tout simplement car comme dit, le mensonge se faufilait et la vérité pouvait s’écarter du droit chemin. Le mensonge était un acte de manipulation qui cherchait la récompense ou du moins, la satisfaction d’un besoin par autrui. Seulement, dans ce cas, quel service ou élément aurait pu se trouver au coeur des désirs de cette femme. ils se connaissaient tout juste et dans un tel endroit, Chealsey n’était certainement pas la cible idéale dans la mesure où cela condamnait dès lors son rang social. A quoi bon risquer quand une personne pouvait ne rien avoir à offrir. Dans le cas où des recherches auraient pues être faites, le résultat était identique et cet élément paraissait évident, le jeune homme ne disposait de rien d’intéressant. S’il s’agissait de la recherche de la satisfaction d’un désir charnel, la démarche entretenue était tout aussi mauvaise. Après tout, une belle femme n’avait généralement pas besoin de montrer des yeux doux lorsque des fétichismes plus violents étaient de plus en plus répandus. En tous cas, le point final était le même, Chealsey n’avait absolument rien à offrir.

Par ailleurs, même dans la vérité il y avait quelque chose de recherché derrière. Mais s’il n’y avait alors toujours rien, pourquoi continuer de parler ? Pourquoi donc répondre et alimenter un dialogue si l’issue en était inutile. Très clairement, le jeune homme se fichait d’être une distraction à l’attente d’un navire mais de là à s’aventurer sur ces sentiers, le malaise restait présent et était désormais bien plus visible aux yeux du blond. Malgré le fait que dans ce dialogue, l’anglais n’approuva pas grandement, il y avait bien des choses vraies dans les paroles de Sumire qui sortaient du lot de temps à autres lorsque l’esprit du luthier n’avait pas fait barrage à celles-ci. Notamment, le commentaire fait à l’égard des comptines. Elles jouaient effectivement un rôle important dans l’éducation des enfants. Le petit chaperon rouge par exemple était là non pour demander à l’enfant de se méfier du loup mais d’écouter ses parents alors que retransposé dans la réalité, le loup deviendrait un pedophile. Chealsey pouvait accepter que les contes soient une façon de proposer à leurs enfants un monde idéalisé. C’était là bien le reflet du monde dont il auraient aimés rêvé ou d’avantage de celui qu’ils n’auraient pas réussit à construire au profit de la l’envie, de la paresse, de la luxure et tant d’autres déchets intègres à la personne humaine rongeant chacun d’entre eux. Bien évidemment, le blond ne prétendait pas échapper à la règle. Mais au final, qu’étaient ces espoirs brulés pour un enfant n’y comprenant encore que le peu qui étant à sa portée. La réponse était toujours la même car la nature de l’Homme était infiniment mauvaise et il n’y avait rien à faire à cela.

« Certes, nous avons tous eus nos rêves un jour et parfois l’idée de pouvoir les transmettre séduit mais alors les contes ne sont-ils pas une solution de facilité pour nous autres adultes en étant pour beaucoup venus à un point où les rêves ne peuvent plus prendre la même place dans nos vies. Les circonstances, il en est tellement qui nous éloignes de ce que nous voudrions êtres ne trouvez vous pas ? Aujourd’hui bon nombre de parents voient en leurs enfants un moyen d’atteindre les rêves fixés par leurs parents eux-même. N’est-ce pas ainsi que ces histoires parviennent à traverser les générations ? »


Pour ainsi dire, Chealsey ne franchissait pas là les limites qu’il s’était fixé. A près tout, suite à la moindre réflexion, c’était là une conclusion facile à tirer pour peu que vous soyez convaincus de votre approche de la chose. Cette conviction, le jeune homme l’avait. Bien qu’affirmer son idée de l’homme put relever de la fierté, il n’en était rien. Il se considérait maintenant comme profondément expérimenté et donc capable de parler en connaissance de cause. Il n’en était pas plus triste ou plus épanouis. Comme toutes connaissance, elles étaient bonnes à savoir. Face à la nouvelle réaction de son interlocutrice, le bond devint d’autant plus sceptique. Dans le cas où celle-ci aurait tenté un jeu pour le désarmer, elle se serait certainement arrêté là mais que cela n’en finisse pas était dérangeant. Finalement, si ce n’était pas un mensonge, s’il n’y avait pas de masque derrière tout cela, était-il possible que ce ne soit là qu’un nid de naïveté ? Il était difficile d’imaginer cela. Sans porter de jugement hâtifs, Sumire était certainement plus âgée. Pouvait-elle se permettre ce genre d’excès ? L’enfermait-on pour la cacher du monde et de ses horreurs? Il était difficile de dire s’il fallait à partir de là l’envier ou encore s’inquiéter. Elle était bien au port de Tradimento, c’était certain donc la théorie de la bulle partait par la même occasion en fumée. Lorsqu’elle s’exprimait, son interlocutrice paraissait en savoir d’avantage sur chacun des aspects de la nature humaine que ses mots n’en donnaient l’impression. Le garçon était de nouveau curieux. Quelle pouvait être la source d’un tel optimisme lorsque l’on pouvait potentiellement prétendre à connaître le pire de l’Homme qui était déjà bien bas ? Chealsey conservait son sourire, l’intérêt grandissant derrière, c’était chose plus aisée. Effectivement, la peur était humaine et venait en prime des nombreux autres bonus disponibles dans le kit de démarrage mais il y avait d’autres aspects de la chose à spécifier. Le jeune homme suivit chacun des mots jusqu’à ce qu’elle ait finit de parler.

