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Les femmes sont moins faciles à manipuler que les hommes mon cher.

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Alex C. Gabrieli
Arcane Bâton
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Feuille de personnage
Prénom & Nom: Alex Cantara Gabrieli
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MessageSujet: Les femmes sont moins faciles à manipuler que les hommes mon cher. Mar 30 Juil - 20:17

Courir encore et toujours au travers des interminables boyaux que représentaient en général les rues d’une ville. Propres et bien tenues en surfaces. Pourtant si crasseuses et indiscrètes lorsque l’on prend le temps de gratter correctement la douceur du béton. Aucune ville n’échappait à la règle. Mais personne ne parlait. Pourquoi dont vouloir montrer ce qu’il se passe dans les bas fonds en général. Pour se faire passer pour de mauvais dirigeants ? Bien sûr que non. Personne ne devait savoir. C’était un secret entre tous les habitants. Mensonges. Entre la plupart des habitants seulement. Ceux qui vivent dans la luxure et ont de quoi se nourrir et s’habiller tous les jours. Laissant la classe moyenne subsister comme elle le pouvait. Bien que cette dernière ne se remplissait pas trop. Bien au contraire, après la guerre, certains d’entre eux avaient réussi à s’enrichir et s’atteler avec tant bien de mal à la classe la plus riche. Le même processus recommençant certainement après la guerre de position qui faisait rage entre les deux plus grandes familles. L’Arcana Famiglia. La Momento Famiglia. Entraînant dans leur sillage deux villes qui n’avaient certainement rien demandé de plus. Plongeant par la même occasion des individus  dans une pauvreté extrême. Se retrouvant obligé de voler pour pouvoir survivre ne serait-ce qu’un peu. Ce sont ces mêmes personnes que l’on voit rarement en journée. Parce que ce n’est pas du tout commercial de montrer aux touristes étrangers que la belle ville dans laquelle ils vont égoïstement se reposer pendant que discrètement, d’autres travailleront pour quelques sou. Régalo pouvait toujours tenter de se débiner, mais Tradimento n’était pas la seule fautive. Sauf que depuis qu’un certain Elysion avait pris la tête de cette dernière -à l’aide d’un coup d’état certainement- la pauvreté et la peur était ressortie de leurs trous à rats pour se montrer au grand jour. Ce qui n’était pas encore le cas de son homonyme voisine. Il fallait quand même l’avouer, Mondo Arcana n’était pas le dictateur égoïste qu’était son ennemi. Il avait l’air fort, mais un peu trop naïf selon la rousse. Au fond, elle en voulait au monde entier depuis le début de la journée. Parce qu’elle devait rentrer chez elle. Dans son vrai chez elle. Pour la ville qu’elle servait réellement. Mais non. Le temps en avait encore voulu contre elle. Réveil en fanfare. Ordre de rejoindre impérativement le domaine Momento avant qu’un quart d’heure ce soit écoulé. Que prenaient-ils à ses supérieurs soudainement. Un mauvais rêve. Déclaration de guerre de la part de la Ville du Soleil ? Non. Ce n’était pas réellement leurs genres. Surtout en traitre comme ça. Les connaissant, eux et leurs caractères d’enfants sous importante dose de sucre, ils étaient capables d’envoyer quelqu’un se faire tuer pour donner une missive. Un peu du genre de l’histoire du garçon qui criait au loup. Ah non. Là ca devenait de la méchanceté gratuite. Espérons qu’ils n’étaient pas assez idiots pour faire réagir d’une telle façon. Soupirant, elle avait hurlé à la fenêtre qu’elle arrivait et que le prochain qui lancé encore une seule pierre dans sa fenêtre n’aurait jamais plus l’occasion de se servir de ses mains pour quoi que ce soit.  Refermant cette dernière, la rousse s’était levée en grognant et marmonnant toutes les menaces du monde en essayant de dompter sa crinière. Non. Elle n’était pas de bonne humeur. Non. Il ne faudrait pas lui parler. Non. Elle prendrait le temps de se coiffer. De s’habiller aussi et surtout de prendre une douche. Croyaient-ils qu’elle allait se montrer devant le manoir, alors qu’elle avait travaillé une partie de la nuit. Trop fatiguée pour se laver le soir et s’était endormie juste après avoir franchie la porte d’entrée. Alors non et non, elle n’irait pas, couverte de boue séchée ainsi que de sang. Ne lui appartenant pas soit dit en passant.  Jetant ses affaires sur le sol, l’espionne s’était dirigée lentement vers sa salle d’eau en baillant. Se jetant corps et âme sous une douche chaude. Ce n’était pas utile de se dépêcher de toute façon. Même si elle était partie tout de suite en courant, cela n’aurait pas été possible pour elle d’arriver en moins de 15 minutes devant le domaine. Elle habitait trop loin. S’enroulant dans une serviette, Alex se prépara tout de même. Optant pour un pantalon blanc, un débardeur de couleur noir et la veste accordée à son bas. Ainsi qu’une paire de bottes en cuir. Attachant ses cheveux en vitesse, elle attrapa sa lame qu’elle ajusta dans sa ceinture avant de fermer sa porte à clef. Les deux ou trois étages avaient été dévalés le plus rapidement possible. Tournant à droite, elle s’engouffra par les rues les plus malfamées pour ne pas perdre trop de temps. Ses foulées se trouvaient être régulières et rapide.

Fallait-il seulement trouver son rythme. Eviter les autres individus et tenir son arme qu’elle n’avait pas assez bien attachée.  Manquant de peu de se prendre une poubelle au passage. Faisant monter la frustration d’un niveau. Qui était donc l’imbécile qui n’était pas capable de ranger convenablement ses affaires ? Donner un coup de pieds dedans, elle se dirigea de nouveau vers le lieu de rencontre. Faisant d’avance une croix sur ses jours de repos ou du moins son week end en famille. Cela faisait presque six mois qu’elle n’avait pas vu son frère ni ses parents. Il était temps désormais de mettre de côté tout son travail pour en profiter. A vingt deux ans, elle devrait normalement écoper les bars et non faire la police dans une ville ennemie.

Avec plus d’une demi-heure de retard. La jeune femme arriva enfin sur les lieux. La plupart des autres policiers étaient réunis devant le domaine. Son supérieur lui lança un regard plus ou moins mauvais qui fit apparaître un rictus mauvais sur les lèvres de la jeune femme. Bah dit dont, qu’il continue à agrémenter sa mauvaise humeur comme cela. Ses mains tremblaient. Sur le coup, la demoiselle espérait réellement qu’il avait quelque chose d’intéressant à dire pour justifier son réveil. Soupirant pour la deuxième fois de la journée. Elle rejoignit les rangs en se plaçant auprès du seul de ses collègues qu’elle supportait un tant soi peu. Celui-ci se tourna vers elle en lui accordant un petit sourire qu’elle remarqua à peine. Réajustant de nouveau son arme à sa ceinture tout en faisant attention de bien la serrer.  La jeune femme reprit doucement son souffle. Il faudrait qu’elle reprenne l’entraînement histoire de pouvoir tenir le coup. Ou accessoirement avoir plus de quatre heures de sommeil par nuit. Ah, ce pourrait bien être cela la solution à sa fatigue et la difficulté à tenir le rythme. Ses oreilles captèrent alors un son. Tiens dont, encore une mission. Leurs chefs expliqua alors qu’ils allaient se séparer en plusieurs groupes pour retrouver dans toute la ville des hommes ayant attentés quelque chose après la dernière ronde de la nuit et la première du matin, sur le domaine Momento. La rousse arqua un sourcil. Cela ne devait pas être ses véritables camarades travaillant pour l’Arcana puisqu’elle n’en avait pas entendu parler.  Alors, elle n’aurait certainement aucuns  remords à les frapper ou les mettre à terre. Même si sans se mentir, l’espionne aurait clairement préférait qu’ils arrivent à faire exploser le manoir et toutes les personnes dedans. Pour des raisons de vacances prématurées.

Son partenaire et elle, avait été assigné à un certain quartier de la ville. Oh, il n’était pas très grand, mais possédait de nombreux endroits où se cacher. Et de dangereux angles morts où ils pourraient être pris comme cible. Alex connaissait assez bien son partenaire. Il était courageux, mais avait un trop grand cœur pour quelqu’un qui travaillait sous les ordres d’un des plus fervents admirateurs du chef de la famille des grands méchants. Un jour elle le prendrait entre quatre yeux pour lui proposer quelque chose dans la ville voisine. Pour ne pas gâcher son potentiel. Si, dans le cas contraire, elle s’était trompée, il faudrait qu’il fasse rapidement ses prières. Parce qu’elle ne lui laisserait aucune chance de balancer la moindre information sur son véritablement rôle. Quelque chose attira son attention dans la pénombre d’une rue qui débouchait sur la leur. Plissant les yeux, elle comprit rapidement. Le soleil venait de refléter sur le canon d’une arme. Intimant l’ordre à son compagnon de fortune de se taire, elle eut tout juste le temps de l’entrainer avec elle, contre le mur, que déjà, une détonation retentie. Merde, l’enfoiré. S’engouffrant à la suite du tireur dans la rue, elle du pousser sur ses jambes pour ne pas le perdre à défaut de le rattraper. Il était drôlement rapide. Rapidement, elle commença à se faire distancer. La chaleur avait monté soudainement en son corps. Son rythme cardiaque avait largement doublé pendant que sa poitrine se soulevait douloureusement pendant que ses poumons cherchés de l’air. Des gouttes de sueurs perlaient de son front jusqu’à son menton, qu’elle essuya avec le revers de sa manche. Il ne fallait pas qu’elle s’arrête sinon ce serait fichu. Oubliant complètement son partenaire, elle continua d’accélérer. C’était peine perdu. Elle n’y arriverait jamais. Non. La sociopathe décida soudainement qu’elle ne pouvait pas abandonner. Temps qu’elle ne s’arrêterait pas. Ses jambes ne seraient pas lourdes et elle pourrait courir. Si lui, avait l’avantage de la vitesse. Elle, avait celui du terrain. Dérivant sa poursuite, elle passa par une autre rue. Si la jeune italienne ne s’était pas trompée. Ils finiraient par se croiser un peu plus loin. Accélérant le pas, elle déboula dans la même rue que l’homme à une demi-seconde d’intervalle. C’était gagné.

Sautant dessus, elle le plaqua à terre. Ses yeux s’ouvrirent comme des billes. C’était un gamin. Du moins un adolescent. Un coup dans ses cotes lui coupa la respiration. Soupirant elle lui donna un violent coup de poing dans le visage avant de le voir sourire. Quoi, pourquoi souriait-il ce gosse ? Etant prête à l’assommer pour être tranquille. Son esprit percuta. Ce n’était pas d’elle qui se moquait. Mais il souriait de victoire. Quelque chose. Non. Quelqu’un, derrière elle. Se retournant soudainement, elle ne put qu’éviter de justesse un coup de couteau en roulant sur le côté. Néanmoins, l’espionne n’avait pas du tout prévu que ce dernier serait plus rapide. Ou alors, elle devenait plus lente avec la fatigue et sa difficulté à reprendre sa respiration. Son seul réflexe fut de lever son bras droit. Lui arrachant un petit cri lorsque la lame aiguisée déchira la peau. Faisant couler son précieux liquide rouge. C’était chaud. Ca sentait le fer. Shit. Ces jours ci, elle ne faisait rien correctement. D’abord son épaule gauche. Puis l’égratignure sur sa joue du à sa mission avec Karen qui avait du mal à disparaître. La contraignant à maquiller une peau naturellement dorée. Et désormais ça. Avant même de s’en rendre compte, elle finirait avec des cicatrices partout. Voire même un membre en moins. Non. Remettant ses idées au clair, elle recula subitement en évitant une nouvelle attaque. Il voulait vraiment la tuer cet idiot de première. Sortant sa lame de son fourreau, elle serra fortement le pommeau malgré la douleur qui la lançait un peu.  Deux solutions apparurent devant son regard vairon. Soit elle le tuait sans vergogne. Ce qu’elle avait soudainement très envie. Soit elle le blessait seulement. Voyant qu’il était en âge d’être le père de l’adolescent qui regardait caché dans un coin. La jeune femme soupira encore une fois tout en repoussant les longues mèches qui collaient sur son front.

« Tu devrais faire attention à qui tu t’en prends l’ami. »

Voyant que ce dernier n’était pas d’avis de l’écouter. Elle évita quelques uns de ses coups, avant de transpercer l’une de ses cuisses à l’aide de son épée. L’enlevant soudainement. Lui arrachant un cri d’animal blessé. Il s’effondra alors un sol tout en tenant sa blessure. La fixant du regard. La fille de boulanger se pencha sur lui pour murmurer quelques paroles rapidement. Lui expliquant qu’il devait s’enfuir avant que ses collègues n’arrivent après un appel au secours de son partenaire. Ainsi, elle le couvrirait en trouvant une excuse. L’homme la regarda incrédule un petit moment. Cette dernière ne bougea pas. Alors il se leva soudainement et parti se cacher en trainant de la patte. Donnant de grands coups d’épée dans le vide pour chasser le sang. Sortant un mouchoir de l’une de ses poches, elle l’essuya avant de le jeter dans une poubelle non loin. Le séché déjà sur sa propre peau. Bon, ca ne devrait pas trop l’handicaper ni la marquer. C’était juste gênant. Des bruits de pas la firent sourire ironiquement. Ils étaient déjà là. Son supérieur en tête de fil, ne prit même pas la peine de lui demander si sa blessure n’était pas grave. Que déjà, elle lui demandait où était la partie du groupe qu’elle devait arrêter voire même tuer pour les punir de leurs agissements contre la formidable famille Momento. Réfléchissant rapidement. Elle expliqua qu’ils étaient tombés à plusieurs sur elle et qu’elle ne pouvait pas se défendre toute seule. Celui-ci haussa les épaules et lui lança une réplique acerbe qui ne plu pas du tout à la jeune demoiselle. Lui balançant un «  la prochaine fois, vous bougerez vous-même votre derrière volumineux », elle ne répondit pas à son partenaire quand celui-ci lui proposa de soigner sa blessure. Quittant la rue sombre, elle passa devant un bar. Le Noblesse. Tien dont. Elle connaissant l’ambiance de ce dernier par cœur. Regardant l’heure, elle comprit qu’elle avait passé la moitié de la journée à courir après ce groupe d’hommes. Déjà qu’elle avait dormi jusqu’au milieu de l’après midi. Le calcul étant rapidement exécuté. Le ciel commençait déjà à se noircir. Ne pouvant pas rentrer chez elle puisque le chemin serait trop long. Elle repoussa sa décision à la semaine prochaine. Sa famille n’étant plus à une semaine près désormais.

Marchant rapidement, elle réussi à rejoindre son appartement en trois quart d’heure. Allons bon, il fallait qu’elle se dépêche désormais. Tournant la clef dans la serrure tout en poussant discrètement la porte. Entrant directement dans le salon, elle jeta son arme sur le divan tout en posant sa veste dans le panier à linges sales par la porte ouverte de la salle d’eau. Se dirigeant vers la cuisine, la jeune rousse fit réchauffer quelque chose avant de le manger rapidement. Ce n’était pas très bon, mais ca suffirait à lui remplir l’estomac. Finissant par une tasse de café, elle se dirigea à son tour dans la salle de bain, se changeant une nouvelle fois pour reprendre une douche. Cela devenait une habitude de courir tous les jours et de se laver deux ou trois fois en conséquence. Finissant de rincer ses cheveux, elle attrapa une nouvelle serviette pour les sécher ainsi que le reste de son corps et s’habiller. Désinfectant au passage sa blessure avant de la bander, elle se dirigea dans sa chambre pour trouver quels vêtements porter pour sa petite sortie. Son choix s’arrêta sur une simple robe noire, agrémenté d’une ceinture rouge autours de la taille. Des bottines et l’affaire se terminée là-dessus. Passant une nouvelle fois dans le salon, elle attrapa son épée qui retrouva sa place du côté gauche de sa hanche. On ne savait jamais après tout. Ce n’était pas habituel de la voir habillé autrement qu’avec son uniforme dans Tradimento, mais cela pouvait arriver et il n’était pas exclus que quelqu’un la reconnaisse. Fermant les volets ainsi que la porte d’entrée à double tour après avoir attrapé un sac à main en plus, elle quitta une nouvelle fois la résidence pour se diriger vers ce fameux bar. Bien décidé à être tranquille et profiter de la soirée.

Sauf que rien ne se passa comme elle le voulait. S’accoudant au comptoir, commandant alors son troisième verre d’un alcool russe dont elle raffolait, elle soupira. Qu’est ce qu’il était collant ce vieux pervers. Gras. Il avait une mauvaise haleine de surcroît.  Ne pouvait-elle pas être tranquille ? Combien de fois lui avait-elle dit, que non, elle ne se laisserait pas embrasser par lui sous prétexte qu’il pouvait l’aider à monter en grade ou elle ne savait quoi. Parce qu’il était un homme influant. Menteur. Qu’il  le soit ou pas, ne changeait rien du tout à la façon dont elle le voyait. Un saoulard qui chercher à coucher avec toutes les femmes qui avaient la malchance de mettre le pied dans le bar où il se trouvait. Avalant une bonne gorgée de son verre, elle le fit claquer sur le comptoir. Oui, elle n’était pas de bonne humeur. Non, elle n’était pas encore saoul non plus. Mais il faisait monter toujours et encore l’énervement. L’attrapant par le col violemment, elle lui fit par de son envie d’un ton dangereusement mielleux.

« Écoute-moi bien le vieux. Je veux me reposer. Je veux profiter de ma soirée. Alors dégage avant que tu ne rencontres le tranchant de ma lame. »

Le laissant tomber de son tabouret sans même s’en occuper, la rousse contenta de sourire lorsqu’il la menaça de lui faire perdre son travail et de tout autre chose alors qu’il quittait le bar en titubant. Dans quelques heures ils auraient certainement oublié. Repoussant une mèche de cheveux, la membre des bâtons vint à s’en vouloir de ne pas avoir noué ses longs cheveux. Le moindre mouvement les faisait tomber sur ses yeux. Vérifiant que sa mèche cachait toujours son œil vert. La numéro 7 tourna discrètement le regard lorsque ses tympans captèrent le bruit énervant de la clochette sur la porte d’entrée. Ainsi, elle pu observer un grand homme entrer. Des cheveux comment dire, violets semblerait-il. La seule chose qu’elle retint, était qu’il était plutôt beau mais ne s’en formalisa pas plus. Temps qu’il ne venait pas la déranger pendant qu’elle buvait, il pourrait bien danser nu sur le comptoir qu’elle n’en aurait que faire. Terminant d’une traite son verre, elle fit signe au barman de lui servir la même chose. La nuit allait être longue.
Très  longue.
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Raffaelo Valentini
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MessageSujet: Re: Les femmes sont moins faciles à manipuler que les hommes mon cher. Jeu 8 Aoû - 19:40

Tradimento, quelle belle ville vous ne trouvez pas ? Il faut avouer que bien que n’y habitant pas, notre jeune homme trouvait tout de même le moyen de trouver un certain charme à cette ville. Sombre, une ambiance oppressante. Le chef de cette dernière semblait être un bien drôle de personnage tient. Juste par curiosité Raffaelo aimerait le rencontrer, mais pas plus. Il aimait trop sa liberté et surtout sa neutralité qu’il ne voulait pas s’engager en affaire avec quelqu’un de trop haut placé. Rendre service, être payé et repartir aucun soucis là-dessus. Mais ça il pouvait très bien le faire aussi avec l’autre famille de Regalo, bien que trouvant cette dernière un peu trop calme à son gout. Endroit où il ne fait pas bon vivre selon lui, une ville emplit de si bon personne, pfu, foutaise ! Tout ceci n’est qu’hypocrisie selon lui. Enfin, il n’avait pût de toute façon encore donner ses services à le moindre chef de ville ou de Famiglia jusqu’à maintenant. Des civils, des nobles, tant qu’on le payait et que ce qu’on lui demandait lui plaisait il faisait sans se poser de questions ! Hors aujourd’hui il avait justement affaire avec un riche marchand de Tradimento. Le but ? Tuer bien sûr, le pourquoi du comment était d’ailleurs parfaitement idiot. Un commerçant rival semblait avoir un peu trop les affaires qui marchent au détriment de ce dernier, n’arrivant plus à le devancer, il décida de mettre fin à son commerce à sa manière. C’est-à-dire tuer lui et toute sa brave petite famille pour éviter qu’un fils ou même que sa femme ne reprenne le relai. C’est gentil n’est-ce pas ? On évite le malheur à la pauvre dame de vivre dans son homme et d’élever seule ses enfants. Que de bonté, il ne pouvait refuser cela va sans dire !