« Vous n’êtes pas sans savoir qu’une peur n’est pas constamment fondée. Pour une grande partie, elle appartient à notre inconscient. C’est ce qui la rends si hors de contrôle. Au contraire des rêves, elle nous hante nous obscurcie. Ce que beaucoup oublient de spécifier est que cette même peur est contagieuse. Non seulement dans son contenu mais dans ses conséquences. Les souvenirs sont pollués et à partager un malheur, la personne affectée contamine une autre sans que le remède soit toujours trouvé. Vous même vous dites disposer de personnes à qui vous semblez tenir. Qu’en est-il ? Seriez-vous prêtes à les exposer à vos peurs quitte à les perdre ou encore à les blesser ? »


Pour Chealsey il était trop tard et il n’y avait déjà plus personne en ce monde à qui il semblait tenir. La seule chose à laquelle il s’accrochait était un grillage et pire que l’angoisse d’attirer une personne dans sa chute, il craignait que quelqu’un ne vienne détacher ses doigts pour libérer le grillage salit par sa présence. C’était ainsi que les choses étaient. Le blond n’avait pas particulièrement envie de tenir à qui que ce soit et lorsque d’autres affirmaient pouvoir croire en des proches, il n’y avait rien qu’il puisse dire. De son côté, partager avec soit même, s’accepter, se faire confiance était déjà une épreuve alors en quoi apprendre à connaître une personne pourrait laisser franchir toutes les étapes menant à une relation. Les relations factices lui allaient très bien. Le luthier n’était pas non plus un ermite, bien au contraire, il ne supportait pas la solitude. Qu’une personne le regarde pour ce qu’il exposait était suffisant même s’il savait parfaitement qu’il ne serait probablement jamais comblé par cette démarche.

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Sumire - Il Giudizio
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MessageSujet: Re: Arrivages en tous genres [pv: Sumire - Il Giudizio] Dim 14 Déc - 1:10

Chez ce jeune homme à l'apparence angélique, il y a quelque chose d'extrêmement sombre, d'extrêmement loin et d'affreusement froid. J'ai côtoyé bien des gens, des riches, des moins aisés, des pauvres, des totalement démunis... J'ai rencontré bien des personnalités, des personnes ouvertes d'esprit, avec qui le dialogue est un plaisir. Des personnes cultivées, qui peuvent m'apprendre des choses. D'autres persuadées d'avoir raison alors qu'elles sont dans l'erreur. Des gens exécrables aux agissement impardonnables. Dans ma vie, je peux facilement affirmer avoir vu bien plus que n'importe qui. J'ai su assimiler deux culture différentes, je vois au-delà des apparences désormais, même si je sais bien que je suis très loin de tout savoir.
Mais je n'ai jamais vu personne de la sorte. Il semble tellement renfermé, buté dans son idée que le monde est noir et que, si j'ose bouger, je vais malmener les êtres aimés regroupés autour de moi. Est-ce là la façon de penser d'un homme capable d'amour ? Ou celui de quelqu'un n'ayant plus rien à perdre ? Tout ceci est bien difficile à dire, étant donné qu'il n'a absolument aucune envie de me le dire, je le vois bien.
Mon but n'est nullement celui de le forcer à m'expliquer ce que fut sa vie, je suis une femme curieuse d'apprendre, mais pas curieuse au point de violer la vie privée d'autrui. Je sais que lors d'une première rencontre, il est complexe d'ouvrir son cœur, mais j'ai du mal à saisir son obstination. Est-il tellement persuadé que je vais lui faire du mal qu'il refuse même de prendre ne serait-ce que le bout de mes doigts ? Ma main tendue est-elle si repoussante à ses yeux ? L'organe vital qui bat au creux de m poitrine se serre. Ça me fait tellement mal, de voir une telle détresse, de ressentir autant de culpabilité parce que je suis incapable d'y remédier. Moi qui m'étais jurée de venir en aide à autant de gens possible tant que je vivrai, ça va à l'encontre de mes principes fondamentaux de le laisser ici, sans rien tenter.
J'écoute ses mots, et souris. De toute évidence, il n'a jamais été la mère que je suis, et sûrement, n'est-il pas Père, autrement, je doute qu'il puisse tenir un tel discours bien longtemps.