Ainsi, vous connaissez déjà la principale occupation de sa journée. Trouver cette petite boutique et tout faire exploser ? Du moins, se débarrasser de ce qu’on lui avait demandé, le reste cela ne regardait que lui. Armé de ses deux pistolets, de son sabre, l’homme n’eut aucun mal à trouver la demeure qui était en fait une grande bâtisse au milieu de tant d’autre, tout le rez-de-chaussée était consacré au commerce. A Tradimento, il n’est pas vraiment la réputation d’il y avoir un commerce très honnête, ainsi ce n’était qu’un règlement de compte parmi tant d’autres entre commerçant. Oh, les tueurs à gages ne devaient pas être rares dans le coin, mais notre Italien était tout de même assez réputé dans le domaine pour voler le travail des braves tueurs du coin. Une fois sur place, il entra comme si de rien était. En tant que client ? Oh bah oui hein, la boutique est ouverte à cette heure. L’homme tenant cette dernière, la femme dans l’arrière-boutique et les enfants dans les étages certainement… Ou l’enfant, s’il n’en avait qu’un hein, il n’allait pas non plus s’amuser à retenir le nombre exact de victime qu’il devait faire. Le père est occupé, la mère n’est pas en vue parfait. Rien de plus facile que de se glisser dans les appartements privés, sans compte qu’ils n’étaient même pas fermés ! Quel client indigne oserait s’y rendre oh tout de même ! Un enfant, oh joie. Le gamin ne tarde pas à réagir, il n’a même pas la dizaine d’année, mais regarde l’air curieux cet intrus, que faisait-il là ? Un sourire illuminant son visage, ce dernier était tout sauf sympathique je peux vous l’assurer. Sortant la petite dague qu’il avait sous son long manteau pour se pencher à son niveau et lui murmurer doucement au creux de l’oreille.

- Pousse un dernier cri mon enfant. Appelles donc papa et maman pour qu’ils viennent te sauver…


Egratignant juste la peau du gamin pour l’effrayer non sans lâcher sa prise sur lui, il ne mit pas bien longtemps à hurler et à se débattre. Un papa qui arrive un ! Ce dernier était armé d’un pistolet. Tient, les marchands du coin sont vraiment  prévenants… Soulevant sans ménagement l’enfant, il le plaça juste devant lui au moment-même où le coup de feu résonna dans la maison. Le gamin se retrouva agonisant pendant dans le vide uniquement grâce au bon vouloir de notre homme, ce dernier ne tarda d’ailleurs pas à lui lancer le cadavre dessus, affirmant d’un sourire qu’il avait tué lui-même son propre fils, qu’il était un père bien pitoyable. Le pauvre homme n’eut au final même pas le temps de se remettre de la mort de son enfant que Raffaealo sortit rapidement sa lame pour embrocher les deux en même temps. Ce coup acheva l’enfant qui était déjà aux portes de la mort, le père agonisa quelques secondes au sol avant de mourir. Qui manquait à l’appel ? La maman bien sûr ! Cette dernière se ramassa sur le coin de la figure les cadavres de sa famille depuis le haut de l’escalier. La laissant tenter de s’extirper de là, l’homme sifflota doucement en la regardant de haut, avant de finalement apposer son pied sur la tête de la pauvre femme en larme. Il se baissa finalement pour lui tapoter la tête.

- Je suis gentil, je te permets de les rejoindre.

Sortant une petite grenade, il l’alluma avec son briquet, avant de le laisser là. Elle n’était pas assez grande ni puissante pour raser le bâtiment et faire trop de dégât, ce serait bête de tout se faire tomber dessus non ? Ne se gênant pas pour piquer le contenu de la caisse, l’homme ne porta guère d’attention aux clients qui prenaient la fuite pour la plupart, le peu de personne qui s’opposèrent à lui jusqu’à la sortie se retrouvèrent agonisant sur le sol avec une large blessure. Une fois dehors il se mit à faire gentiment le décompte jusqu’à ce que… Boum ! Plus de boutique, ni même de cadavre, ou du moins il ne devait pas en rester grand-chose. Sortant une cigarette de sa poche, il l’alluma pour se mettre à fumer. Et voilà une bonne journée de faites. Prenant la peine cette fois-ci de nouer ses cheveux en une unique queue de cheval, l’homme hésita entre rentrer ou bien faire une pause dans un bar avant de rentrer. Le choix fût vite fait lorsqu’il reconnu un endroit qu’il fréquentait de temps à autre lorsqu’il était de passage en ville. Levant le regard vers le ciel il se rendit compte d’une chose, c’était déjà la soirée… Haussant les épaules, il s’apprêta à entrer lorsqu’il aperçut une femme derrière la vitre. Ce n’est pas vraiment le fait que ce soit une femme ou même qu’elle n’était pas moche le plus intéressante. Mais plutôt le fait qu’elle venait de remettre un homme à sa place en plus de se souvenir qu’il l’avait croisé il y a un moment de cela à Regalo en train de discuter avec ces gars-là… Oui, l’Arcana Famiglia. Ces derniers n’étaient pas ennemis de Tradimento ? Bien que n’étant pas tout à fait sur de cette affirmation, il se décida à enfin entrer.

Calme, l’ex-militaire se dirigea vers le comptoir pour demander sa boisson alcoolisé favorite. D’une traite, le verre fût terminé. Ah ben, il ne pouvait pas dire que cela ne faisait pas du bien pour le coup. Son regard déviant sur le côté, il pût voir que la rousse n’était pas bien loin et qu’un homme semblait gentiment la reluker. Ah, ses hommes, aucune délicatesse… Oui c’est notre homme qui parle exactement ! Se levant brutalement, il empoigna l’homme, bien décidé à de toute façon occuper sa soirée qui a rester ici. Autant que cela ne soit pas une totale perte de temps non ? Un large sourire aux lèvres, il plaqua la tête de l’homme sans ménagement sur le comptoir juste à côté de la dite rousse. D’une voix mielleuse il se contenta de dire.

- C’est très mal de regarder les demoiselles. Je te laisse t’excuser auprès d’elle pour lui avoir maté son magnifique derrière ?~

Pour être franc il ne l’avait même pas regardé pour le coup mais bon. Une belle femme c’est fait pour être regardé non ? Eclatant une nouvelle fois la tête du pauvre homme sur le comptoir, il le lâcha au sol et l’écrasa en lui grimpant à moitié dessus. La plupart des gens ne savaient pas trop comment réagir face à cela, en l’occurrence le patron qui avait un peu l’habitude de certaines de ses réactions… Oubliant même qu’il possédait même quelques taches de sang de ses précédentes victimes, il posa son regard sur la demoiselle avant d’arborer un sourire faussement sympathique. Il ne cherchait de toute façon pas à être bon comédien.

- Je te paye un verre ? C’est bizarre j’ai l’impression de t’avoir déjà vu… Tu es ? Moi c’est Raffaelo.

Hm ? Comment ça il était certain de se faire envoyer bouler vu la façon dont elle avait réagi avec l’homme plus tôt ? Qu’importe ! C’est ça le plus amusant, une femme avec du caractère ! C’est elles les plus intéressantes ! Si ses doutes sur le fait qu’elle était avec Arcana ici, elle n’avait pas vraiment intérêt à l’ignorer. Oh une belle rousse comme ça ne s’oublie pas voyons !~ Quoique…
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Alex C. Gabrieli
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MessageSujet: Re: Les femmes sont moins faciles à manipuler que les hommes mon cher. Lun 26 Aoû - 22:05

La séduction est un jeu souvent bien dangereux. Une sorte de sortilège qu’un homme peut lancer sur une femme, sans même s’en rendre compte. Bien , que théoriquement, il le sait. Après tout, il est impossible de séduire en restant dans son coin. Loin du monde en entier. Pourtant, tout le monde n’est pas capable de jouer sur ce terrain tordu et distordu. Non. Bien évidemment. Il faut posséder certains atouts. Puis, certaines capacités mentales pour réussir. Ce qui n’est au fond, qu’un don de la Nature elle-même. Après tout, rien ne s’apprend. Encore moins les différentes méthodes. Dans un premier temps, il faut posséder une certaines formes de caractères. Autrement dit, l’homme doit savoir et jouer sur le fait qu’il est un séducteur et ne surtout pas s’en vouloir de se fait. Après tout, lorsqu’une proie est dans son lit, ce n’est pas le moment de se sentir fautif. Si cette dernière a cédé, c’est uniquement parce qu’elle était faible. Ou bien, que l’homme qui avait la prétention de la posséder n’était pas assez doué pour la contenter. Les excuses sont multiples après tout et ce n’est clairement pas la faute de l’homme en question. Impuissance. Désintérêt. Mariage forcé. Il n’est pas difficile d’en trouver réellement. Suffit-il de tourner au coin de la rue. Pour pouvoir observer tranquillement le doux manège de séduction entre la boulangère et l’un de ses clients. Pourtant, tout le monde sait pertinemment que cette dernière est mariée depuis longtemps déjà, et qu’ils n’en sont pas à leur premier enfant. Non. Bien évidemment que non. Pourtant, elle joue avec bon cœur. Parce que son mari n’est qu’un alcoolique chronique. Qui passe plus de temps avec sa foutu bouteille bon marché qu’avec elle. Alors, bon, à quoi se sentir mal alors qu’il n’y verra rien du tout. Que c’est elle, la femme blessée dans l’histoire. Par conséquent, si elle-même, ne se prend pas la tête de ce maudit coup d’un soir, voire même de cette relation extra conjugale, pourquoi dont, l’homme en question le ferait lui-même. Ce n’est pas à lui de s’en faire. Il prend son pied et rien de plus. Mais surtout rien de moins. Pour continuer, il ne faut surtout pas qu’il se pose de question. Il repère la demoiselle en question. Se dirige vers elle. Lui dégaine son plus beau sourire. Quelques mots doux. Gentillesse et la voilà dans son camp. Réfléchir est un synonyme de faiblesse. Puisqu’après, les questions bloquent la personne. Et cette dernière ne réussit pas véritablement son coup. Par la suite, le simple fait d’être timide. Ne permet bien évidemment pas d’être un bon séducteur. Evidemment. Il ne faut pas avoir peur de parler. Ni même de la femme en question. Après tout, ce n’est qu’un petit être faible qui ne peut leur faire de mal. Ce n’est pas la peine de rougir. Il faut ainsi faire preuve d’assurance pour réussir à la séduire. Ce n’est pas «  mignon »,  comme on pourrait le croire. Les femmes aiment particulièrement les hommes avec beaucoup d’assurance. Même s’ils rougissent de temps à autre devant la beauté d’un corps. Mais, aucunement ceux qui balbutient on ne sait quoi sans qu’elles n’aient la capacité de le comprendre. En somme, posséder un caractère fort est la moindre des choses pour oser se proposer à participer à ce jeu plutôt singulier. Pour continuer, on trouve le physique. Bien évidemment, en plus du caractère qui va avec. Dame Nature, ne fait clairement pas les choses à moitié. Parce que bien évidemment, quelqu’un possédant un tel caractère, ne peut être moche. Au fond, ce ne sont que des hommes grands. Musclé. Avec un teint de peau légèrement doré. Qui laisse à croire que le soleil à déjà goûté à ce délicieux épiderme sucré. Des cheveux souvent en bataille. Pour montrer le caractère sauvage et amusé de la personne. Quelqu’un qu’il est totalement impossible de dompter après tout. Avec un regard qui en dit long sur ses intentions. Mais finalement, les femmes, idiotes, se laissent clairement dominer. Avoir par leur petit chantage, sans en attendre plus. Pourtant, il ne faut pas croire, de part cette description exhaustive, que les hommes, sont les seuls à pouvoir réussir ce tour de force. Non. Bien au contraire, les femmes sont capables du pire comme du meilleur. Les hommes ne faisant clairement pas attention à leurs petits minois. Leurs yeux doux. Leurs petits sourires ainsi que leurs voix mielleuses. La douceur de leurs mots doux. Ainsi que leurs promesses de septième ciel. Le souci avec les femmes. C’est qu’elles savent très bien faire ce qu’elles ont à faire, et cela, dans la plus grande des discrétions possibles. Elles n’ont pas besoin de le montrer. Quelques sourires et souvent le tour est joué. Les hommes sont des racontars. Elles, se contentent d’aller à l’essentiel, sans que personne ne puisse s’en rendre compte. Ce jeu est essentiellement créé pour elles et rien de plus. Ce sont elles et rien qu’elles les maitres du jeu. Même si, elles aiment particulièrement le fait croire aux hommes.

Du haut de ses vingt deux ans, Alex Gabrieli, n’était clairement pas en reste sur le sujet. Et pour dire, c’était le seul point positif que pouvait lui apporter sa maladie mentale. Effectivement, faire partie de la très sélective famille des sociopathes, n’apporte que très peu d’avantage. Mais, il existe clairement celui de ne pas ressentir de sentiments mais uniquement de l’attirance physique. Autrement dit, la jeune femme, dans ce jeu, ne sera jamais celle qui tombera amoureuse de sa proie. Ce n’est clairement pas possible de son point de vue. Pourtant, la jeune femme sera celle qui fera le premier pas. Ira jouer lorsque l’occasion s’en montrera. Parce qu’après tout, elle ne laisserait pas passer sa chance, lorsqu’un homme rentrerait dans ses critères physiques. Ce n’est avant tout, que de l’attirance. Il n’y aura jamais d’attache de son côté. Dans un sens, la rousse se sentait rassurée. Parce que, c’était, montrer qu’elle était capable d’obtenir des réactions de la part de son corps. Même si ce n’est qu’un petit quelque chose. Comme l’est l’excitation. Un petit moment de sentiment, même s’il n’était foncièrement pas très importante au fond. Mais, ce dernier, elle le comprenait parfaitement. Laissant parler la moindre parcelle de sa peau à sa place. Sans se poser de question. Ce qui n’était, au fond, clairement pas le cas des autres sentiments. Ceux qu’elle ne comprenait réellement pas. Même en soulevant tout le courage du monde. Ce qui est généralement appelé «  amour ». Ou bien la joie. Cela en devenait véritablement frustrant. Ca l’énervait surtout. Ce qui n’était pas une chose à faire. Parce qu’elle se contenterait d’abandonner. Et de passer à autre chose. Comme elle l’avait fait avec tous les autres sentiments. Alex se savait condamnée sur ce point. Ce qui, lui permettait de multiplier les relations sans même avoir le moindre petit remord. Comme la plupart des hommes, soit dit en passant.

Ainsi, la jeune rousse s’était permis de faire un peu le tour des hommes qu’elle rencontrait. Mais surtout, qui faisait naitre ce petit quelque chose en elle. C’était minime. Cela ne durait qu’un temps. Mais c’était déjà quelque chose de potentiellement bon à prendre. Dans la Ville du Soleil, c’était en général plus difficile de trouver un homme qui ne cherchait pas des heures avant de comprendre ses réelles intentions. Tout au contraire de la Ville Sombre. Celle qui lui donnait le cafard la plupart du temps. Celle où elle passer le plus clair de ses journées à casser des nez, sans même réellement s’amuser. Ou plutôt se détendre. C’était fatiguant et la mettait plutôt de mauvaise humeur. Tout en sachant, qu’elle devait inlassablement repousser son retour chez ses parents. Avec toujours les mêmes discussions certes, mais tout de même de la discussion. Parce que dans ses deux appartements, elle se sentait profondément seule. N’ayant pas la capacité de balancer tout ce qu’elle ressentait à la première personne qu’elle pourrait croiser dans le domaine. Parce que oui, l’espionne était un peu comme cela. Et depuis son plus jeune âge. Ses parents – ainsi que son frère- avaient fini par en prendre l’habitude. N’écoutant qu’à moitié ses paroles, avant de lui frotter les cheveux, en lui disant qu’elle était normale. Comme tout le monde. Que, dans le pire des cas, elle était juste une douce exception. Parfois ça la rassurait. Parfois, elle partait dans sa chambre en refusant de voir âme qui vive pendant plusieurs jours. Mais ca lui faisait étrangement beaucoup de bien. Parce qu’elle savait que quelqu’un l’attendrait toujours au coin d’une pièce pour l’écouter se vider la tête. Ce qui n’était pas le cas de sa vie actuelle. Parce que la jeune femme aux yeux vairons, refusait de parler à ses amants. Et encore plus à ce qu’elle devait prendre comme des «  collègues ». Sa vie n’avait rien d’intéressant. Puis, ils étaient trop idiots pour réussir à comprendre ce qu’elle ressentait réellement au fond d’elle. Cette impression de jamais être comprise. De devoir se mettre à part pour ne pas faire quelque chose de mal. Alex le savait pertinemment. Elle n’était pas comme tout le monde. Son enfance avait été trop chaleureuse pour quelqu’un de son rang. Incapable de comprendre le moindre sentiment. Alors, pourquoi ? Pourquoi, des individus lambda seraient capables de lui expliquer, ce que même les plus grands psychologues ne savaient faire ? La folie n’étant au fond, qu’une notion bien subjective. Trop subjective pour qu’un simple étranger ne puisse avoir la prétention de lui dire qu’il pouvait l’aider. Elle le prendrait mal. C’était certain. Avant de lâcher toute sa frustration et donc, sa colère, sur ce dernier.

C’était avec ce poids particulier, qu’elle avait prit par à sa mission. Dans l’espoir de pouvoir se vider l’esprit, voire même de se défouler avec beaucoup de chance. Du moins, dans la mesure du raisonnable. Puisqu’une règle disait tout particulièrement que les prisonniers devaient rester en vie. Après, la jeune rousse devait avouer qu’elle ne savait plus trop dans laquelle des deux familles cette dernière était active. Bien qu’elle ait un sérieux doute, sur le fait, que seule l’Arcana Famiglia avait la capacité, mais surtout la bonté de laisser leurs prisonniers en vie, même après un interrogatoire. En temps qu’espionne, l’italienne savait pertinemment, que celui qui se faisait prendre, en savait déjà beaucoup trop à ce moment précis sur ses geôliers. Il était, à partir de ce moment, déjà temps de le faire taire à tout jamais. Oh non, malgré les apparences, elle n’était pas pour la violence gratuite à tout moment. Mais pour gagner une guerre, il fallait savoir faire des concessions et prendre des vies. Une tactique comme une autre, que son cerveau mettait en place à une vitesse impressionnante. C’était sans pudeur qu’elle pouvait répondre aux questions et donner son point de vue sur un tel sujet. Et sa mission se déroula bien différemment de ce qu’elle avait prévu. Laissant l’une de ses victimes en vie. Puisque la douleur que lui avait procurée une blessure au bras droit, la fit revenir sur terre. Faisant décliner douloureusement chacune de ses envies de meurtres. De se recouvrir d’un sang qui n’était pas le sien. De sentir un cœur s’arrêter de battre sous ses coups. Ses pensées étaient tellement négatives qu’elle sentait clairement ses mains trembler plus fortement que la normale. Plus le temps s’écoulaient. Plus, elle ressentait le besoin de déverser de toutes les manières cette puissante frustration. Non. Cette violence qui s’écoulait à un rythme effroyable dans ses veines. Faisant battre son cœur. Il fallait qu’elle s’occupe réellement l’esprit. Sinon, cela pourrait finir d’une effroyable manière pour les premières personnes qui croiseraient son chemin.