<< Je pense que vous vous méprenez. Certes le monde idéalisé offert à nos enfants via diverses histoires plus ou moins belles et enluminées sont les symboles de l'imagination et de la transmission de générations en générations. Mais, avez-vous déjà conté un récit à un enfant ? Savez-vous ce que provoquent ses rires ? Ses pleurs ? Ses hoquets de surprise ? N'est-ce pas pour leur enseigner les sentiments que nous construisons briques par briques, un monde où le bien gagne ? Je ne vois pas du tout en mes enfants, un moyen de réaliser des rêves, ils sont mes rêves, comprenez-vous ? Ils sont une part de moi, un morceau de mon âme, sans eux, il n'y a ni soleil ni lune, il n'y a ni bien ni mal, il n'y a pas d'avenir et pas de passé. J'ignore ce que peuvent penser les autres, mais même si les enfants représentaient une façon d'atteindre nos rêves, n'est-ce pas parce que nous les aimons que nous voulons leur offrir le meilleur ? Puisque nos rêves sont l'apogée de nos vies, est-ce si mal de vouloir les regarder atteindre les sommets qui nous ont étés inaccessibles ? En ce qui me concerne, je trouve ceci plutôt noble, au contraire. Mais si nos enfants ont des rêves qui diffèrent des nôtres, ils ne sont pas moins nobles, ils ne sont pas moins dur à atteindre. C'est ça le rôle d'une Mère et d'un Père, c'est d'ouvrir les portes de l'avenir à son enfant par l'apprentissage, la réflexion et le débat. Que mon enfant soit fermier ou politicien, je ne l'aimerai pas moins, je ne serai pas moins fière de ce qu'il est devenu, du moment qu'il est heureux, je le suis aussi. >>

J'ai encore tant de choses à rajouter, à expliquer, à argumenter au sujet des enfants. Mais je doute que ce soit un sujet qui le passionne autant que moi, de plus, je trouve ma réponse suffisante et plutôt satisfaisante. Pourtant, à la manière de deux droites parallèles, mon discours ne contredit pas le sien, et le sien ne contredit pas le mien. Je ne cherche pas à lui prouver qu'il a tort, mais qu'il y a d'autres manières de réfléchir et de penser, que tous ne sont pas bloqués dans leurs idées.

<< Comment nos peurs pourraient-elles nous faire perdre nos proches ? Si nous nous unissons pour les affronter, ne serions-nous pas plus forts ? Cheasley, je ne pense pas que cet endroit soit vraiment propice à une discussion quelconque. Que diriez-vous de venir boire un thé au Manoir Arcana ? >>
HRP:
 
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MessageSujet: Re: Arrivages en tous genres [pv: Sumire - Il Giudizio] Lun 15 Déc - 20:57

Il n’était pas tant étrange en soit de voir quelqu’un défendre ses idées. C’était une chose que faisait le jeune homme instinctivement et qui ne pouvait être reproché à personne au combien celle-ci pourrait s’avérer stupide. Il n’était pas peu commun de se penser oeuvrer pour le bien des autres lorsque notre intérêt personnel passait avant. Il était aisé de sentir que ce que nous faisions était dans l’intérêt des autres. Non pas car c’était la chose la plus évidente en soit mais simplement la plus facile à admettre. Chaque mère et chaque pères devaient avoir cette part en eux et cela valait pour les meilleurs comme les pires. Alors, on pouvait se demander ce qui justifiait l’amour d’un parent et si en définitive il n’était pas mieux de laisser l’enfant à son sort pour ne pas l’influencer. Il y avait néanmoins un détail non révocable et ne rendant pas la distinction plus facile. L’adulte n’était pas seul responsable de cette catastrophe alimentant la vie de sa progéniture. L’enfant était tout autant responsable car nourrissait cette relation en cherchant à contenter son idole, la personne auprès de laquelle il estime qu’il est le plus important d’avoir de la valeur. C’était encore une fois une chose que Chealsey comprenait bien et c’était certainement la rupture dans cette relation qui avait poussé sa famille à sa perte alors qu’il essayait maintenant de recoller des morceaux qui avaient déjà étés détruits.