Ainsi, en voyant qu’il était trop tard pour rentrer chez elle à Régalo, elle avait sentie toute son énergie négative augmenter d’un fort niveau. Ce n’était plus réellement bon pour elle de rester seule dans un appartement vide. Que pourrait-elle faire mise à part lire ? Rien. Et lire, lui laissait clairement trop de temps libre pour réfléchir. Sa mémoire devait être de nouveau embrumée. Comme lorsqu’elle mettait de côté sa maladie, pour vivre comme les autres. Du moins faire semblant de vivre comme eux. C’est pourquoi, Alex avait fini par se décider à prendre le chemin d’un bar qu’elle connaissait très bien et qui lui permettrait de se saouler sans que le barman ne vienne la contredire sur chacune de ses décisions. Ce qui serait certainement signer son arrêt de mort. Alors, avec le temps. Il avait fini par comprendre qu’il devait la laisser seule dans ses cas de bourrage de gueule intensif. Pour qu’elle puisse se détendre un tant soi peu et oublier qu’elle était tellement différente. Et triste. Parce que oui, au fond, elle était tellement triste de n’avoir pas eu une enfance normale. Ni même une adolescence à cause des nombreux traitements de fond qui la mettait chaos la plupart du temps. Des autres enfants de son âge, qui avaient vite compris que quelque chose clochait dans son comportement. Il avait fallu qu’elle grandisse pour réussir à maîtriser ses émotions. De ne plus sauter à la gorge d’un ou plusieurs individus sans même ressentir la peur, lorsque ses derniers osaient faire un pas de travers. Voire même de s’attaquer à elle ou quelqu’un qui pour elle, était «  appréciable ». Il lui avait fallu beaucoup de temps. Mais à l’âge adulte, elle savait plus ou moins faire la différence en ce qui est vraiment du côté du « bien » et ce qui faisait parti du côté du «  mal ».  Que ce qu’elle voyait comme bon ou mauvais. Pourtant, peu à peu, ses nerfs la lâchaient. Faisant d’elle, une jeune femme de nouveau instable.

A peine entrée, que la rousse sentie les différents regards sur sa personne. Sur le coup, elle ne sut dire s’il s’agissait de crainte. D’indifférence. De colère ou bien d’autre chose. Mais elle s’en fichait éperdument. Temps qu’elle pouvait rester potentiellement tranquille jusque pas d’heure. Ce qui ne fut pas le cas. Pas du tout même. Puisque, directement, un vieux soulard avait trouvé intéressant de venir la séduire pour qu’elle se retrouve dans son lit. C’était, bien évidemment, sans compter sur le caractère naturellement impétueux de la demoiselle. Qui avait fini par faire preuve de violence. En menaçant ce dernier d’un sifflement strident de la tuer si celui-ci ne partait pas vite. Ce qu’il fit, bien évidemment sans attendre. Bon Dieu, ce que les hommes pouvaient être très lourds par moment. Certes, la fille de boulanger ne demandait pas non plus quelqu’un qui viendrait lui offrir des fleurs tous les jours. Lui disant inlassablement qu’elle était la plus belle. Mais surtout pas un gros lourd qui avait la prétention de croire qu’en lui proposant un meilleur poste, elle coucherait avec lui sans se plaindre. Au fond, que voulait-elle réellement en y penser bien ? Rien. Personne. Tout ce qu’elle voulait, c’était être tranquille. Se bourrer la gueule. Dormir. Se reposer réellement et rentrer chez elle pour décompresser une nouvelle fois. La vie à Tradimento ne lui réussissait véritablement pas. Si, elle devait un jour l’avouait, la jeune femme dirait qu’elle aurait réellement besoin d’aide. De n’importe qui s’il le fallait. Mais une aide. Pour s’en sortir. Arrêter de couler encore et toujours dans les abysses de sa personnalité. Elle n’était pas folle. Ca, la jeune femme aux yeux vairons le savait. Ce n’était pas de la folie. Juste un foutu disfonctionnement que celui qui l’avait créé n’avait pas vu. La laissant alors se débrouiller seule. Encore et toujours. Quel lâche !

Soupirant, elle avala d’une traire son verre, tout en observant le nouveau venu. Un bel homme. Très bel homme de ce qu’elle pouvait en voir. Mais, quelque chose la dérangeait étrangement chez lui. Alors, discrètement, Alex se contenta de le regarder discrètement tout en sirotant son nouveau verre d’alcool. Ca, ca lui faisait vraiment du bien. Même si elle avait honte de noyer ce qu’elle était dans une saloperie quand même. Finalement, la rousse le vit se diriger vers un autre homme, ce qui fit qu’elle lâcha l’idée de le surveiller. Ce n’était peut être que de banales idées qu’elle se faisait à cause de l’alcool de toute façon. Soupirant, son regard roula alors de nouveau vers son verre. Celui-ci étant déjà à moitié vide. Dit dont, elle buvait bien plus vite qu’elle ne pouvait le croire. C’en était devenu tellement pitoyable de sa part. Soupirant, elle porta de nouveau le liquide à sa lèvre.  Qu’elle ne sentait plus réellement couler au fond de sa gorge. Il faudrait qu’elle pense à en goûter un autre une fois de temps en temps. Néanmoins, une phrase la fit sortir de sa réflexion. Le bel homme venait justement de parler. Expliquant que ce n’était pas poli de regarder les femmes sans même qu’elle ne soit au courant. Et encore plus lorsqu’il s’agissait de ses fesses. Cette simple évocation fit que la rousse se mordit violemment la lèvre.  Merde, de quoi se mêlait-il celui-ci ? Lui avait-elle demandé de s’occuper de tous les hommes qui osaient lever les yeux vers elle. Plus précisément vers son corps ? Ah, elle en avait réellement horreur des individus qui ne savaient pas s’occuper de leurs histoires. Mais ce qui lui prenait le plus souvent la tête, c’était les hommes qui osaient l’observer de loin, sans même venir lui parler. Pitoyable.  

Le regard de la rousse se tourna une nouvelle fois, vers les deux protagonistes lorsqu’elle entendit un crane heurter violemment le comptoir. Un sourire se dessina alors lentement sur ses lèvres. Un homme qui s’occupait des affaires des autres, mais qui semblait ne pas être diplomate pour un sou. Ca c’était plutôt intéressant à vrai dire. Regardant le corps s’écraser au sol, elle en déduit alors, que l’autre homme avait été assommé. Bon, au moins, elle serait tranquille. Gabrieli vit alors un sourire se dessiner sur les lèvres de l’homme. Ah, oui, il était vraiment beau. Même si les tâches de sang venaient gâcher un peu trop le paysage. Au fond, ce n’était pas réellement dérangeant. Cela attirait dangereusement la jeune rousse. Qui pivota sur son tabouret, pour se retrouver face à l’étranger, ses deux yeux clairement dégagé. Un fin sourire sur le visage et son verre à la main. Alors qu’elle tapotait légèrement dessus. Humidifiant ses lèvres au passage.

« Un verre ? Pour une telle entrée en matière, j’ose au moins espérer en avoir plusieurs. Sinon, c’est loin d’être intéressant ! »

L’alcool la rendait en général plus gentille et ouverte, qu’elle n’y était en temps normal. Il fallait certainement en profiter, mais pas plus que cela. Passant sa main dans ses longs cheveux de feu, elle les repoussant en arrière tout en terminant son verre. Faisant alors signe au dénommé Raffaelo que ce dernier était vide et que donc, il fallait obligatoirement le remplir. Peut-être que lui, serait au fond, capable de lui faire découvrir de nouveaux alcools, qu’elle n’aimait en général, pas tenter toute seule. Pourtant, il fallait tout de même, qu’elle garde une part de lucidité. Cette dernière, se dirigeant sans ménagement vers le sourire que l’homme abordait. A ça. Elle le trouvait tellement faux. Il cachait tellement de chose. Ca l’énervait. Autant lui dire rapidement. Pour qu’il arrête ce petit jeu maintenant. Parce qu’elle serait capable d’abimer son beau visage s’il le fallait.

«  Par contre, j’ai bien l’impression que ce sourire ne fais pas parti de votre personnalité. Pourquoi ne pas montrer un visage allant beaucoup mieux avec les tâches de sang qui ornent vos vêtements ainsi que votre visage. »

Joignant le geste à la parole, sa main se retrouva bien rapidement sur le visage de l’homme aux cheveux longs, pour effacer du pouce une tâche de sang sur la joue de ce dernier. Qu’elle regarda pendant quelques secondes. Ses pulsions revenaient encore et toujours. C’était mauvais. Que pouvait-elle bien faire pour se calmer, si elle se retrouvait face à des individus comme ce dernier ? Beau. Dangereux, mais ce qui le rendait terriblement attirant. Intéressant. Il ne fallait surtout pas qu’elle se laisse trop prendre au jeu. Sinon, l’espionne le savait pertinemment. Elle ne pourrait clairement pas s’en sortir seule. Son caractère ferait qu’elle lacherait totalement prise pour se laisser aller à ses pulsions plus que dangereuse. Et son instinct lui disait aussi, que cet homme ne serait pas celui qui l’empêcherait d’agir.  Loin de là même. Sinon , une phrase lui revint en mémoire. Celle qui disait qu’ils s’étaient déjà rencontrés quelque part. C’est impossible.  Elle se souviendrait d’une personne aussi singulière et qui lui donnait froid dans le dos. Etait-ce un mensonge ? Oh, il y avait de grandes chances. Parce que même en fouillant au plus profond de sa mémoire, Alex ne pouvait se remémorer son visage. Que ce soit dans la Famiglia des gentils – ce qui l’étonnerait bien, vu qu’ils étaient en ce moment même dans la Ville Sombre- ou dans celle des méchants. Mais alors où ? Le plus simple étant de poser tout de suite la question. Histoire d’être fixée rapidement.

«  Quant au fait de s’être déjà rencontrée. Je pense simplement que vous confondez. Je n’oublie pas un visage. Et encore moins, un qui est couvert de sang. Mais je m’appelle Alex. »

Passant son regard devenu vitreux sur son verre , elle l’observa. Comme ci elle avait la capacité psychique de le remplir de nouveau. Ah, mais qu’attendait-elle pour faire signe au barman de lui en apporter un nouveau ? Rien. Rien du tout. Sauf peut être que Raffaelo ne tienne ses promesses et lui en offre un. Si comptait qu’il est les moyens. Ce qui devait, certainement être le cas, avec les vêtements militaires et plutôt luxueux qu’il semblait porter. Croisant les jambes et repoussant une nouvelle fois la mèche qui barrait une partie de son visage, Alex posa son regard vairon dans ceux de son vis-à-vis. Pendant qu’un sourire sarcastique apparu de nouveau sur ses fines lèvres.

« Et j’attend toujours mon verre, soit dit en passant. »

La jeune femme aux cheveux roux tendit alors son verre actuellement vide au jeune homme en face d’elle. Tout en glissant son regard jusqu’à celui qui venait de reprendre ses esprits au sol. Ah, la tranquillité n’allait pas tarder à tirer sa révérence. Réajustant la lame qui trônait fièrement à sa ceinture, elle lança un regard noir à celui qui venait de se relever douloureusement. Une promesse de mort. De torture. Mais de tellement d’autres sévices s’il osait faire plus de bruit qu’il n’y en avait déjà dans la taverne. Pourtant, c’était en quelque sorte une promesse de continuer à vivre. Parce qu’elle se doutait fortement, que s’il ne partait pas rapidement, l’homme qui lui tenait actuellement compagnie, n’hésiterait pas à faire plus que lui frapper la tête contre le comptoir. C’était sûr et certain.

Parce qu’il dégageait quelque chose de peu rassurant. Vraiment peu.

[Dis le si quelque chose ne va pas, parce que je ne suis vraiment pas fière de moi]
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Raffaelo Valentini
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MessageSujet: Re: Les femmes sont moins faciles à manipuler que les hommes mon cher. Sam 14 Sep - 16:24

La vie est faite pour quoi ? Pour s’occuper jusqu’à ce qu’elle se termine non ? On fait des bonnes rencontres et des mauvaises. Il semble que certaines personnes n’aiment pas les mauvaises rencontre à juste titre me diriez-vous. Mais qu’est-ce que vous penserait si je vous disais que notre homme aimait particulièrement les deux ? A savoir qu’il était souvent le méchant de l’histoire, il avait de toute façon rarement l’occasion de se plaindre des autres. C’était plutôt les autres qui le faisaient et ce n’était pas pour lui déplaire. Il ne manquerait plus que ça qu’il ne soit plus capable d’être chiant et mauvais avec les autres gratuitement. C’était d’ailleurs bien la seule chose qu’il voulait bien faire sans rien avoir en échange. C’était à se demander s’il venait réellement d’une famille richissime et puissante avec un tel comportement. Digne très certainement du gamin de rue qui a vécu dans la misère et qui a donc par la même occasion développé un caractère assez fort pour ne pas se faire marcher sur les pieds par tout le monde. Mais non pas du tout. Allez savoir où a-t-il été cherché un tel tempérament, la finalité est qu’il se retrouve à être tueur à gage pour se rapporter de l’argent et qu’il est libre de vagabonder le soir dans les bars si l’envie lui prend. C’est bien ça qu’il cherchait au final non ? Pouvoir faire ce qu’il veut, quand il veut. Et dire également ce qu’il veut, cela va de soi. N’étant de toute façon pas du tout fan des politesses exagérées choses omniprésente dans la noblesse, il s’était mainte fois attiré les foudres des autres, de ses parents voir même de ses supérieurs à l’armée. Même si dans le dernier cas il avait sût se tenir à peu près tranquille pour monter en grade comme il le désirait. Plus de titre plus grade la belle affaire. Dans le fond la liberté vaut bien tout ça. Et ce soir, il avait décidé de passer un peu de temps avec cette femme. De un parce qu’elle semblait amusante. Eh bien oui, voyez-vous les loques qui se font toutes petites parce que vous haussez un peu trop le ton sur elle ou qui pleure pour un rien, on a qu’une envie les frapper. Exactement, il n’a jamais été dit une seul fois qu’il était un gentleman hm ? Et puis cette rousse. Il était certain de l’avoir déjà aperçu discuter avec des membres en costar de Regalo. Vagabondant assez souvent à Tradimento quand il était de passage, il ne serait pas étonné de l’avoir bel et bien déjà croisé avec les chiens du chef de cette ville. Sacré spécimen celui-là d’ailleurs. Il voudrait bien faire le comparatif entre les deux chefs de Famiglia, bien que ses services soient ouverts aux deux…

Revenons-en à la soirée voulez-vous ? Il avait trouvé là quelqu’un de pas trop ennuyant apparemment. Eh vous croyez quoi ? Monsieur est un macho certainement, mais il n’est pas dit qu’une femme ne pouvait pas être au-dessus des autres à son humble avis hm ? Il existe des femmes bien plus intéressantes et plus forte que les hommes, mais ce n’était pas pour autant que cette dernière faisait partie de cette catégorie, elle allait encore devoir faire ses preuves. Pour le moment, du moins à sa façon de parler, il pouvait juste au moins la qualifier de grande gueule, chose qu’il était lui-même au final. Bon point. Les timides ou apeurée très peu pour lui. Il risquerait de les traumatiser plus qu’autre chose. D’ailleurs la femme ne tarda pas à dire que vu son entrée dans la matière qu’elle espérait avoir plus qu’un verre, plusieurs serait bien mieux. Oh ? Vraiment ? Son sourire ne manqua pas de s’élargir en tout cas, laissant place pendant un bref instant à une expression un peu moins sympathique mais montrant plus un amusement vicieux. Au moins cela  prouvait qu’il aimait bien ce genre de réaction. Plusieurs verres ? Soit soit, mais ce n’était pas plusieurs verres dont elle allait avoir le droit vu le niveau. Se contentant de laisser un très léger rire s’échapper de ses lèvres fermés comme pour souligner l’amusement de la situation, il ne bougea pas d’un cil lorsqu’elle tandis la main pour essuyer la tâche de sang sur son visage, annonçant que son sourire était faux. Oui il est faux et ? Il n’a jamais cherché à être un bon acteur, il sait pertinemment que c’est bien plus agaçant d’avoir quelqu’un qui fait les faux gentil en face de soi. Donnant un sentiment de malaise, comme si on se demandait quand il comptait nous sauter à la gorge pendant qu’il continu de sourire bêtement. D’ailleurs il ne se gêna pas pour attraper vivement le poignet de la femme pour passer un bref coup de langue sur le doigt tâché. Pourquoi faire ? Allez savoir, mais ce n’était pas faire ce genre de geste qui le dérangeait de toute façon. La laissant finir de parler en l’occurrence répondre à sa question et donner son prénom. L’homme s’appuya sur le comptoir en la regardant. Au moins, la soirée n’était pas trop perdue ? C’est ce qu’il pensait pour l’instant, il fallait qu’il ne change pas d’avis entre deux…

Le verre de la jeune femme fût  poussé devant lui. Insistant sur le fait qu’elle attendait toujours son verre au passage. Quoi ? Elle est pressée ? Se disait-elle qu’il se contenterait d’échanger quelque mots et de lui donner son verre pour repartir comme si de rien était ? Non elle ne devait pas être assez bête pour ça. Levant la main au barman, il demanda à ce dernier une bouteille d’un bon alcool Italien bien fort. Poussant la bouteille vers elle, l’homme élargit alors son sourire.

- Je t’épargne la peine de recommander je te laisse la bouteille. J’espère que tu as soif.

La bouteille ? Oui oui, en entière. Elle disait vouloir plusieurs verres ? Eh bien monsieur voit en grand et prévoit la bouteille complète rien que pour elle. Libre à elle de la boire comme elle veut ce n’était pas son souci. Tendant la main pour glisser ses doigts entre quelques mèches de cheveux roux, l’homme pensa tout de même que cette couleur était belle. Pourquoi ? Parce que le sang est rouge. Le sang c’est beau, le sang représente la douleur et la mort quand on le voit, mais il est aussi la vie. Paradoxe non ? Se fichant de si elle appréciait ce geste ou non il continua sur son ton léger et faux.

- Pourquoi changer ce sourire ? C’est plus agréable de sourire à une femme non ?

Il ne niait pas être faut, c’était certainement le comble. Ne même pas prendre la peine de mentir un minimum correctement alors que s’il faisait un minimum attention il pourrait faire un parfait charmeur. Mais, il était certain que ce n’était même pas le genre de type qui intéressait la femme. Se reprochant non sans continuer de tortiller ses mèches de cheveux entre ses doigts, il se rapprocha suffisamment pour pouvoir souffler doucement à son oreille. Un secret oui… Disons qu’actuellement il tâtait le terrain et puis, le hurler de suite ne l’avancerait à pas grand-chose si ce qu’il pensait s’avérait vrai.

- Pourtant ma chère Alex, je suis certain de t’avoir déjà croisé à Regalo avec la Famiglia de là-bas. Me dire que tu travailles également ici ne m’étonnerais guère.~

Double jeu ? Pour qui ? Allez donc savoir. Mais si ce n’était pas l’un c’était l’autre. Et si notre homme était assez tordu pour penser rapidement à ce genre de chose, c’est que lui-même avait pour capacité d’être entre les deux. Il pourrait tout aussi bien être au courant d’un côté que de l’autre ce n’était pas son problème, la différence est qu’il ne travaillait pas directement pour l’un d’eux. Retournant à sa place non sans reprendre un verre d’alcool et le boire cul sec au passage, il ne se gêna pas pour écraser du talon de sa botter sur la tête du type toujours au sol. Ce dernier devait être trop hs pour penser se relever. A moins qu’il n’osait pas.

- J’espère que nous passerons une bonne soirée ensemble. Alex.

Un large sourire accompagna ses paroles tandis qu’il lui tendait la main, comme si c’était maintenant l’heure de faires les salutations comme il se doit. Décidément étrange et déranger dans sa tête apparemment. Si seulement il était juste fou… Le prendre pour un idiot serait faire une grave erreur hélas. Son attitude aussi bête soit-elle n’est jamais laissé au hasard hélas. Alors petite rousse ? Es-tu une femme vraiment forte ou pas ? Il l’espère bien en tout cas. Ne pense pas que lever la main sur lui serait une option, notre homme ne se gênerait pas de répliquer parce que tu es une femme voyons. Après tout, la femme et l’homme sont distincts, mais c’est deux êtres vivants à qui on peut facilement retirer la vie. Pourquoi faire une différence ? La regardant à travers ses mèches violettes tombant sur le coin de son visage, ce dernier ne quittait pas son regard d’elle. Comme attendant des réactions pour observer… La soirée ne fait que commencer.

[N'hésite pas à me dire si ça ne va pas. Je me suis pas trop avancée pour l'alcool de peur de dire une bêtise ou autre, mais ce serait je crois un alcool amer à 40% Italien ! -j'espère ne pas me gourer...-]
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Alex C. Gabrieli
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MessageSujet: Re: Les femmes sont moins faciles à manipuler que les hommes mon cher. Mar 1 Oct - 21:50

L’éducation joue beaucoup dans l’avenir d’une personne. Dans la plupart de ses réactions. Ce qu’elle viendra à faire plus tard. Sa vie en tant qu’adolescent. Adulte. Puis par la suite, celle de couple et la façon d’éduquer ses enfants. Une mauvaise éducation ne donnera pas non plus un mauvais adulte. Ce dernier est assez grand pour réfléchir par lui-même. Sans se laisser influencer. Pourtant, cette influence reste importante. Après tout, la parole des parents restera toujours sacrée. Sans pour autant développer un important et unique constat de complexe d’Oedipe. Une bonne éducation, peut tout autant convaincre et emmener directement dans les lieux d’une très mauvaise vie. Puisqu’une surprotection. Une enfance bloquée dans le catholicisme en croissance. Les privations. Le «  travail bien à l’école et ne manque aucunement de respects à des enseignants » perpétuel, sous peine de finir comme les gosses de bas quartiers qui volent pour survivre. De ne pas avoir un bon travail et par conséquence, un avenir qui va avec. De pouvoir quitter Régalo avec des diplômes par dizaine en poches pour conquérir Rome ou bien des pays de l’autre côté de l’Atlantique. Comme les Amériques par exemple. Au bout de vingt cinq ans de frustrations, ces enfants couverts par des mères poules. Un père pratiquement absent mais qui se pardonne par des dizaines de cadeaux le jour de leurs anniversaires. Cela uniquement parce qu’ils ont une double vie, avec d’autres enfants qu’ils voient plus souvent. Qu’ils aiment certainement autant que les autres. Mais par leurs femmes. Non, la seconde femme est beaucoup plus aimée. Parce qu’elle a réussi à éclipser la première. Mais surtout, parce qu’elle n’est pas une complexée avec un balais dans les femmes. Un stoïcisme à toute épreuve. Ne voyant pas la détresse de ses enfants. Ces gosses qui finissent par se perdre dans les profondeurs. Au début, ils se débattent encore et encore. Sortant la tête de l’eau ne serait-ce que quelques fois. Pourtant, rien n’y fais. Rien du tout. Ils finissent indéniablement par couler. Lentement pour certain. En quelques coups pour d’autres. Parce que la pression est trop forte. Ou alors, eux, sont trop faibles. La main tendue qu’ils attendent ne vient pas. Ne viendra certainement jamais. C’est un espoir vain. Alors, ils s’enfoncent. Finissent par ne plus obéir aux ordres de leurs mères. Fuguent de temps à autre. Font le mur tous les soirs. Traînent avec les mauvaises personnes. Prennent des produits illicites. Finissent par n’être plus que les ombres d’eux même. Avant de sombrer une dernière fois. La violence. La décadence. La mort. La fin. Ou alors, la prison. Très souvent la prison. Quoi que puisse penser les autres individus. Cela n’arrive pas qu’aux autres. Ou alors, uniquement aux individus qui vivent à Tradimento. Bien au contraire, parfois, ce sont eux, qui ne viennent pas d’une jeunesse dorée. Très souvent même. Ils essaient de s’en sortir. Pour ne pas tomber plus bas. S’en sortir et s’ils veulent, quitter cette ville pourrie qui tombe en ruine. Avec un dictateur qui ne s’en soucie qu’à moitié. Essayons donc de jeter sa ville dans les bidons de cette dernière pour voir si sa population continuerait à crever la fin et d’attaquer les plus riches pour se nourrir. Sans cohésion de groupe. Non. Bien évidemment. Tentons cette expérience. Pour voir ce qu’il en sort. Quelque chose de positif certainement. En somme, une bonne éducation peut faire autant de bien que de ravages. Ce n’est qu’une question de point de vue. D’interprétation et tellement d’autres éléments qui vont entrer en collision avec le Destin. Ce fameux Destin. Trop ou pas assez. C’est une difficile épreuve à passer. Ainsi, il faut réussir à trouver un juste milieu. Couver les enfants quand il le faut. Mais être ferme et les laisser sortir pour faire leurs propres erreurs pour les autres moments. C’est ce qu’avaient fait les parents de la rousse aux yeux vairons lorsqu’elle était plus jeune. Tout comme pour leurs frères après son arrivé en Italie. En même temps, ce n’était pas pareil. Même orphelin, ce dernier n’était pas aussi turbulent qu’elle. Le choc des cultures disait-ils lorsqu’elle écoutait les conversations en cachette. Ce qui était, qu’au début, ses parents avaient trouvé intelligent de la sermonner assez souvent. De lui tenir la bride plus que pour les autres enfants. Parce qu’elle était un peu différente. Qu’en grandissant, Alex penserait aux bonnes leçons du passé. Sauf que ce ne fut pas le cas. Bien au contraire, sa bonne éducation n’allait pas de paire avec son caractère. Bêtise sur bêtise était le résultat. Finalement, les plus vieux comprirent qu’il fallait autre chose. Alors, ils laissèrent la petite fille, faire ce qu’elle voulait. En se disant qu’elle finirait certainement par se calmer d’elle-même. De ne plus faire de mal ou alors, de ne plus y penser. Sauf que non, une nouvelle fois rien ne fonctionna. Enfin, les adultes finirent par admettre que la fille de boulanger n’était autre qu’une malade mentale. Pas comme les autres. Parce qu’elle était potentiellement dangereuse. Ainsi, un juste milieu fut adopté. La meilleure solution. Même si sa maladie la rendait instable.

Cette même maladie qui faisait qu’elle n’avait jamais été une gentille fille. Non. Alex Gabrieli faisait les choses comme elle le voulait. Sans se douter de si oui ou non, ces gestes étaient dans la catégorie bonne ou mauvaise. Non, le verbe douter n’était pas bon. Sans même s’en occuper surtout. Parce qu’elle n’avait aucune notion. La sociopathe voulait juste s’amuser. Que son éducation soit bonne ou mauvaise n’aurait au final rien changé pour la jeune femme. Elle faisait sa vie comme elle le souhaitait. S’en fichant des conséquences. De ce que les autres pourraient bien lui dire. Ou en penser. Que cela pourrait lui faire du mal ou sacrilège dans quelques années. Non. Alex faisait tout à l’instant. Parce qu’elle était malade. Ce mot était revenu tellement souvent, que désormais, la demoiselle le prenait comme excuse. Une très bonne excuse. Parce qu’elle pouvait tout faire grâce à cela. Sans même s’en soucier. Du haut de ses vingt deux ans, la jeune femme ne laissait rien au hasard. Même ses propres actions. Alors oui, cela la laissait dans de très mauvais moment lorsqu’elle devait prendre cette excuse. Cette foutue excuse. Ca l’énervait tellement que les autres individus ne l’engueulent pas pour faire autant de mal.  Pour être autant caractérielle. L’espionne le savait. Elle aurait tellement voulu être punie lorsqu’elle était enfant. Mais non. Personne ne comprenait. Personne ne comprendrait. Alors désormais, elle faisait tout et n’importe quoi. Frappant dans hommes sur le compte de la frustration. Et séduisant parce qu’elle en avait envie. Rien de plus. Pour s’amuser. Pour se sentir vivante. Tellement vivante.

Pour la peine, elle faisait tout et n’importe quoi. Principalement ce qu’il ne fallait pas faire. Parce que l’italienne était comme cela. Faisant pour la plupart du temps, les plus mauvais choix. Oh, ce n’était pas parce qu’elle était potentiellement malchanceuse. Non. C’était principalement parce qu’elle croyait en ses capacités physiques et mentales. Oui. Elle était sociopathe. Ce qui dans sa vie de tous les jours, causé de perpétuels remise en cause. Un rejet de la société. Mais à ses yeux, cela lui permettait aussi de réaliser des actions, que les autres femmes de son âge ne faisaient pas forcément. Comme se battre. Parce qu’elle n’avait pas peur du sang. Au contraire, cela créé une fascination morbide pour elle. Comme un papillon attiré vers la lumière.  Du moment que ce liquide acre vient des autres, rien ne la dérange. Bien au contraire. C’est plutôt amusant. Néanmoins, dès le moment où cela vient d’elle. De sa propre petite personne. C’est une toute autre histoire. Selon certains ouvrages de médecine, la jeune femme n’est pas non plus capable de ressentir la douleur. Ce qui est soit dit en passant, partiellement faux. La rousse la ressent. Le seul fait, est qu’elle ne l’assimile pas correctement. Ne comprenant pas de suite, que la douleur vient de son bras ou de sa jambe. Il lui faut un temps d’acclimatation. Alors, la membre de l’Arcana Famiglia, se permet bien des choses. Comme traîner dans les bras et boire jusque pas d’heure. Parce qu’elle n’a pas peur. Bien évidemment, elle ne comprend aucun sentiment. Alors pourquoi aurait-elle peur ? De quoi surtout ? De se faire attaquer ? La belle affaire. Même avec ne dose conséquente d’alcool dans le sang, elle saurait reprendre ses esprits et frapper là où il fallait. Pour tuer. Ca c’était certain. Personne ne s’attaque à une personne dans son genre sans s’en sortir en vie. C’était un peu ironique que de dire « personne dans son genre ». Au lieu de dire «  malade mental » ou bien «  folle ». Une sorte de mur entre elle et la vérité. Un mur fait de papier, qui un jour au l’autre, finirait par céder. La mettant face à ce qu’Alex était vraiment. Un prédateur. Une personne instable. Qui finirait un jour ou l’autre par craquer. Massacrant tout ce qui bouge dans un périmètre de dix kilomètres à la ronde. Jusqu’à ce qu’elle soit hors d’état de nuire. Uniquement à ce moment précis. Avec l’aide d’une tierce personne extérieure. Et non par sa simple volonté. Il serait bien trop tard pour compter sur ce genre de miracle.

En attendant, elle se permettait de séduire dans un bar. Tout en considérant, que séduire était un bien grand mot pour le moment. Au fond, la rousse n’en avait que faire du fait de s’attirer les faveurs d’un homme. Inconnu ou pas. Bien évidemment, elle se savait plutôt jolie. Avec ses yeux vairons impossibles à trouver sur une autre personne de l’île. Sa longue crinière rousse, qui lui donnait un air plus sauvage, animalier que d’autres qu’elle avait pu croiser auparavant. Alex était incapable de savoir pourquoi. Une solution vint alors rapidement dans son esprit. Certainement, parce que les autres femmes avaient le temps, mais surtout arrivaient à dompter leurs cheveux correctement. Ce que la rousse, n’arrivait jamais à faire. Véritablement jamais, même en ayant à son actif, plusieurs années d’expérience. Peut-être étaient-ils vraiment trop longs. Du moins, elle s’en fichait du fait d’attirer les faveurs d’un homme dans ce bar miteux, jusqu’à ce que débarque cet étranger aux cheveux étrangement violets. Non pas que ce soit horrible. Mais c’était plutôt atypique à voir. Il était séduisant certes, mais beaucoup trop pour être honnêtes. Dans ces cas là, soit il allait profiter d’une femme- riche accessoirement-  pour se faire payer autant de verre que possible. Ou, se trouver une femme, coucher avec et partir. La numéro 7 des bâtons ne jugeait aucunement ce fait. Puisqu’elle serait véritablement capable de faire la même chose avec un homme. Ce n’était pas une question de sentiments. Vraiment pas. Pourtant, tous les sens de la fille de boulanger étaient aux aguets. Parce qu’elle n’arrivait pas à se défaire, d’un sentiment étrange. Le fait que cet homme, n’apporterait rien de bon avec lui. Qu’il fallait s’en méfier comme de la peste et de prendre ses jambes à son cou. Sauf que Gabrieli faisait taire cette petite voix. Parce qu’elle n’avait pas peur. Non. Ca l’amusait plutôt qu’autre chose. Un amusement malsain.

Ainsi, la jeune femme avait laissé cet homme s’approcher. Sans trop vouloir le repousser au début. Ayant clairement le temps de le faire plus tard, s’il commençait à devenir trop ennuyeux son goût. Tout comme celui qu’il avait encastré sur le marbre du comptoir quelques minutes plus tôt. Alex n’en fut aucunement surprise. Bien au contraire, la combattante se délectait de chaque partielle de violence. Faisant ressortir sa nature peu à peu. Sans même vouloir la repousser. Une Révolution à ses règles. A l’instar de ce qu’avaient fait les français bien longtemps auparavant. Plongeant son regard légèrement vitreux sans celui de son vis-à-vis. Elle le laissa s’approcher encore une fois. Acquiesçant même pour un verre. Voire même plusieurs. C’était agaçant de boire chaque fois que la policière devait passer une mauvaise journée. Mais ca évitait clairement les meurtres en série sans aucune raison apparente. Un frisson lui parcouru néanmoins l’échine lorsque la rousse vit un sourire plus ou moins vicieux se profiler sur le visage de l’homme. Ca, ca ne voulait rien dire de bon. Allons. Non, Alex Cantara Gabrieli n’avait pas peur. Loin de là. Bien au contraire. Elle voulait en voir plus. Cette situation l’excitait terriblement. C’était dangereux. Une folie qui pourrait être sans précédant. Alors, avant de s’ennuyer, elle allait jouer encore un peu. Ce fut pour cela qu’elle déposa ses premières cartes dans un élan de frustration. Elle détestait les hommes qui souriaient. Parce qu’ils n’avaient pas l’air trop protecteur. Non au contraire, plutôt de grands enfants. Mais encore plus, ce qui souriait faussement sans aucune raison apparente. Essuyant même du pouce une tâche de sang sur la joue de Raffaelo. Il était encore chaud. Dit dont, il aurait pu au moins passer par la case douche avant de venir racoler dans un bar. Une lumière s’alluma soudainement dans l’esprit de la rousse. Et s’il était comme elle ? Non. Ca c’était impossible, autant ne pas se faire de fausses idées.

Alors qu’Alex allait essuyer son doigt pour ne pas penser soudainement, trop négativement, elle se raidit foretement lorsqu’elle sentie une pression rapide sur son poignet. L’italienne aux yeux vairons détestait les contacts physiques non désirés. Son regard se durcit soudainement alors qu’elle fixait l’homme. Ses réflexes étaient moins bons à cause de l’alcool. Elle qui n’aimait pas le langage corporel eut du mal à réagir lorsqu’il lécha le sang sur son pouce. Alors qu’Alex aurait très bien pu lui casser le nez en quelques secondes. Un sourire presque vicieux se dessina sur ses lèvres. Etrangement, ça ne la dérangeait pas trop. Oubliant presque, qu’elle était une sociopathe. Qu’elle détestait qu’on l’approche et la touche. Il était bien chanceux ce Raffaelo, que la jeune femme aux cheveux de feu ait déjà une bonne dose d’alcool dans le sang. Beaucoup d’alcool. Se mordant la lèvre inférieure, la rousse parla à son tour.

« Certaines femmes aiment tout particulièrement rencontrer de hommes capables de les dominer. Sans porter sur leurs visages un sourire prévenant complètement inutile. »

La rousse ajouta à cela un sourire tantôt moqueur, tantôt séducteur. La situation l’amusait particulièrement. Elle souriait énormément pour preuve. A cet instant, elle repensa aux paroles de ses parents. Ne surtout pas se laisser séduire par n’importe qui et se laisser par conséquent aller au jeu. Même pour s’amuser. Sauf qu’elle s’en fichait. Alex était une dominatrice. Un chasseur. Cherchant perpétuellement un défi. Et celui-ci lui tombait tout droit entre les doigts. C’était tellement tentant. Allait-il finir par craquer ? Non, ce ne serait pas marrant. Il avait l’air de dominer la partie. Alors, l’italienne, pariait sur le fait, qu’il ne la laisserait pas prendre le dessus et dominer à son tour aussi facilement. Qu’elle soit une dangereuse prédatrice de nature ou non. Parce qu’elle n’avait pas peur de lui. Et étrangement, la jeune femme se disait que cela ne devait pas être une habitude qu’il devait avoir. Tout comme afficher ce sourire niais.  Encore plus que cette phrase bateau, démontrant qu’il mettait clairement toutes les femmes dans le même panier. Un macho en pleine possession de ses capacités mentales. Non. Ce n’était pas agréable de sourire à toutes les femmes. Parce que certaines – dont elle- n’en avaient fichtrement rien à faire. Et préférait de loin l’action à la réflexion. Alors que la rousse allait de nouveau répliquer quelque chose.  Elle se rendit compte qu’elle venait, dans sa propre pensée, d’inverser la conversation. Shit. Elle devait rattraper le coup, sinon, elle ne pourrait pas goûter à cette bouteille d’alcool gracieusement offerte s’il la voyait trop saoul. Ou pas. Peut être profiterait-il de la situation ? Qui sait.

Reprenant son verre à pleines mains, Alex le ramener vers elle. Doucement. Tout en le tournant d’une certaine façon. Pour que ca puisse lui plaire. A elle seule. Un petit morceau de sa personnalité. Comme autours d’une table. Les couteaux toujours du même côté. Les fourchettes dans un sens bien précis. Une sorte de jeu pour s’occuper l’esprit. Il ne fallait surtout pas qu’elle change ses habitudes. Conseils de son psychologue. Alors oui, en prenant tant de risques, il devenait normal dans l’esprit de l’espionne de garder certains tics. Comme ceux de toujours tout vouloir organiser convenablement. Attrapant la bouteille, la jeune rousse regarde de quoi il s’agit. Le nom ne lui disait rien du tout. Alors, elle versa un premier verre avant de le porter jusqu’à ses lèvres. Un frisson lui parcouru une nouvelle fois l’échine. Ah, c’était amer. Très amer. Trop amer. Rebutant une mine légèrement dégoutée, l’italienne se lança une dernière fois en finissant son verre. Allons bon, elle finirait bien par ne plus sentir le goût. Attrapant vivement le verre de son compagnon de discussion elle y versa aussi une partie de la bouteille. C’était bien gentil de vouloir lui offrir une bouteille entière – à défaut d’un verre- mais elle n’allait pas boire toute seule comme une alcoolique non. Sinon, elle aurait l’impression qu’il soit partie pour tenter de la soûler complètement. Après tout, elle était une femme. Et comme toutes les femmes Alex Gabrieli ne tenait pas aussi bien l’alcool que les ses collègues les hommes. Surtout quand on sait qu’elle n’était pas à son premier verre lors de l’arrivée de l’autre italien. Poussant devant Raffaelo son verre, elle ouvrit la bouche pour répliquer.