Sumire était très certainement si elle était bien celle qu’elle prétendait être, une mère qui aimait ses enfants. Effectivement, le jeune homme n’avait jamais raconté d’histoire à un nouveau né. Il n’avait en réalité jamais même été en présence de ce genre de créatures qui lui semblaient lointaines. Il en avait comprit qu’ils étaient fragiles et apprécié mais n’en avait que des aprioris. Néanmoins, peu importe la conviction dont elle faisait preuve, il y avait une chose dans ses mots qui sonnait dramatiquement mal. Construire un monde où le bien gagne. Il ne pouvait pas même imaginer qu’une personne puisse penser une chose pareille. C’était improbable, impossible inimaginable car l’humain était mauvais. Et du mauvais il ne pouvait sortir du bien. Quand bien même une personne essaierait de tendre vers un idéal une dizaine d’autres plus fortes viendraient le plaquer au sol pour lui faire oublier ses espoirs. Il ne fallait après tout pas sortir du lot. Inconsciemment derrière ses pensées, le jeune homme enviait ces dits enfants qui pouvaient jouir d’une telle âme maternelle. Il y avait différentes façon de s’exprimer pour une mère mais celle-ci avait quelque chose de rassurant et certainement la plupart des enfants n’en avaient pas même conscience. On ne pouvait après tout se rendre compte de la chance que l’on avait qu’au moment de perdre ce que l’on possédait déjà. Certainement, quand elle quitterait ce monde, il y aurait bon nombre de larmes. Il lui sourit d’un air assez mélancolique.

« J’aimerais avoir votre esprit. Vous semblez aimer vos enfants plus que quiconque ne pourrait jamais le faire. C’est une qualité que j’admire. Malheureusement, il n’en va pas de même pour tous et il n’est pas rare que des personnes se pensant comme vous en viennent à se contredire sans même en avoir conscience. Ce serait là ce qui paraitrait le plus triste n’est-ce pas ? »

C’était là son ressentit et quitte à le dire à une femme qu’il ne reverrait certainement jamais, ce n’était pas tant là une mauvaise chose. A sa façon, il avait l’impression de faire ici face à sa mère. Non pas qu’elle lui ressemblait ou qu’il enviait ses enfants mais en tant que figure maternelle. Il y avait tant de chose qu’il n’avait jamais osé dire ou montrer à la sienne ou qui avaient étés rejetés dès leur émergence. Mais Sumire avait ce quelque chose de calme que sa mère n’avait pas. L’autre différence était bien évidement que le jeune homme était un adulte et qu’il avait ici moins de raisons d’être contredit que l’enfant qu’il était encore à l’époque. pour autant, cet air ne sût durer plus longtemps et fît un bond magistral en arrière lorsque le nom interdit fût prononcé. Il réfléchissait. L’arcane famiglia. N’était-ce pas cette milice à laquelle appartenait la gamine et où on l’avait torturé pour lui enlever une balle perdue ? Elle venait de là ? De Regalo ? A quelques pas seulement de sa boutique ? Voilà, il avait à nouveau fait une bêtise. Il venait de parler un
tantinet franchement avec une femme supposée locale qui en fait ne l’était pas. C’était décidément une catastrophe. En prime, le bateau n’arrivait pas. Il n’avait qu’une seule certitude, il était absolument hors de question pour lui d’aller là-bas. Il n’allait pas non plus mentir pour s’évader, c’était ridicule. Dans un premier temps, il n’avait rien à se reprocher et partir sans sa marchandise était impensable. Pour autant il se devait de refuser. Il n’irait pas dans cette bâtisse, il en avait suffisamment de mauvais souvenirs à son goût pour peu qu’il n’y croise cette gamine. Le sourire se voulu cette fois plus poli. La moindre trace de tristesse ou d’un quelconque sentiment négatif s’était évaporée de son visage.