« Ah oui j’ai soif. Mais j’espère ne pas boire toute seule. Sinon, je serais dans l’incapacité de rentrer par mes propres moyens. Ce serait dommage que vous ayez la culpabilité face au fait qu’il me soit arrivé quelque chose de grave. Pas vrai ? »

Oh non,  Alex ne se faisait pas du tout d’idée. Bien au contraire, sa dernière phrase avait été prononcée sur un ton totalement ironique. Après tout, d’après elle, cet homme ne semblait pas capable à l’instar d’elle-même de ressentir de la pitié. Oui, ca devait être ça.  Alors qu’elle, c’était naturelle. D’après que ce la jeune femme pouvait en voir. Ca ressemblait beaucoup plus à du je m’en foutisme. Certainement. Alors qu’elle, c’était psychique. Incapable de ressentir la moindre pitié. Si elle voyait un homme ivre en rentrant chez elle ou même une femme dans la détresse. Il y avait peu de chance qu’elle leur en vienne en aide. En donnant de l’argent – qu’elle n’avait pas de toute façon- , ou en les accueillant chez elle le temps qu’ils s’en remettent. Non. La jeune rousse lèverait les yeux au ciel. Ne prenant même pas la peine de changer de trottoir en continuant son chemin. Si quelqu’un avait le malheur de dire quelque chose, il y aurait de grande chance pour qu’elle s’arrête et lui fasse comprendre sa douleur. Après tout, il ne fallait pratiquement jamais contester ces décisions ainsi que sa façon d’être. Parce qu’elle n’avait pas du tout choisi sa maladie mentale. Pourtant, elle cultivait cette différence en ne faisant aucun pas vers les autres. Ni même en prenant la peine d’être aimable. Le jour où la fille de boulanger serait gentille avec une personne autre que ses parents et son frère, il faudrait s’attendre à de la manipulation. Ou alors, un petit service à lui rendre. Mais rien de plus. Certainement pas. Un contact la fit sortir de sa torpeur. Dans ses cheveux. Une main. Une main. La jeune femme eut un mouvement de recul. S’accrochant soudainement au comptoir. Merde, elle était ivre. Attendant que le bourdonnement dans ses oreilles disparaisse. Alex ne bougea pas. Son cerveau imprima le fait qu’elle ne devait plus avoir de mouvements brusques comme ce dernier. Reprenant sa respiration, elle n’eut soudainement plus le courage de bougeant. Abandonnant la partie. Même si ça la dérangeait que l’autre italien lui entortille quelques unes de ses mèches. Il était près. Beaucoup trop près. Et ca ne lui plaisait pas du tout.  

Alors que la rouquine allait soupirer. Un soudain rapprochement la fit s’arrêter. Non mais, à quoi pensait-il ? Au début c’était amusant, parce qu’Alex avait la plupart des cartes en mains. Mais là, avec l’alcool, la demoiselle perdait la plupart de ses notions et surtout de réflexes. Parce qu’il était là. Près de son oreille. A vouloir lui chuchoter quelques mots qu’elle eut bien du mal à comprendre. Fermant les yeux, elle se concentra quelques secondes. Allons dont. Cette situation prenait une tournure que la jeune femme n’appréciait pas particulièrement. La sociopathe ne maîtrisait plus rien. C’était frustrant. Il fallait qu’elle réagisse. Se réservant maladroitement un verre – en évitant d’en mettre à côté tout de même- elle le bu d’une seule traite.  Non sérieusement, c’était vraiment imbuvable. Quel drôle de goût avait-il en matière d’alcool. Le reposant sur le comptoir elle tourna son regard vers l’homme qui venait de lui dire l’une des choses les plus tue la soirée possible. Lui parler de son véritable but au sein de la Momento Famiglia. Ah. Ca, ca ne regardait personne d’autre qu’elle ainsi que ses véritables patrons. Non pas un inconnu qui se permet d’arriver tâchait de sang et d’aborder ce genre de sujet sans même connaître véritablement son vis-à vis. Soupirant alors, elle fit un mouvement rapidement et attrapa la veste militaire de Raffaelo avant de l’attirer vers elle. Leurs visages à quelques centimètres l’un de l’autre. Plongeant alors son regard vairon dans le bleu de son vis-à-vis. Ah, il en voulait des secrets. Elle allait lui en confier un.

« Vous allez devoir apprendre que je ne fais pas partie de la catégorie de personne que l’on manipule à sa guise. Vous venez jouer sur un terrain bien dangereux. Mais si vous n’avez pas peur, c’est à vos risques et périls. »

Les chances pour que la numéro sept des bâtons reste calme était véritablement très minces. Dans le pire des cas, il lui resterait assez de réflexe pour abimer son beau visage contre le comptoir. Ce serait particulièrement embêtant. Parce que la rousse était certaine qu’ils auraient pu bien s’entendre le temps d’une soirée s’il n’était pas parti sur un tel chemin. Tentait de la faire chanter ou autre sous prétexte qu’il possédait cette information ne lui plaisait guère. Même sous l’effet de la boisson. Son regard roula alors vers la bouteille. Ah, il en restait encore la moitié. Ce serait dommage de gâcher, mais pour le moment, elle voulait posséder la plupart de ses dernières capacités de réflexion. Alex repoussa alors son verre.  Après tout, elle n’était pas la seule à boire dans à ce comptoir. L’étranger pourrait donc la terminer tranquillement s’il le voulait. La jeune femme ne serait véritablement pas contre. Néanmoins, elle n’était pas partante pour un quelconque défi autours de la boisson en vue du fait qu’elle avait déjà quelques verres d’avance sur lui. Voire plus que quelques verres. Déjà un bon nombre. Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres, pendant qu’elle rajustait l’arme à sa ceinture tout en posant de nouveau son regard sur le bel homme à ses côtés.

« Pourtant, je ne mens pas en disant que je travaille bien pour les Momento. Je suis policière. Donc il se peut qu’il me soit déjà arrivé d’entrer dans Régalo pour retrouver des fuyards. »

Bon d’accord, c’était un mensonge. Mais personne n’a posé la règle comme quoi il lui était interdit de mentir dans cette discussion. Puisque oui, Alex n’avait jamais eu à courir après des fuyards au-delà de la frontière de Tradimento. A chaque fois qu’elle mettait les pieds dans la Ville Soleil, c’était uniquement pour se reposer ou remettre des rapports importants. Voire même tout simplement rendre une visite de courtoisie à ses parents. Le seul hic, était qu’elle ne portait pas son uniforme blanc. Signe de son appartenance au clan des cartes inversées. Mais ce n’était qu’un détail. Et ca, Raffaelo, ne pouvait en aucun cas le savoir. Relâchant doucement les pans du vêtement, la jeune femme se remit correctement sur son tabouret. Il ne manquerait plus qu’elle tombe. Jugeant directement la main que lui tendait désormais l’homme, tout en lui annonçant qu’il espérait passer une soirée en sa compagnie. Ah partie comme elle était partie. Oui, elle risquait d’être très bonne alors. Ainsi, sa main droite se déplaça pour serrer celle qui lui était tendue. Un sourire taquin sur les lèvres mais pourtant légèrement crispé.

« Je l’espère aussi Raffaelo. Pour cela, tu vas commencer par me dire quel métier tu fais. Et pourquoi tu es à Tradimento. Je connais beaucoup de visages ici. Mais pas le tien. Ne me dis pas que tu es boucher. Je n’oserais même pas le croire. »

Ramenant alors sa main sur sa propre cuisse. Alex ne quitta pas du regard son vis-à-vis. Parce qu’il était attirant. Mais surtout potentiellement dangereux. Et qu’étrangement, ce n’était pas un portefeuilles qu’elle avait sentie en attrapant la veste de l’homme. Non. Ca ressemblait plus à une arme qu’autre chose. Bien qu’elle ne sache dire ce que c’était réellement. S’approchant de nouveau de l’homme. Plus près. Toujours plus près. Foutu alcool qui la rendait tellement différente. Elle plongea sans ménagement la main dans l’ouverture de la veste pour attraper ce qu’elle croyait avoir sentie auparavant. Sortant alors rapidement une arme à feu. Ah, elle ne s’était alors pas trompée. Certes, elle ne savait dire de quel modèle il s’agissait, elle qui détestait ce genre d’arme. Mais c’était déjà ça. Un sourire vicieux apparu alors pendant qu’elle le posait sur le comptoir.

« Je ne pense pas que l’on chasse l’animal avec ce genre d’arme. Je pourrais te faire arrêter sur le champ uniquement pour le fait d’en porter dans un lieu public. Néanmoins, tu as de la chance. Ton alcool est imbuvable, mais tu as une belle gueule. Ca équilibre les charges. »

Oui, elle se permettait de dire les choses de façons directes. Que ce soit avec alcool dans les veines ou sans soit dit en passant. Sauf que théoriquement, elle mentait encore un peu, parce qu’elle n’était plus en service. Et que sans sa plaque, elle ne pouvait arrêter des individus pour un port d’arme en sa présence. Puis au fond, elle s’en tamponnait le coquillard. Sérieusement ? Il pouvait tuer s’il le voulait. Tant que cela restait dans la juridiction de ses collègues et non dans la sienne. Parce que mine de rien, Alex ne faisait jamais les choses à moitié. Si dans le pire des cas, les réponses de l’homme ne la satisfaisaient pas ou qu’il s’en prenait à elle. Elle pourrait toujours le tuer. La balle était dans son camp désormais.
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Raffaelo Valentini
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MessageSujet: Re: Les femmes sont moins faciles à manipuler que les hommes mon cher. Sam 12 Oct - 18:17

La vie est un jeu, quand on gagne, on a le droit de continuer de vivre voir même de se servir de celle des autres pour s’amuser. Quand on perd, sa vie se retrouve entre les mains d’un autre. Dans le cas présent, le jeu dans lequel notre homme semblait s’être lancé n’était pas vraiment le genre de jeu ou il y avait la mort d’un des deux participants. C’était une toute autre partie, au lieu de courir après quelqu’un avec une arme pour le tuer et l’autre tenter de fuir, c’était une chasse un peu plus délicate, puisqu’il s’agissait de passer du bon temps avec une femme. Olà, je vous vois venir de suite, et je ne parle pas de ce genre de passe-temps. Notre homme à tout le loisir de séduire une femme pour la mettre dans son lit pour la soirée. Pas besoin de chercher du gibier potentiellement intéressant pour ça, il suffit pour cela d’avoir une femme il faut le dire comme s’est un, bonne tout simplement. On ne lui demande pas de parler ou autre, juste de faire ce qu’il attend rien de plus. Mais cette Alex, c’était autre chose, elle avait une grande gueule. Des poings aussi certainement, si seulement elle était encore capable de s’en servir vu l’état dans lequel elle se mettait doucement. C’est qu’il n’avait quasiment rien à faire, elle se saoulait toute seule. Il n’avait en fait qu’à lui donner une bouteille et la voilà en train de lui répliquer tout en buvant. Commençant par critiquer son sourire agaçant. Oui il est agaçant et ? C’est justement le but, notre homme aime bien sourire, mais ce n’est hélas pas pour plaire aux autres quand c’était ce genre de sourire. Sinon c’est qu’il cherchait juste un coup pour la soirée avec la première niaise venue. Etrangement ce n’était pas son envie actuellement. Même si n’importe qui dirais qu’il cherchait à la faire boire juste pour qu’elle soit plus calme la petite demoiselle. Tient d’ailleurs la rousse c’était mise à sous-entendre qu’il ne pouvait pas la laisser rentrer seule si elle n’était pas capable de le faire  elle-même hein ? Oui bien sûr… Il était connu pour avoir le cœur sur la main, et avait pour habitude de faire rentrer les pauvres demoiselles ivres à la maison. Pas vraiment, sauf s’il le désire dirons-nous ? Qu’elle reste à dormir par terre si ça lui chante. Cela serait d’ailleurs assez amusant qu’elle soit même plus capable de se lever…

Appuyant une nouvelle fois sur son sourire, il se contenta de faire tourner un verre vide entre ses doigts en le regardant sur le comptoir. Ah, la bourrer jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus, voilà qui est amusant. Mais c'était aussi assez divertissant de l’entendre répondre avec sureté tout en empestant l’alcool. Elle faisait certainement partit des femmes qui veulent se débrouiller dans la vie et se montrer forte dans ce monde d’homme. Si on les différenciait des autres, c’est que justement le reste des femmes n’était pas de ce genre et beaucoup moins « intéressantes » à ses yeux. Même si en y regardant bien, c’était un peu la même chose du côté des hommes, puisqu’il a tant d’homme faible en ce bas monde… Il faut dire que le Valentini avait été plutôt aidé dans la vie pour savoir tenir tête à bon nombre de personne et ce, sans posséder de super pouvoirs à cause d’on ne sait quoi. Cela ne l’intéressait pas du tout d’ailleurs.

- Laisse donc ce sourire qui plait aux niaises et qui n’est pas fait pour plaire aux autres. Je préfère largement passer du temps en ta compagnie plutôt que te raccompagner si rapidement chez toi.

Phrase pleine de sous-entendu. Car oui, chez lui s’il raccompagnait une fille chez elle c’était très rarement pour prendre l’apéro ou pour passer une nuit à jouer aux cartes. En même temps n’habitant pas à Tradimento il ne pouvait que squatter le doux logis d’une femme pour ce genre de chose. Et puis même, très sincèrement comme si n’importe qui pouvait venir chez lui. C’est un tueur en série, un pas un livreur de fleurs… Mais la conversation qui aurait pût jusqu’alors être anodine changea totalement de sens, puisque la fameuse Alex ne semblait pas vraiment apprécier le sujet abordé par notre homme. Allons, dans ce cas pourquoi ne pas l’avoir juste regardé avec des yeux de femmes sous l’alcool et ne comprenant pas de quoi il parle ? Au lieu de chercher à justifier des faits et geste. Quelque chose lui disait que s’il voulait l’ennuyer un peu, il lui suffisait de continuer dans ce sens-là. Même si apporter des ennuis à cette femmes ne lui apporterait pas grand-chose très sincèrement, mais c’était juste histoire de ! La voir avec son air mauvais et agressif. Oui excusez-moi, mais lorsque vous attrapez quelqu’un par sa veste ou tout autre vêtement qu’il porte sur lui, pour le rapprocher avec le foudroyant du regard ce n’est généralement pas pour l’embrasser. Bien que ce soit une idée qui lui effleura l’esprit… Sa chevelure tomba un peu en bataille sur son visage et ses épaules, il le regardait de haut, il était de toute façon plus grand qu’elle en toute logique. Alors comme ça elle n’était pas le genre à se faire manipuler ? Pourtant elle avait les réactions à son sens typique de la fille qu’on fait chanter et qui fonce dedans. Mais après tout  l’alcool faisait peut-être son effet, c’est que la bouteille était déjà à moitié ! Le lâchant pour  pousser le verre vide et justifier une nouvelle fois sa présence à Regalo. Hey, il ne lui demandait pas son emploi du temps non plus. Mais cela ne faisait qu’élargir son sourire pour le faire lâcher une phrase en ricanant presque.

- Pourtant tu agis parfaitement comme celle qui fonce quand on la fait chanter. Ce n’était qu’une suggestion de ma part, je ne demandais pas ton emploi du temps de tes journées.Prenant alors le verre vide pour le remplir et le boire cul sec il continua. On dit que les murs ont des oreilles, mais les gens dans la rue aussi.

Il supposait qu’elle était du côté d’Arcana et faisait la comédie de ce côté-ci, à moins que cela ne soit l’inverse. Elle était bien plus souvent à Tradimento, il trainait souvent dans cette ville de débauche et il n’était pas rare de croiser la police, ainsi une rousse ça ne passe pas inaperçu même s’il n’avait pas cherché plus loin. Après elle pouvait bien être un traitre d’Arcana, ou bien jouer à être comme lui entre les deux camps et se moquer de tout. Ce qui serait idiot vu sa place, vu qu’elle est sous les ordres d’un des deux obligatoirement… Bref, au pire c’était sa vie, lui était juste là  pour passer le temps.  Maintenant que les salutations étaient faites ils pouvaient boire tranquillement non.. ? En tout cas, il ne se gêna pas pour remplir à nouveau le verre de la demoiselle pour le pousser vers elle. Il venait de faire cul sec, à elle d’en faire de même.. ? Une moitié de bouteille, elle n’était de toute façon plus à ça près non.. ? En tout cas irrité, elle semblait bien décidée à l’ennuyer ? Lui ? Peut-être il ne sait pas, mais en tout cas elle lui demandait ce qu’il faisait dans la vie, insistant sur le fait qu’elle ne le croirait pas s’il disait boucher. Pourtant, c’était certainement une des choses qui pouvaient le plus se rapprocher de ce qu’il faisait… Finalement elle attrapa vivement une de ses armes qu’il portait sur lui, c’est-à-dire le pistolet qu’il mettait sous sa veste pour le regarder et le poser sur le comptoir. Alors comme ça elle voulait se montrer forte en affirmant pouvoir l’arrêter pour port d’arme ? Allons, on est à Tradimento. Surtout que notre homme ne se cachait pas vraiment de ce qu’il était, sans pour autant le crier sur tous les toits, il n’y avait qu’à Regalo où il ne disait trop rien puisque cette pratique n’était pas vraiment très apprécier dirons-nous. Souriant en coin, il glissa alors sa main pour récupérer son bien et le remettre à sa place, c’était son affaire. Et si seulement cela s’arrêtait à un pistolet sous la veste…

- Je ne cache pas ce que je fais, chacun son gibier pour la chasse. Donc si, je peux t’assurer que pour mon gibier ce genre d’arme convient très bien.

Bon d’accord, ce n’était pas dit crument qu’il était tueur à gage, mais on  pouvait le comprendre non ? Vu son tempérament aussi on pouvait le deviner. Il avait eu au moins l’intelligence de se restreindre en tuant en étant payé, au lieu de divaguer dans les rues en tuant tout ce qui bouge, ce n’est pas ça qui vous loge ou vous permet des petits plaisirs ! Poussant un peu plus le verre dans sa main, il se pencha alors pour souffler à son oreille.

- J’habite à Arte, je passe souvent par ici c’est une chouette ville. Et toi tu l’aimes bien ?

Ce que cette question pouvait paraitre con. En même temps selon le tempérament des gens, on aime ou pas cette ville. Certains devaient préférer Regalo, mais n’osaient pas bouger, ou parce que leurs situation financière ou pour le boulot rien de tout ceci ne le permettait. Glissant à nouveau à côté, ou plutôt en face d’elle du coup, il s’accouda sur le comptoir, jouant d’une main distraite avec celle de libre avec une mèche de cheveux roux qui trainait. Alors tu t’es calmée ? Ou peut-être veux-tu encore boire ? Allez, je suis sûre que t’es sympathique comme fille si t’y mets du tient.~

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Alex C. Gabrieli
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MessageSujet: Re: Les femmes sont moins faciles à manipuler que les hommes mon cher. Sam 16 Nov - 15:17

Alex était une femme joueuse. Possédant des principes certes, mais très peu. L’un des avantages d’être sociopathe certainement. Personne ne peut venir la voir en disant qu’elle n’a aucun cœur et surtout ne défend aucun principe social. Du moins, aucune personne ne connaissant les principaux traits de caractère. Mais véritable joueuse. Son jeu principal était de défier la chance en permanence. De ne jamais se taire pour voir ce qu’il va finir par arriver. La vie pour la jeune rousse était de prendre des risques. Parce que cela lui procurait énormément de bien être. Surtout d’adrénaline. Mais c’était ce principe qui créait l’adrénaline. Il fallait se faire plaisir dans la vie pour se sentir bien. Mais surtout se faire peur. Encore et toujours pour ne pas s’ennuyer. La fille de boulanger était reine dans ce principe. Courir à droite et à gauche pour attraper le premier malfrat venu et chercher à se battre. Parfois à mains nues et d’autres fois avec des armes.  Ah, ca valait le coup ces moments précis. Ne pas savoir si elle allait s’en sortir en entière ou tout simplement perdre une voire les deux mains dans le combat. Bon, après, la rousse avait entière confiance en ses capacités – peut être parce que son frère était son entraîneur- mais véritablement confiance en ses capacités.  Non pas qu’elle soit imbue de sa personne – peut être que si en fait- mais principalement parce que la plupart des citoyens délinquants vivant à Tradimento n’étaient pas de bons combattants. A l’arme à feu si, mais dès qu’ils se retrouvaient devant une personne montée sur batterie, il ne fallait pas s’attendre à avoir le temps de sortir son arme de sa poche. Bien au contraire, en quelques minutes, c’était la mort qu’ils croisaient. Dans ces moments là, l’espionne ne faisait preuve d’aucune pitié bien au contraire. C’était à peine si elle leur laissait le temps de réagir et de comprendre ce qu’il venait de se passer. La jeune femme était particulièrement en forme ces jours là. En effet, c’était en général les jours où rien n’avait été comme elle l’aurait voulu. Quelque chose qu’elle n’avait pas du tout prévu. Un homme ou une femme qui lui résiste dangereusement. Surtout à l’un de ses ordres en tant que policière. Mais au moins elle s’amusait ces soirs là. Pourtant, l’espionne s’ennuyait tout autant. Peu de personne lui tenait vraiment tête lorsqu’elle était dans cet état. Il fallait vraiment le vouloir pour l’arrêter. La seule solution était de la laisser s’énerver et de tuer quelqu’un. Alex savait pertinemment qu’elle ne devait pas s’aventurer sur ce genre de terrain. Sinon elle serait incapable de s’arrêter. Véritablement incapable et ce serait dangereux. La vie n’était qu’un jeu pour elle. Surtout dans des états d’esprits étranges comme elle pouvait avoir. Malgré tout, même avec ce côté joueuse dépravée, la numéro 7 des bâtons avait un caractère massacrant. Elle avait horreur que quelqu’un ne puisse venir la contredire. Lui chercher la dispute alors qu’elle n’était pas dans ce genre de jour. Réussir à lui tenir tête sur des sujets qu’elle ne voulait aucunement aborder. Et ne pas comprendre qu’elle serait capable de s’énerver véritablement. Même dans une situation comme celle qu’elle était en train de vivre. Bien au contraire, la jeune rousse tentait vainement de faire comprendre au bel homme en face d’elle, qu’elle n’était pas vraiment encline à parler de son appartenance réelle à la famille dirigeant la Ville Soleil. Mais non, il continuait. Encore et toujours à l’énerver. Oh, la rousse n’était pas bête et comprenait très bien qu’il le faisait exprès. Néanmoins, cela l’énervait particulièrement. Parce que sans même la connaître – du moins elle l’espérait, sinon, elle devrait changer de métier- il arrivait à mêler ses deux plus grands traits de caractère. L’impulsivité, la non contrariété, ainsi que son côté très joueur. Parce que même si cette situation ne lui plaisait aucunement, la rousse savait très bien qu’elle pousserait le vice jusqu’à ne plus trouver d’amusement dans la situation. Pour le moment, ce n’était pas encore le cas. Parce qu’elle avait l’impression de se voir dans un miroir. Version homme bien évidemment. Ne jamais lâcher le morceau. Faire monter la pression dans les individus qu’elle questionne. Sauf que cette fois ci elle était à la place du questionné et ce n’était pas forcement agréable. En fait oui, Alex avait trouvé ce qu’elle n’aimait pas chez cet homme.

Il était comme elle.

Et ca, ça ne lui plaisait pas du tout. Véritablement pas. Parce qu’elle savait de quoi elle était capable. Peut-être était-il même pire en fait ? Ah, cette sensation de ne pas savoir se trouvait être particulièrement désagréable. Désagréable, mais bien amusante au passage.

La jeune rousse laissa ses yeux rouler de son verre à celui de l’homme. Plusieurs fois de suite. Alex savait pertinemment qu’elle se devait d’arrêter de boire. Parce qu’elle n’en avait plus envie dans un premier temps puisque toutes ses tensions étaient redescendues d’un cran. Que de surcroît, elle commençait à voir trouble et ne se sentait déjà plus capable de rentrer chez elle comme une grande. Sauf que la policière détestait dépendre de quelqu’un et surtout après une bonne cuite. Alors, elle attendrait un peu que l’alcool passe et pourrait finalement prendre le chemin du retour. Seule ou accompagnée en fonction de ses envies. Si envies avait-elle. Parce que bon, c’était bien de boire pour se calmer. Boire pour oublier. Boire pour tout faire. Mais il fallait assumer le lendemain matin. Et mine de rien, la numéro 7 des bâtons devait se lever tôt pour faire le chemin jusque la Ville Soleil. Cette simple idée la fatiguait déjà. Poussant du dos de sa main son verre à moitié vide, la demoiselle affirma silencieusement que l’alcool se trouvait banni pour la fin de la soirée. Voire le début de la nuit vu l’heure tardive. Repoussant sa mèche derrière son oreille d’un geste de la main, elle tourna la tête une nouvelle fois vers le bel homme à ses côtés.

Une fois qu’elle le voyait parfaitement, la fille de boulanger lui fit une remarque sur son sourire. Ah, elle le détestait véritablement. Les sociopathes étaient tous comme ça. Ils voyaient ce que les autres ne voyaient pas. Parce qu’ils étaient des observateurs. Combien de fois avait-elle vu ce sourire s’afficher sur les visages des hommes qu’elle observait ? Tout cela pour dire à leurs femmes que non ils ne les trompaient pas. Alors qu’elles avaient des cornes bien plus grandes que n’importe quel animal mythologique. Ensuite, il y avait ceux qui draguaient pour mettre dans leurs lits.  Ah, ils le connaissaient par cœur le sourire commercial. Alex serait particulièrement tenté de les étrangler lorsqu’ils s’affichaient devant elle comme cela. Bien évidemment, ce principe était à nuancer. Les femmes aussi savaient manipuler avec un doux sourire et un décolleter bien plongeant lorsqu’elle le pouvait. La Gabrieli aimant particulièrement la compétition, une femme qui s’affichait devant elle avec un décolleté jusqu’aux pieds l’énervaient plus qu’autre chose. C’était jouer sur son terrain lorsqu’elle voulait elle aussi séduire pour s’amuser et obtenir quelque chose. Généralement, la rivale en question repartait sans demander son dû. Sauf que pour le moment, Alex Cantara n’avait aucune rivale en vue – en  même temps, vu l’état du bar et les bagarres ce n’était pas une surprise- mais le sourire de l’homme l’avait particulièrement énervé. Alors, elle ne se retint pas de lui dire. Parce qu’elle était Alex et qu’elle ne gardait jamais rien pour elle.

Ce à quoi il répondit rapidement. Bien trop rapidement peut être. Raffaelo lui expliqua alors que ce sourire devait rester tranquille, puisqu’il n’était fait que pour les niaises. Ah les niaises, au moins la rousse se rassurait de ne pas faire partie de cette catégorie. C’était déjà difficile lorsque l’on s’en rend compte, mais c’est bien pire de rester niaise toute sa vie sans même le savoir. Mais surtout de tomber dans le panneau à cause de deux ou trois belles paroles et le sourire charmeur d’un homme comme celui qui se trouvait face à elle. Se remettant droite sur son tabouret, la rousse se mit à réfléchir. Principalement au fait qu’il préférait rester avec elle plutôt que de la raccompagner.  Allons bon, c’était tout simplement ironique de la part de la jeune femme d’avoir annoncé qu’il devait la raccompagner. Parce qu’elle s’en fichait royalement. Si elle voulait séduire quelqu’un pour prendre un peu de bon temps, il lui suffirait d’aller voir l’homme d’une trentaine d’année dans le coin de la salle. Oui, celui qui semblait omnibuler par la conversation et se demandait certainement comment la situation aller finir. Si l’homme en tenue militaire allait réussir à mettre cette rousse dans son lit ou tout simplement contre le mur en sortant du bar. S’il allait laisser tomber et donc que lui pourrait tenter sa chance. Ah, cela faisait bien rire l’espionne. Parce qu’elle était plus intéressée par le fait de faire taire l’homme aux tâches de sang, plutôt que de coucher avec. Pour l’instant du moins. Au regard de la précédente phrase du jeune homme, Alex savait pertinemment qu’il n’était pas du genre à s’attacher à quelqu’un et que s’il avait voulu coucher avec, ils seraient déjà partis depuis longtemps de cet endroit. Sauf qu’ils restaient. Alors, il y avait certainement quelque chose d’autre derrière tout ça. Rendant la combattante particulièrement curieuse.

« J’en déduis donc que tu dois avoir bien des relations avec des niaises. En même temps ce ne sont pas des cibles particulièrement difficile à avoir. »

Autrement dit, Alex s’était trompée sur lui. La jeune femme le pensait entreprenant, mais aussi un peu comme elle, aimait les défis. Pourtant il se contentait juste de draguer quelques niaises de passage. C’était bien peu amusant ce genre de relations. Ce genre de vie. Même si la jeune femme ne se posait plus trop de questions sur le caractère de l’autre italien. Se doutant particulièrement, qu’il devait s’amuser comme elle aurait pu le faire. Dans le sang et les cris. La peur et le silence. La rousse eut soudainement des doutes tout en réajustant l’une des bretelles de sa robe. Parler avec quelqu’un comme lui ou tout simplement le fréquenter ne serait-il pas un mauvais signe ? Une façon de lui dire qu’il serait temps qu’elle lâche sa garde et se laisse aller à sa véritable nature. Voyons, la jeune femme commença à se dire qu’elle n’avait réellement aucune chance. Tomber sur le genre d’individu qu’elle évitait le plus au monde. Ceux remplis de violence et d’amour propre grandissant. Un jour elle serait normale. Avec beaucoup de courage et de persévérance. Un jour oui. Mais pas ce soir. Parce que l’espionne se laisserait bien tenté par l’ivresse de la nuit. Par la violence qui pourrait en découler. Par ses véritables démons. La nuit était tout à elle, quoi qu’elle décide d’en faire. Puis la conversation changeait de tout au tout. L’homme venait d’ouvrir une nouvelle porte. Celle qu’il n’aurait jamais du ouvrir. L’alcool ne rendait pas la jeune femme joviale et gentillette, bien au contraire, sa mauvaise humeur grandissait de plus en plus. Ses yeux ne quittèrent plus ceux de son vis-à-vis pendant que son sourire moqueur tendait à disparaître. Voyons, il fallait trouver quelque chose pour qu’il se taise. Qu’il oublie de parler d’elle. Parce que même ivre morte, elle ne donnerait aucune information sur sa véritable mission. Surtout pas à un inconnu. Que pourrait-il en faire ? Après tout, il se pouvait que ce soit un espion à la solde des Momento. Et lui donner la moindre information pourrait jouer en sa défaveur. Alex n’était pas encore prêt à pendre au bout d’une corde. Pas vraiment non. Le pire dans l’histoire était qu’il ne comprenait pas alors qu’elle le menaçait. Ah, il était l’un des rares qui lui résistaient. Pour cela, Alex avait du respect pour lui.

Sauf qu’il continuait à parler.  Allons Raffaelo ferme là deux minutes. De part son caractère l’homme ne devait pas avoir grandement peur d’elle. Ils étaient bien trop semblables pour ne pas se comprendre. Il était fou, lui qui devenait ce que la rousse fuyait depuis tant d’années. Soupirant, elle se replongeant vers son verre. Que faire de ça ? Continuer à boire ou s’arrêter ? Ah, même si elle se rendait ivre à ne pas pouvoir marcher, au moins elle serait assez saoul pour dire n’importe quoi et donc se protéger au travers d’absurdités. Attrapant son verre, la jeune rousse le remplit pour le vider aussitôt. Elle avait horreur de sentir l’alcool mais véritablement horreur. Pourtant son parfum n’arrivait plus à être le dominant.  Allons bon ce n’était pas trop grave. Il y avait peu de chances qu’il marque assez son esprit pour qu’elle puisse se souvenir de lui dès son réveil. Après cela, d’un mouvement très vif elle attira l’homme tout près d’elle. Leurs souffles pouvaient se mélanger mais sur le coup, elle s’en fichait. C’était juste un moyen pour lui faire comprendre qu’il ne devait pas trop jouer avec elle. Tout ce qu’il trouva à dire, c’était juste de lui donner on ne sait quel conseil et qu’elle n’avait pas à se justifier. L’enfoiré, se faire manipuler comme ça. Soupirant, la rousse relâcha sa la veste militaire de l’italien elle ouvrit la bouche pour parler tout en se remettant correctement sur son tabouret.

« Allons, je te tire mon chapeau, tu es bien doué pour manipuler les individus. Et pas seulement les niaises apparemment ! Je retiendrais ton conseil. »

Donc voilà, elle ne dirait plus rien à moins d’y être contrainte. Voire même peu de chances qu’elle dise quelque chose sous la torture. Alex Cantara Gabrieli se savait un peu sadomasochiste sur les bords.  La douleur ne lui déplaisait pas fortement. Il fallait mieux qu’elle meurt pendant l’interrogatoire. Sinon la personne se retrouverait six pieds sous terre. Morte ou vive. Ses yeux suivirent le mouvement des mains de l’homme jusqu’à son verre. Non, elle ne viderait plus un seul verre ce soir. Son estomac lui déconseillait fortement et sa tête lui tournait un peu trop. Pour la deuxième fois de la soirée, la jeune femme se décida à arrêter de boire. Son corps était trop petit et la nourriture peu existante dans son organisme pour tenir tout cette dose de boisson. Le verre remplit devant elle arriva devant l’homme.  Bon, s’il n’aimait pas boire derrière quelqu’un, il n’aura cas le laisser sur le comptoir et c’était tout. Attachant ses longs cheveux roux en un chignon dont certaines mèches retombèrent sur sa nuque désormais nue. Alex toucha alors sa peau bronzée, la marque de son dernier amant avait désormais disparue. Cet enfoiré avait osé la mordre. Un bleu, il lui avait laissé  un bleu. Une marque. Sur le coup la membre de l’Arcana Famiglia n’avait rien dit, mais il était certain de ne pas la voir revenir. Comme tous les autres de toute façon. Jusqu’à quelque chose n’attire son regard. Une arme sous la veste de l’homme qu’elle attrapa vivement pour le poser devant elle. Avouant à l’homme qu’elle pouvait clairement le faire arrêter pour port d’arme illégal dans Tradimento. Même si ce n’était qu’un vulgaire mensonge. Parce qu’elle n’était plus en service depuis des heures désormais, mais principalement parce qu’elle n’avait jamais arrêté des individus pour ce motif. Puisque c’était illégal à Regalo et non Tradimento soit dit en passant. Juste après lui avoir dit qu’elle voulait savoir ce qu’il faisait dans la vie, sans une touche d’ironie.  Raffaelo reprit alors son arme tout en avouant que cette arme était très utile pour son gibier. Les lèvres de la rousse s’étirèrent en un sourire mi heureux mi sadique. Oh il lui plaisait tellement.

« J’espère au moins que ce gibier est amusant à chasser. Et qu’il s’attrape sans chien de chasse. Rien de plus excitant que de l’attraper et de le voir se défendre pour une petite parcelle de vie. »

La rousse venait de transgresser la plupart de ses règles de vie. Mais surtout de montrer sa véritable personnalité. Une personne particulièrement froide et ironique. Pensant à faire tuer telle ou telle personne juste pour satisfaire son égocentrique et sa force sur une personne. Avec un partenaire comme ce dernier, elle n’aurait même plus le courage de se contrôler un tant soi peu. Devenant une femme particulièrement dangereuse. Ce qu’elle était véritablement au fond. Elle se devait de l’accepter encore et toujours. Alex n’avait plus vraiment envie de lutter sur le moment. Juste de se laisser aller, même si elle ne pourrait jamais revenir. C’était un jeu qui se jouait à quitte ou double, réellement. Une main dans l’une des mèches qui avaient échappé à son élastique et un souffle chaud près de son visage la fit revenir à la réalité. Raffaelo était particulièrement proche d’elle pour lui demandait si elle aimait bien Tradimento, parce que lui l’aimait tout particulièrement. La rousse prit quelques secondes à comprendre avant de tendre sa main droite pour repousser une mèche violette sur le visage du tueur en face d’elle. Plongeant son regard vairon dans le bleu de son vis-à-vis. Dommage qu’il soit aussi dangereux pour elle sinon elle arrêterait de se défendre au moins pour la soirée.

« Je n’aime cette ville que lorsqu’elle est amusante. Sinon, ce n’est qu’une ruine sans nom avec des gens ennuyeux partout. Quant à Arte, n’est-elle pas trop protégée pour quelqu’un qui chasse ? »

Elle aurait bien voulu dire «  tuer » mais ce mot ne devait aucunement sortir de sa bouche. Pas de tout de suite, sinon, elle le suivrait en cas de tuerie évidente. La jeune femme aux cheveux de feu devait impérativement mettre une distance entre lui qui est la tentation et elle, qui essai de se restreindre. Pourtant, même physiquement, elle n’arrivait pas à reculer pour reprendre sa place. Cet homme était le diable et Alex pourrait certainement devenir son avocat. Au moins pour la soirée. Plaçant la mèche violette derrière l’oreille de l’homme, un sourire se dessina lentement sur ses lèvres rouges. Se rapprochant alors peu à peu de l’italien apparemment natif d’Arte ne laissant que quelques millimètres entre eux.

« Alors, je te pose une seule question : sera tu capable de rendre cette soirée amusante ? »

Un sourire de défi s’afficha sur ses lèvres alors qu’elle repoussa son verre ainsi que la bouteille presque vide vers le barman. La jeune femme ne pouvait désormais plus rester à la même place très longtemps. Son côté un peu incertaine, hyperactive peut être. Raffaelo la rendait particulièrement curieuse, sera-t-il capable de l’intéresser encore quelques minutes ? Sinon, il risquait de se retrouver face à une Alex Cantara Gabrieli particulièrement ennuyée, donc déçue voire de très mauvaise humeur. Le bel homme était-il prêt à prendre ce risque ?
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Raffaelo Valentini
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MessageSujet: Re: Les femmes sont moins faciles à manipuler que les hommes mon cher. Ven 27 Déc - 19:01

Amusante soirée ? Plutôt oui, on va dire que ça changeait de d’habitude. Combien de fois notre homme était tombée sur une nunuche qui n’avait de yeux que pour lui ? Un paquet de fois je peux vous l’assurer, faut être franc aussi, il est plutôt bel homme et en a parfaitement conscience, ainsi tirer un coup pouvait se faire très facilement, nul besoin d’avoir du respect pour cette femme ou même de l’apprécier, du moment qu’elle n’était pas moche c’était là la seule chose qui comptait. Alex ? Oh, elle n’était pas laide loin de là, on pouvait même dire que Raffaelo avait un certain penchant pour ses yeux et ses cheveux. Eh oui, il a du coup et ne voit pas forcément une femme que par sa taille de poitrine, même si cela comptait forcément. Mais là, cette chevelure rousse était très belle, cela lui rappelait la couleur du sang, couleur qu’il voyait si souvent et qu’il prenait grand plaisir à sortir du corps humain de différentes façon. Au moins, sachant manier presque à la perfection les armes blanches et à feu cela lui permettait de varier les plaisir. Mais ce soir le plaisir ne se résumait pas à faire souffrir mentalement ou physiquement quelqu’un, on va dire que c’était un jeu de séduction pour pouvoir faire connaissance ? Oui c’est cela, ce n’est pas assez drôle de faire comme tout le monde, c’est mieux d’apprendre à connaitre la personne de cette façon. Il faut dire que la femme réagissait plutôt bien au jeu, pour ne pas dire carrément qu’elle participait bien. Ainsi, il pensait bien passer une bonne partie de sa soirée avec elle, selon ce qu’elle ferait ou dirait, le programme de la soirée serait alors établi. Pour le moment il venait juste de mettre le doigt sur une information important sur elle, du moins il ne pouvait déduire autre chose vu sa réaction. Elle était à Tradimento mais avait des contacts à Regalo ? Fallait-il déduire qu’elle était ici pour le travail pour le compte de la ville du soleil ? Détail à ne pas ignorer, bien que sur le principe il s’en fichait totalement, ces histoires de famiglia il s’en contrefichait totalement. Mais comme  on dit, toute information sur autrui est bonne à prendre, surtout si c’est censée être un secret. En tout cas, la rouquine n’avait pas vraiment appréciée qu’il se moque d’elle, eh bien quoi ? Il n’avait fait que dire la vérité, elle c’était trahie toute seule rapidement qui plus est. Son sourire en coin toujours scotché sur son visage, il n’aborda pas d’avantage le sujet, mémorisant en silence. Il n’avait de toute façon pas besoin d’en apprendre d’avantage là-dessus.