« C’eut été avec plaisir mais je tiens une boutique et je ne peux me permettre de la laisser fermée plus longtemps. »

Sur l’embarcadère, un homme faisait de grands signes. pour rameuter les matinaux. Déjà, des voies de protestation commençaient à s’élever. Le bateau n’allait pas arriver, il avait dû faire une halte imprévue en route, il ne serait au port que demain. Pour une fois, c’était un bon timing pour le luthier. Peut-être un peu trop bon d’ailleurs. Laissant sous entendre qu’il passait à côté de quelque chose de bien.
[HRP] Voilà ! Désolé de la taille et de la qualité... Il faut dire que dans mes rp, j'ai pas mal fait évoluer Chealsey donc il n'est plus du tout le même. J'ai du mal à le jouer donc par habitude. On est pas obligé de clore le rp après, on peut continuer o/ Comme tu veux. [/HRP]

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Sumire - Il Giudizio
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MessageSujet: Re: Arrivages en tous genres [pv: Sumire - Il Giudizio] Lun 20 Juil - 22:51

J'ai une étrange sensation depuis le début de cette conversation. Comme s'il ne me considérait pas comme une personne à part entière et qu'il me reléguait au rang de généralité. Pourquoi tant de méfiance vis-à-vis de ma personne ? J'ai bien conscience que ce lieu n'est pas le plus fréquentable, non plus le plus approprié pour une discussion qui se veut tout à fait philosophique, mais je ne pense pas que sa retenue ne soit due qu'à cela. Je crois que c'est la première fois que son compliment me parait vraiment sincère, qu'il m'apparait comme n'étant pas recouvert du voile des bonnes manière et de la bienséance. Je dois dire que je l'apprécie. Mais la fin de sa phrase ne manque pas de me laisser quelque peu perplexe. Est-ce un sous-entendu que je dois prendre pour moi et comprendre que mon discours manque de logique ? Le masque de ce jeune homme est particulièrement épais et difficile à franchir. Je pense que seul le temps saurait effriter la pierre dont il s'est recouvert pour se protéger. Acceptera-t-il de m'accorder ce temps là ? Après tout, je crois que malgré son scepticisme, j'apprécie sa manière de penser et de donner son avis.

<< Mon esprit ? Vous savez, comme n'importe qui d'autre il peut m'arriver de douter. Il peut aussi m'arriver de me rendre compte que je me suis trompée et d'ainsi changer d'idée. Dire un jour que l'on aime les tomates et le lendemain ne plus les supporter... Ce sont des changements entrainés par le temps qui s'écoule. Et je crois, qu'il n'y a pas de mal ou de mauvais changements. Cela dépend juste de la manière dont on les présente, ce que l'on en fait. Ce qui est unique dans le fait d'aimer un enfant, c'est qu'une fois qu'il est logé dans votre cœur, il ne pourra plus en sortir. Une fois que je suis dans leur cœur, je fais tout pour y rester. >>

En cet instant, je pense immédiatement à ma famille. Bien que nous ne soyons pas tous liés par le sang, je les aimes follement. Je n'apprécie pas seulement leurs qualités, leurs talents. J'aime aussi leurs défauts, leurs maladresses, leurs réussites comme leurs échecs. J'aime les voir grandir et changer. J'aime les voir à mes côtés autant que j'aime les voir s'éloigner pour construire leur propre vie. Même si c'est parfois c'est aussi douloureux de les regarder se débrouiller tout seul alors que j'ai l'impression de tout leur avoir appris, je suis fière de constater de mes yeux tout ce qu'ils sont capables de mettre en œuvre par leur propres moyens. Quand je pense à eux, je frissonne de joie. On pourra bien me dire tout le mal du monde de mes enfants, je les ais bercés et regardé grandir, même si je suis emplie d'amour je suis encore capable de voir clair. Ils sont devenu de bonnes personnes avec des principes et des objectifs. Ils savent où aller. En y repensant, j'ai l'impression que Cheasley s'est égaré. Qu'il n'a pas pris le bon chemin et qu'il ne sait pas comment rejoindre la route de ses envies. Mais je ne le connais pas vraiment, alors je n'ai pas réellement le droit d'émettre le moindre jugement à son sujet. Ce serait injuste d'essayer de le comprendre alors qu'il ne le demande pas.
Il décline mon invitation. Cela me déçois quelque peu, de plus le bateau ne viendra finalement pas. C'est dommage, mais je ne perds pas le sourire. Car rien de toute ceci n'est grave, il y aura bien d'autres opportunités et bien d'autres livraisons.

<< Oh oui, je comprends. Peut-être le Manoir est-il un endroit trop étranger ? Je suis désolée je ne l'avais pas envisagé avant. Je peux peut-être vous proposer de choisir un lieu que vous connaissez ou non pour continuer cette conversation une prochaine fois ? >>
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Arrivages en tous genres [pv: Sumire - Il Giudizio]

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