De toute façon, le sujet venait de prendre une autre direction, parlant alors du fait qu’il possédait une arme à feu sur lui. Si ce n’était que ça, il en avait beaucoup, d’autres parfaitement visible, tandis que d’autres étaient dans des poches un peu plus internes. Comme si c’était dérangeant, franchement, sa façon de lui dire qu’elle pourrait l’arrêter le faisait bien rire, surtout dans une ville comme celle-ci, ce serait mentir de dire que personne n’a d’arme que les gens sont honnêtes dans le coin. Reprenant son dût, sa réponse bien que pourtant évidente semblait l’intéresser. Oh, mademoiselle est une adepte des armes ? C’est bizarre, d’un côté elle semblait terriblement coincée à ce sujet, jouant les bonnes policières. Haussant les sourcils, un léger rire, à peine audible s’échappa de ses lèvres closes, alors comme ça il pouvait faire quelque chose d’elle,  il pouvait jouer et ce de façon bien plus amusant qu’avec les trois quart des femmes. Reste à savoir comment elle est sur le terrain. Pendant un très bref instant, alors qu’il venait de lui poser une question sur la ville, il se perdit dans ses pensées, ce fût la main de la demoiselle qui ramena une de ses mèches rebelle en arrière qui le ramena sur terre. Elle n’aimait cette ville uniquement lorsqu’elle est amusante.. ? Un air presque, je dis bien presque, sérieux sur son visage, il garda son regard planté dans le sien. Cette fille était presque comme lui. Dans sa façon de penser, reste à savoir si elle était du genre à se laisser aller pour faire ce qu’elle veut, ou si comme beaucoup elle avait une conscience. Cette stupide conscience qui arrête bon nombre de personne, mais c’est certainement cette chose qui rend les Hommes plus humain justement ? Que des conneries tout ça, il n’en a pas besoin et n’en avais jamais vraiment eut. Gardant cette proximité physique, il se contenta de répondre l’air désinvolte, un peu comme d’habitude en fait.

- Tu t’inquiètes pour ma petite personne ? Finissant tout de même par parler plus sérieusement. Il est aisé de faire ses affaires à Arte, il suffit de ne pas être un demeuré pour ne pas se faire prendre.

Tient, il avait dit quelque chose d’intelligent et sans laisser la moindre vanne trainer dans sa phrase ? Eh oui cela lui arrivait heureusement, sinon il serait encore plus difficile de parler avec lui. Il n’est pas idiot, il se fait passer pour un idiot nuance. Mais avec elle pas besoin, c’est même plus amusant d’être naturel avec cette femme qu’avec les autres. Un simple sourire et quelques mots doux qu’on ne pense pas et le tour est joué. Bon et maintenant ? Et bien il semblerait qu’il était temps de bouger, ce n’était pas pour lui déplaire, puisqu’une fois qu’il avait consommé ce qu’il voulait, il ne restait que vraiment rarement dans ce genre d’endroit, il faut en fait lui trouver une bonne raison de rester en somme. S’il pouvait rendre la soirée amusante ? Ah mais ma chère… Cela pouvait déprendre de quelque chose… Attrapant son menton entre son index et son pouce, ses lèvres frôlèrent les siennes sans pour autant avoir un contact franc. Effleurer, le souffle qui caressait légèrement ses lèvres. Il souffla.

- Tout dépend de ce que tu trouves amusant ma chère. Quoi il laissait sous-entendre qu’il voulait se la faire et que c’était amusant selon lui ? Même pas… J’ai une visite à rendre à un ami avant de rentrer, si jamais tu veux faire sa connaissance, il sera ravi. Je dois récupérer une arme qu’il ne veut visiblement pas me rendre.

Tout en terminant de parler, le jeune ex-militaire ne tarda pas à s’éloigner d’elle pour se diriger vers la sortie de l’auberge. Un ami ? Tout ce qu’il nomme ami ouvertement est quelqu’un qui devrait songer à fuir en sachant qu’il s’approche tient. L’homme avait eu pour mauvaise de prendre une arme juste avant lui dans un magasin alors qu’elle l’intéressait, en tant que type qui n’aime pas qu’on lui passe devant, il s’arrangera pour la récupérer et ce en faisant même des économies tiens, si ce n’est pas beau ! Sachant où il habite, il n’avait plus qu’à se décider à lui rendre visite, un jour où il serait de passage à Tradimento, oh, ben comme là en fait. Alex ? Si elle voulait le suivre qu’elle fasse donc, si elle ne venait pas c’est qu’elle n’est pas aussi curieuse est joueuse qu’elle prétend l’être. Surtout que si elle a bien cerné le caractère de notre homme, il n’est pas difficile de comprendre ce qu’il compte faire. Ayant par ailleurs pris soin de laisser l’argent pour la boisson sur le bar, allez savoir quand il l’a posé. Une fois dehors, son regard clair se leva vers le ciel sombre et pourtant si clair pour une nuit. Il faisait même plutôt bon. Sortant une cigarette qu’il alluma pour commencer à fumer, il commença à avancer, voyant de tout façon bien si elle le suivait ou pas. Si elle venait et qu’elle était vraiment joueuse, il pourrait éventuellement songer à la faire jouer. S’enfonçant alors dans les ruelles plus petites et plus sombre. Une chance qu’il n’habite pas loin tient. Il avait décidément bien fait d’avoir eu la flemme d’agir de suite contre cet homme tient, il était rare pour le Valentini d’être accompagné pour ce genre de chose, après il ne s’agissait pas de boulot, mais de règlement de compte en quelque sorte.

[Comme toujours si ça ne va pas Mp. Pardon pour le temps de réponse et pour la qualité...]

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Alex C. Gabrieli
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MessageSujet: Re: Les femmes sont moins faciles à manipuler que les hommes mon cher. Lun 3 Fév - 11:47

Habituellement, elle était la prédatrice. Elle et personne d’autre. Oui, Alex Cantara Gabrieli de part sa «  maladie mentale » n’avait jamais laissé personne prendre le dessus sur elle-même et ce depuis des années désormais. Auparavant, ce n’était qu’une gamine comme toutes les autres, à ne jamais rien comprendre et de s’amuser de quelques grimaces. Mais ça, c’était véritablement au début. Avant qu’elle commence à ne se rendre compte de sa véritable nature, de la personne qu’elle tendait à être en réalité. Si au début, elle s’était laissé avoir par ses parents, par les dizaines de drogues médicales qu’elle prenait tous les jours, ce ne fut qu’à court terme. Parce que rapidement, vraiment très rapidement, l’adolescente avait compris que ce qu’elle était ne partirait jamais, qu’elle devait se contentait de lutter chaque jour un peu plus pour ne jamais tomber sur le joug d’une autre personne. C’était à partir de cette décision que plus aucune personne, homme ou même femme ne put avoir le dessus sur ses envies et même au combat. Certes, sa force physique restait celle d’une jeune femme mais la fille de boulanger savait très bien ce qu’elle faisait et possédait un très bon esprit tactique, qui faisait qu’il était rare de réussir à la prendre par surprise. «  Toujours avoir un coup d’avance sur son ennemi », devenait sa devise chaque jour durant. Oui, cela lui prenait du temps et faisait grandir le monstre qui était en elle. Mais dans un sens, elle en devenait toujours plus forte et cela lui permit inconsciemment d’entrer dans l’Arcana Famiglia. Si elle s’était inquiété de se retrouver avec des individus sur entraîné et des vantards avec des pouvoirs ? Pas le moins du monde. Bien au contraire, pour elle, cette nouvelle vie ressemblait plus à un nouveau défi. Un besoin constant de montrer à tous ces imbéciles que même sans carte, la sociopathe pouvait clairement les dominer. Ce n’était pas forcement de la vantardise, mais plus un besoin, une certitude toujours enfouie tout au fond de sa personne. Même si à vingt quatre ans la jeune rousse avait pris l’habitude de contrôler la moindre de ses pulsions elle n’en restait pas moins une grande joueuse ainsi qu’une énorme prédatrice dans l’âme. Ainsi, cette mission était faite pour elle, indéniablement. Son travail lui offrait gratuitement un terrain de jeu, un terrain de chasse sur lequel elle pouvait s’amuser sans retenu.

Heureusement, ses règles lui permettaient de ne pas faire n’importe quoi et de s’apporter des problèmes non prévus à la base. Parce que oui, Alex Gabrieli prévoyait tout, du moins, la plupart des choses. Parce qu’elle n’avait pas de pouvoir et encore moins celui d’être devin. Alors elle prévoyait dans la mesure du possible. Effectivement, elle prévoyait toujours qu’il pouvait lui arriver de se retrouver dans une mauvaise situation et de laisser ressortir ses vieux démons. Alors, elle devait toujours avoir quelque chose sur elle qui lui permette de sa calme et non le contraire. Dans ces cas précis, le prédateur devait disparaître pour laisser place à une enfant craintive et triste. Oui, la rousse pouvait passer d’un extrême alors parce qu’elle ne comprenait que ces antipodes, pour la jeune femme des entres deux n’existaient pas. Véritablement pas. Même à son âge rien n’y faisait, l’amour par exemple ne fait pas parti de son vocabulaire a contrario de l’attirance sexuelle. Un extrême. La tristesse non plus n’existe pas mais la colère non maîtrisait et la frustration, complètement. C’était un peu pour cela qu’Alex redoutait cet homme qu’elle venait de rencontrer, parce qu’il lui ressemblait un peu trop selon elle, mais aussi parce qu’il en connaissait plus qu’elle. Parce qu’il était normal lui. Du moins, c’est ce que la jeune femme tendait à ressentir. Parce que si la demoiselle savait tout à fait imiter les sentiments ou tout du moins croyait savoir le faire, elle pouvait affirmer que cet homme les connaissait par cœur, parce qu’il avait l’air tellement sûr de lui. Dans ces cas là, la fille de boulanger en faisait toujours un peu plus pour le suivre. Pour ne pas l’italien pouvait l’entraîner dans un tourbillon de situation qu’elle ne comprendrait pas et ne serait surtout pas capable de maîtriser à cause de tous les ressentis des derniers jours, des mauvaises situations et autre. Que cet homme pourra l’entraîner dans ses démons plus profondément qu’elle ne l’a jamais été seule et que la numéro 7 des bâtons ne serait jamais capable de s’en sorti, quoi qu’elle décide d’en faire. Sauf que non, elle ne pouvait pas reculer, ne pouvait plus. Pourquoi ? La réponse était simple, son côté prédateur, sa nature animale. Même si elle avait légérement peur, la rousse avait pris sa décision. Quoi qu’il arrive, elle ne reculerait pas devant le défi qu’était ce bel homme aux cheveux longs et violets .Non elle ne courberait pas l’échine devant chacune de ses propositions. Oh, il voulait jouer alors ils allaient jouer tous les deux et ce sans retenu. Ainsi, il découvrirait que réussir à faire abandonner à la sociopathe toutes ses règles pouvait dévoiler de grandes choses impressionnantes et une folie retenue. Mais rien ne pouvait l’empêcher de contenir sa décision.

Ce soir était son soir. Leur soir. La jeune rousse allait certainement briser toutes ses règles et grâce à l’alcool elle ne s’en voudrait même pas. Effectivement, jamais dans ses souvenirs Alex n’avait été dans un tel état d’ébriété, certes, elle savait qu’elle ne pourrait pas perdre la mémoire, mais toute sa volonté avait disparue. Elle, qui habituellement maîtrisait le moindre de ses faits et gestes, tout était chronométré à la minute prêt, allait tout simplement oublier ses habitudes. Ce n’était pas bon pour quelqu’un ayant sa maladie que de changer soudainement ses habitudes. Mais la demoiselle n’y pouvait plus rien dorénavant, du moins n’y pouvait déjà plus rien lorsque cet homme avait franchi la porte d’entrée. Son aura, sa présence, sa façon de parler mais principalement la promesse d’un amusement particulier réveillait en elle un monstre depuis longtemps enfoui. Un frisson parcouru lentement son échine lorsque la rousse imagina tout ce que ce bel italien était capable de faire à de pauvres victimes prises au hasard. Non, ça c’était pour les pires individus de son espèce à elle. Suivre une pulsion soudaine pour tuer le premier venu du moment qu’elle puisse crier un tant soi peu. Alex Gabrieli était particulièrement méticuleuse et si un jour devait véritablement mettre ses pulsions en action, sa victime serait correctement choisie après tout la numéro 7 des bâtons n’était pas un animal. Loin de là. Pourtant, l’espionne aimerait véritablement comprendre ce que pensait Raffaelo lorsqu’il tuait quelqu’un, que ce soit gratuitement ou de façon rémunérée. Inconsciemment ou bien consciemment la jeune femme aux yeux vairons voulait connaître cet homme, si ce n’était pas sexuellement et physiquement, ce serait mentalement et sadiquement. Alex ne laisserait pas tomber du tout.

En attendant de pouvoir obtenir des informations sur ce qu’il était réellement. La membre de L’Arcana Famiglia se contentait de poser quelques questions ou tout du moins de répondre à celles que son vis-à-vis lui posait. Pourtant, son instinct faisait tranquillement les choses, même si l’ivresse était largement présente dans son sang, la demoiselle pouvait encore analyser chaque parole, chaque mouvement comme elle le faisait habituellement pour les autres. Néanmoins, elle n’obtint aucune réponse parce que cet homme savait ce qu’il faisait ou tout du moins ne lui mentait pas du doux. Ca c’était particulièrement attirant, parce qu’il était dangereux, qu’il aurait normalement du nier l’évidence et pourtant, il continuait simplement de confirmer les faits. Soudainement la rousse ressentit de la jalousie. Parce que oui, elle était véritablement jalouse de cet homme qui pouvait vivre dans son monde, agir dans l’ombre, tuer et faire souffrir sans se faire prendre, sans perdre le contrôle ni même ressentir cette sorte de boule dans l’estomac que les personnes normales appellent «  culpabilité » ou bien « remords ». Le monstre en elle, sa partie refoulée douloureusement jubila soudainement. Elle voulait cet homme, que ce soit consciemment ou bien inconsciemment, proche ou lointain, elle ne pouvait aucunement le laisser s’échapper, qu’il soit d’accord ou bien au contraire. Fermant les yeux, la jeune femme se pinça l’arête du nez pour oublier toutes ses mauvaises pensées et se concentra de nouveau sur la conversation tout en faisant en sorte que ses yeux de deux couleurs restent plongés dans les yeux bleus du tueur et non sur la bouteille qui l’attira soudainement.

La conversation dériva donc lentement sur le fait que cela ne devait pas être particulièrement facile de travailler à Arte. Parce que oui, la jeune femme aimerait tout particulièrement pouvoir se tenir dans une ville normale, qui pourrait l’empêcher a contrario de Tradimento d’avoir de telles pulsions animales. La jeune femme aux cheveux de feu prononça alors des paroles que son cerveau oublia bien vite. Dis dont, elle semblait bien amochée déjà, doutant même du fait qu’elle pouvait encore marcher correctement. La réponse de l’homme vint alors rapidement, ce qui fit apparaître de la surprise sur le visage bronzé de la jeune italienne. Tiens, ça faisait longtemps que l’espionne aux cheveux roux n’avait pas été surprise surtout pour de simples mots. Elle, Alex Cantara Gabrieli s’inquiétait pour quelqu’un ? Non mais c’était du n’importe quoi voyons. Ce n’était pas possible, c’était un mensonge. Un simple et vulgaire mensonge. Soudainement, l’intonation dans la voix la fit revenir sur terre et sortir de ce genre de pensée qu’elle n’avait pas habituellement. Mon Dieu, elle s’était faite avoir comme une imbécile. Soupirant, la demoiselle tenta de reprendre son calme tout en écoutant la fin de la phrase qui affirmait clairement qu’il était facile de se faire un nom à Arte et cela sans se faire prendre. La rousse comprit soudainement quelque chose, la nature humaine était tout simplement horrible. Pourquoi devait-elle être cataloguée contre une enfant dangereuse, qui devait prendre des médicaments plus forts les uns des autres. Injuste. C’était tout bonnement injuste qu’elle soit obligée de faire tant de sacrifices alors que les plus grands monstres de l’histoire vivaient tout simplement dans les ombres des gens comme elles. Les mots sortirent alors naturellement de sa gorge.

« Il suffit simplement d’être normal. »

Injuste. Injuste. Injuste. Tellement injuste. Les poings de la rousse se contractèrent soudainement tout comme la plupart de ses muscles.  Son regard changea soudainement, comme si tout l’alcool qu’elle avait ingurgité était miraculeusement disparu. Alex Gabrieli sociopathe médicalement déclarée fut soudainement mise en colère. Une colère qu’elle était incapable de contrôler même avec toute la volonté du monde. Pourtant, son visage ne changea quasiment pas, seuls ses yeux brillaient d’une colère sans précédent. Pourquoi elle ? Pourquoi devait-elle toujours faire attention seulement parce que des médecins avaient dis un jour à ses parents qu’elle n’était pas normale ? Que la gamine rousse de la boulangerie du coin était une folle, rien d’autre qu’une folle sanguinaire qui un jour tuerait tout le monde. Mensonges. Vulgaire mensonge. Soudainement tous les bruits s’amplifièrent autours d’elle, le moindre mouvement la rendit soudainement  irritable. Il fallait qu’elle sorte, le plus rapidement possible.  Avec ou sans le natif d’Arte. Sinon, la jeune femme risquerait de ne plus du tout réussir à se tenir voire même tout simplement se maîtriser et mine de rien le bar se passerait bien d’une publicité dans le journal local racontant qu’il y avait eu plusieurs meurtres. Fermant les yeux une seconde fois pour se calmer, ce fut sans réussite. Merde, merde, rien ne fonctionnait. Alex se concentra alors sur un point bien précis, juste au bout de ses doigts sur sa main droite pendant que ses yeux fixaient Raffaelo sans véritablement le voir. Voilà, elle rechutait et tout ça à cause des autres humains. Des personnes qu’elle ne connaissait ni d’Adam ni d’Eve, c’en était tellement frustrant. Heureusement pour la plupart des soulards aux cheveux gras du bar, l’espionne native de Régalo visualisé de mieux en mieux le point juste au bout de ses doigts. C’était minime mais ça lui permettait de se contrôler un peu. Le visage du bel homme tout près du sien lui semblait soudainement lointain. Pourtant, il était plus proche qu’elle ne le croyait, vraiment plus proche. Tellement proche que ses yeux vairons s’ouvrir en grands lorsque les lèvres du tueur frôlèrent les siennes, même furtivement, ce qui le fit revenir sur terre soudainement. Son regard se raviva tout comme le point qu’elle visualisé s’envola très rapidement. Shit.

Pourtant, sa réaction fut différente que celle qu’elle aurait du à voir. Autrement dit lui casser le nez, peut être même une ou deux dents au passage et cela qu’il sache se défendre ou se mettre à pleurer pour qu’elle ne le frappe pas. Au contraire, la belle rousse se lécha sensuellement les lèvres sans pour autant en demander plus. Son regard devient plus aguicheur. C’était finie, elle ne se contrôlait plus du tout et passait du coq à l’âne en moins de quelques secondes. Ca faisait tellement longtemps que la fille de boulanger ne s’était pas retrouvée dans un tel état, celui où elle pouvait se laisser aller et être enfin la personne qu’elle était. Un léger rire sorti de sa gorge.

« C’est une mise en bouche tellement alléchante, comment pourrais-je refuser ? Allons dont voir cet ami ! »

La jeune femme dû mettre quelques minutes à comprendre que l’homme aux cheveux violets avait déjà déposé de l’argent sur le bar pour payer sa consommation. Ne sachant soudainement plus compter, la demoiselle déposer quelques pièces de plus, certainement trop pour payer les quelques verres qu’elle avait bu dans la soirée. Alors, la demoiselle reprit quelques pièces, se leva de son tabouret en titubant avant se souffler pour se détendre, de réajuster son arme et détacher une nouvelle fois ses cheveux. Ses talons claquèrent alors sur le sol pendant qu’elle se quittait la salle. Le vent légèrement froid lui fouetta le visage délicieusement. Ca faisait tellement de bien soudainement. Pourtant, son esprit rationnel et théorique l’avait depuis longtemps quitté, théoriquement la demoiselle aurait du redevenir plus calme, moins énervée. Mais ce n’était pas le cas. Pour le moment, la seule chose qu’elle avait envie de faire était de laisser libre court à sa frustration, remerciant soudainement Raffaelo de lui avoir offert une telle porte de sortie. Cherchant du regard le jeune homme, elle le trouva quelques mètres plus loin, son instinct se remit soudainement à fonctionner convenablement. Théoriquement, l’italien devait encore continuer à marcher sur quelques mètres tout droit puisqu’il ne pouvait déjà plus tourner ne serait-ce qu’à droite ou à gauche. La combattante prit alors un chemin parallèle qui devait la mener à l’intersection suivante, autrement dit, celle où elle devait croiser son compagnon de nuit. Marchant plutôt lentement parce que son chemin était plus court, mais aussi parce que l’alcool la rendait plus lente, il lui fallut environs trois minutes pour rejoindre par la droite le bel italien.

« Si j’avais voulu te tuer en arrivant avant toi, tu serais déjà mort. Ce n’est pas comme ça que tu vas réussir à me faire croire à cette folle nuit d’amusement que tu m’as promis ».

La rousse se plaça alors aux côtés du tueur, son épée accrochée au côté gauche de sa hanche. Ses longs cheveux roux volant au vent et un sourire plutôt malsain sur les lèvres.  Oui, la numéro 7 des bâtons commençait enfin à s’amuser un tant soi peu et cela en laissant libre court à sa véritable nature. Si Raffaelo pouvait paraître plus dangereux qu’elle de part sa plus grande taille, son côté militaire et son air supérieur, il ne fallait pas pour autant croire que le petit bout de femmes qui marchait près de lui ne valait rien. Parce qu’Alex ne savait plus parfaitement se maîtriser, que désormais elle pouvait faire n’importe quoi et étrangement, cela l’amusait tout particulièrement. Personne pour lui dire qu’elle était folle, aucune âme qui vive pour essayer de l’arrêter, puisque ce serait dans ces cas là une tentative de suicide. Aucun individu pour la forcer à prendre des médicaments. Elle était libre, excitée et cela se voyait dans son regard. Alex jubilait d’avance de voir ce qu’elle pourrait faire à cet homme qu’elle ne connaissait sûrement pas uniquement avec son arme, à quel point elle pouvait pousser le vice et la fourberie. Ses yeux reflétaient déjà l’éclat d’un chasseur. C’était mal, très mal et ça la jeune femme le savait, mais étrangement, le peu de conscience qu’elle possédait se trouvait déjà endormi profondément en elle. Si profondément, qu’elle tourna son visage vers celui de l’autre italien, un sourire joueur sur les lèvres.

« Si tu ne tiens pas ta promesse qui est de me divertir, je te préviens de suite que c’est avec toi que je vais m’amuser. »

Et «  avec toi » il fallait entendre «  sur toi », avec ou sans son approbation. Voilà, Raffaelo devrait certainement se sentir fier d’avoir réussi à faire abandonner toutes les règles que la jeune rousse avait pris bien du temps à ériger et respecter et cela en moins de quelques heures. Certes, la fatigue et l’alcool possédaient aussi leur part de responsabilité, mais il en avait la plus grande, c’était sûr et certain. La rousse releva une nouvelle fois les yeux en regardant les grands bâtiments qui se dressaient devant elle. Espérant alors qu’ils étaient enfin arriver, le croyant même fortement. Le jeu allait bientôt commencer et Raffelo ne devait surtout pas croire qu’il serait le seul à s’amuser en cette nuit plutôt douce.
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Raffaelo Valentini
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MessageSujet: Re: Les femmes sont moins faciles à manipuler que les hommes mon cher. Mar 11 Mar - 0:01

Cette soirée avait quelque chose de différent. En quoi me diriez-vous ? Eh bien le simple fait qu'il était accompagnait changeait toute la donne tiens. Et non. Pour une fois ce n'était pas aller dans un bar pour se trouver une nana pour un plan cul sans lendemain. Ça on va dire qu'il en avait déjà donné hein. Bon, faire deux coups en une journée, ce n'était pas du tout irréalisable pour lui hein, faut pas se le cacher. Mais pour une fois, une femme ne servirait pas à passer un petit bout de nuit avec elle, pour ensuite partir pour faire comme si on ne l'avait jamais croisé. Le connaissant Raffaelo serait même du genre à draguer le lendemain la même femme pour la remettre dans son lit sans même vraiment se souvenir qu'il l'avait déjà vu la veille tiens. Mais avec lui, il ne faut pas s'attendre à des promesses ou autre. On peut dire qu'il fait partit des hommes libres et qui aiment leur libertés. Certainement pour rien au monde ils ne voudraient voir cette dernière disparaître pour les beaux yeux d'une femme. De toute façon, il faut pour cela avoir un semblant de sentiment pour les femmes, hors ce n'est pas vraiment le cas de l'ex-miliaire qui a tendance à ne préférer que le plaisir charnelle dans tout ça. Ce qui est beau, c'est que d'autres femmes pensent comme lui. Cette Alex semblait plus ou moins faire partie de cette catégorie de personne tiens. A boire ainsi dans un bar, à parler ainsi avec lui pour au final vouloir l'accompagner alors qu'il sous-entendait clairement vouloir aller tuer quelqu'un. D'accord, il était tombée sur une fille complètement folle. Et vous savez quoi ? C'est celles qu'il trouve le plus intéressantes. Être capable quelque chose avec une femme sans pour autant vouloir coucher avec elle, un exploit en fait. Cela veut dire qu'elle n'est pas bonne juste à donner du plaisir en fermant sa gueule. Non, à la place il préférait s'engager dans un léger jeu de drague qui était accompagné d'une moquerie légère de sa part. N'hésitant pas à faire comprendre qu'il était parfaitement maître de ce qu'il faisait et de sa vie, qu'une seule femme n'allait pas réussir à l'arrêter. Même si elle était policière. Mais ça, c'est une autre histoire puisque la femme de loi songeait d'avantage à faire des connerie plutôt que de faire son boulot en dehors de ses heures.

Il se débrouillait bien jusqu'à maintenant et ne comptait pas s'arrêter. De toute façon, la seule chose qui l'arrêterait serait la mort, techniquement la plus simple si on ne veut plus le voir du tout agir. Sinon il faut le mettre derrière les barreaux. Et encore, même pas certain que cela soit efficace. M'enfin. Il n'était pas question de l'arrêter. Non sans avoir imbibé la femme d'alcool, il avait tâté rapidement le terrain pour voir quelle genre de femme elle était. On va dire qu'il avait déjà touché un point sensible, une certaine affiliation avec l'autre Famiglia de l'autre ville hein ? Moui, mais ensuite il s'était donné pour objectif de la réveiller un peu. Elle semblait refréner quelques douces envies un peu semblables aux siennes. Faire des siennes, vivre à son rythme, se foutre royalement de ce que les autres peuvent penser, en l’occurrence de sa tendance à la violence. Il suffisait de toute façon de voir la façon dont il traitait ses soldats à cette époque, lorsqu'ils les dirigeaient, que certains de ses hommes avaient finit par se suicider tellement ils n'en pouvaient plus. La vie est un jeu, si on joue pas, cela ne sert à rien. C'est tout. Il vivra comme lui le voudra un point c'est tout. C'était sur le fond pas plus mal qu'on l'ai écarté totalement de la famille, c'est que vivre au besoin des autres c'est ennuyant. Ne pas faire-ci, ne pas faire ça parce que cela ne se fait pas. Vous savez quoi ? Allez au diable.

Sortant du bar, il n'avait pas cherché plus loin, si elle le suivait tant mieux, sinon tant pis. Raffy n'était pas du genre à s'arrêter de vivre pour ça. De même que si elle n'était pas capable de marcher correctement vu tout ce qu'elle avait bu, ce n'était pas son problème. Mais visiblement, il pût voir du coin de l’œil la femme qui était plus loin. Bien bien. Continuant sa route en silence, pour se rendre à l'endroit où ce type habitait, il attendit à instant, ne se retournant même pas lorsqu'elle arriva à sa hauteur. De là, elle osa se moquer plus ou moins de lui en annonçant qu'elle aurait pût facilement le tuer là tout de suite. Cela lui arracha un sourire en coin. Comme toujours, tiens j'aurais pût te tuer là, ou autre. Pourquoi le dire ? Dans ce cas-là on le fait et on se tait. Tournant légèrement la tête il répondit sur un ton particulièrement calme. Non sans montrer clairement qu'il se moquait royalement de ce qu'elle venait de lui dire. Des menaces, des comme quoi il aurait pût mourir, il l'avait entendu plein de fois. D'ailleurs la dernière fille qui avait voulu sa mort avait sous-entendu que le prochain coup qu'elle lui porterait serait fatale. Hélas pour elle elle n'eut pas le droit à une autre chance.

- Je vois que tu fais les même erreurs que tout le monde. Au lieux de dire que tu aurais pût me tuer, fais le si tu en a tant l'envie que ça. Je ne laisse généralement pas deux chances.


Il est certain que si quelqu'un vous dit qu'au prochain coup il va vous tuer, autant en faire de même hein. Sauf qu'il es inutile de prévenir. Un bon coup bien placé et cela suffit. Relevant la tête bien rapidement, il songea à la meilleur façon de rentrer dans la demeure, avant de finalement la voir encore parler. Eh bien. Elle a la langue bien pendue. Elle est comme ça par nature ou bien était-ce l'alcool ? Qu'importe, toujours est-il qu'elle semblait douter de la capacité de notre homme à mener les actions de la soirée et d'être assez divertissant à son goût. Eh bien quoi ? Maintenant que madame voulait se lâcher elle ne le trouvait pas amusant ? Comme s'il était du genre à aimer s’emmerder, après son amusement à lui ne fait pas forcément le bonheur des autres. Mais il faut avouer que pour le coup, sous-entendre que c'est lui qui deviendrait son jouet lui arracha plus qu'un sourire, un rire même. C'était bien une première tiens, et c'est quelque chose qu'il aurait presque envie de voir, juste pour savoir si c'était réalisable ou non. Vu qu'il était de toute façon évident que Raffaelo n'aimait pas vraiment se faire dominer, préférant largement diriger ce qu'il faisait. Il se contenta de lâcher cependant d'un air un peu distrait.

- J'aurais presque envie de voir ça.

Presque hein. Il est juste de toute façon impensable pour lui qu'il puisse subir quelque chose. A moins d'être assurément plus fort que lui. Et ce je parle bien d'un point de vu physique également. Laissant cette femme imbibée d'alcool de côté pour l'instant, il s'approcha de la porte de la demeure pour finalement se pencher sur la serrure. Soufflant, un coup, il tira dans cette dernière avec un de ses flingue avant de donner un grand coup dans la porte pour finalement l'ouvrir. De là, il entra rapidement dans le salon, ne voulant laisser aucune chance à ce gars qui devait trouver la réaction de notre Valentini un peu excessive... Oh, pour sûr elle l'était. Il y avait en plus un sacré spectacle qui s'offrait à ses yeux, l'homme en train de prendre visiblement du plaisir avec une femme à moitié nue sur lui. Lui laissant tout juste le temps de comprendre ce qu'il se passait, Raffaelo attrapa la demoiselle par la tignasse, la faisant chuter sur le sol alors qu'il l'obligeait d'un même mouvement à tant bien que mal se redresser pour pointer son arme sur le tempe. De là, il afficha un sourire particulièrement déplacé vu la situation. Oubliant totalement en cet instant qu'Alex était venue avec lui. D'un ton léger il prit la parole.

- Bonsoir. Tu te souviens de moi ? Qu'importe, tu tiens à cette femme ?

Quelqu'un de logique répondrait que non, ce n'était qu'une prostituée ou quelque chose de ce type, rien de plus et qu'en somme la voir mourir ne lui ferait ni chaud ni froid. Et ce, que ce soit vrai ou faux. Mais la personne resta quelques instant sans trop savoir quoi répondre, tandis que la femme tentait d'échapper à cette étreinte mortelle en vain. D'un bras, il est beaucoup plus fort qu'elle. Serrant volontairement au final sa gorge pour la faire manquer de souffle et limiter ses mouvements. Au vu du manque de réaction qu'il eu, l'ex-miliaire tira sans ménagement, lâchant le corps qui tomba lourdement sur le sol avant de braquer son arme sur l'intéressé. Le voyant bondir pour fracasser la fenêtre et sortir nue dans la rue pour tenter de sauver sa vie, il afficha un sourire en coin en se contentant de lui tirer dans un point non-vital. Avant de se tourner sur une étagère pour prendre l'arme qui trônait dessus. Un magnifique pistolet il fallait le dire. Satisfait de ce qu'il venait de retrouver, il sortit de la maison, pour s'arrêter devant une des nombreuses tâches de sang que le fuyard avait laissé. Il souffla doucement, de sa mine à la fois joyeuse et sadique.

- Le jeu commence petite souris.


Il ricana très légèrement. Se souvenant soudainement qu'il était accompagné, paraissant calme malgré l’excitation qui se lisait dans son regard, il tenta de juger ou non ce qu'elle pensait de tout cela, en partant du principe qu'elle avait encore toute sa tête. L'issu de la soirée ? Il s'en fiche, il aime improvisé. Reste à savoir ce qu'elle comptait faire elle. C'était habituel pour lui. Pouvoir pister sa proie pour la retrouver, imprégner cette expression de peur sur son visage juste avant de lui ôter la vie. Ça oui, il se sentait parfaitement capable de faire la plus grosse peur de sa vie à cet homme. Il était déjà nue comme un ver dehors, gros désavantage pour lui.

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Alex C. Gabrieli
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MessageSujet: Re: Les femmes sont moins faciles à manipuler que les hommes mon cher. Lun 28 Avr - 0:35

Elle devenait folle. Folle à lier, folle à tuer et à brûler. Mais, n’était-ce pas déjà le cas ? Avant, avant tout ça. Avant cette rencontre la jeune femme aux cheveux de feu était déjà comme cela. Juste qu’elle n’avait jamais voulu l’accepter. Au fond, Alex Cantara Gabrieli bien qu’en se voilant la face a toujours été ce qu’elle cherche à cacher aux autres individus, le monstre qu’elle rebute depuis des années au fond oui au plus profond de son être. Au début, c’était à peine visible pour les clients de la boulangerie, l’actuelle numéro sept des bâtons n’était autre qu’une gamine un peu trop curieuse. Juste un peu trop bizarre aussi, parce qu’elle ne posait jamais de questions, ne semblait pas être attachée à d’autres personnes que ses propres parents, pas d’amis, pas de petit amoureux comme les autres petites filles de son âge. Juste assisse n’importe où dans la petite boutique à regarder passer les individus et les observer, comprendre la façon dont ils réagissent, retenir leur trait de caractère. Juste être une personne atypique. Différente selon les dires. Juste ça, différente. Peut être un peu au ralenti, quelques cases en moins, ou alors se fichait-elle de tout en ce monde. En même temps, la nouvelle génération ne s’intéressait plus à rien et beaucoup de filles étaient différentes des autres. Elles ne faisaient plus de coutures, ne voulaient plus porter de robes et étaient tentées par les armes à cause de l’Arcana Famiglia et de tout leurs pouvoirs fantastiques. Alors pourquoi cette gamine aux yeux vairons serait-elle différente ? Après tout, peut-être qu’un jour elle reprendrait la boulangerie familiale, un travail d’homme soit dit en passant. Sauf que ce n’était pas vrai. Parce qu’en grandissant, les individus ont commencé à se poser des questions, de plus en plus et soudainement. Si au début ce n’était que des petites discussions entre voisins devant la boulangerie ou autours d’un thé. Puis peu à peu, c’est devenu des questions à ses parents. Du genre, est ce que votre fille va véritablement bien ? Elle a l’air perdu dans ses pensées. Une fois je l’ai vu suivre un étranger jusqu’au cœur de Regalo.

Ce fut la fin de son petit monde.

Au fond, Alex Gabrieli avait toujours su qu’elle n’était pas normale, mais son cerveau d’enfant s’était arrangé pour le nier inconsciemment. En même temps, qui pouvait sincèrement dire que son enfant n’était pas étrange parfois ? Personne. Alors pourquoi blâmer cette jeune enfant qui ne comprenait pas ce qui lui arrivait ? Qui se cachait et repoussait le monstre et des pulsions inconscientes au plus profond de son être tout en essayant de comprendre ce qui lui arrivait. Puis le verdict était tombé agrémenté de quelques médicaments, énormément de médicaments à vrai dire. Son cerveau était toujours embrumé, la jeune demoiselle ne comprenait plus rien et au fond, ne voulait rien comprendre. Au moins, le monstre au fond d’elle se taisait. Il ne lui intimait plus le devoir, l’obsession de tuer quelqu’un, de voir le sang couler et de vouloir étrangler ceux qui se moquent de ses yeux vairons et ne comprennent pas ce qu’elle ressent. C’était à cause de tout cela que la rousse aux yeux vairons était devenue ce qu’elle était actuellement. Un monstre. Le monstre qu’elle essayait de fuir pendant son adolescence et son enfance. Désormais ce n’était plus. La policière vêtue en général de blanc ne luttait plus et sombrait chaque jour un peu plus. A un moment ou un autre, peut être qu’elle tendrait la main pour s’en sortir. Mais c’était impossible. Parce qu’elle passait la plupart de son temps à Tradimento. Ville de la débauche et de la luxure. Puis Alex était tombé sur cet homme. Cet étranger. Cet homme de la capitale bien trop sexy et captivant pour qu’elle ne lui résiste. Il était la version humaine de ce qui dormait encore au fond d’elle. Son pire cauchemar mais aussi sa tentation.

Depuis le début de leur conversation ce n’était qu’un rapport de force verbal, même si la jeune femme à la longue crinière de feu ne maîtrisait pas parfaitement ce qu’elle disait à cause de l’alcool qu’elle buvait en continu. Oui elle voulait oublier sa journée de merde, la blessure qu’elle avait au bras, ce vieux pervers qui avait essayé de coucher avec elle comme si elle n’était qu’une vulgaire prostituée.  En même temps, ne voulait-elle pas trouver quelqu’un pour s’amuser pendant la nuit aussi ? L’espionne aimait bien certain côté de sa soit disant «  maladie », parce qu’elle ne comprenait pas les sentiments, ne les ressentait pas et ne cherchait pas non plus à le faire. Comme cela, elle pouvait coucher avec n’importe quel homme sans ressentir de remords de ce que pourraient penser les citoyens d’elle, ainsi que ses parents et son frère. La jeune femme pouvait partir comme elle le voulait le lendemain sans donner d’explications. Elle avait toujours été comme cela au fond. Préférer le charnel et l’amusement aux sentiments et à l’amour éternel. En même temps, c’était plutôt difficile de la part d’une sociopathe de se marier et d’avoir des enfants ainsi qu’un chien et une vie bien rangée. Non, la jeune demoiselle avait toujours besoin de bouger, de vivre, de ressentir les sensations lors d’un combat et de profiter de son défaut au maximum même si elle devait en mourir du jour au lendemain à cause de cette dernière. En attendant, elle était dans un bar crasseux tout en discutant avec un inconnu. Inconnu qui avait piqué sa curiosité malsaine et continuait de le faire paroles après paroles. Son œil bleu fixait ceux de son vis-à-vis. La seule chose qui l’ennuyait actuellement, était qu’il avait compris qu’elle ne travaillait pas véritablement pour la famille Momento. Bien au contraire même et cela la dérangeait grandement puisque pouvant jouer en sa défaveur.

Le monstre criait en elle de le laisser sortir, d’arrêt ne serait-ce qu’une minute de le retenir pour qu’il puisse faire taire Raffaelo et son air supérieur. Sauf qu’Alex le retenait encore et toujours, parce que si elle devait s’amuser, ce n’était pas sous l’empire du monstre qu’elle était, mais en tant que personne. Consciente et libre de ses mouvements si possible. Pour le moment, même s’il faisait tomber ses barrières mentales unes à unes à cause de sa frappante ressemblance avec elle, la jeune femme tenait bon et se contentait d’un simple jeu d’échange et apparemment d’un léger baiser volé. Ce n’était rien, elle avait connu mieux et surtout plus poussé de la part d’un homme. Plus violent parfois, la rousse ne rougissait pas non plus parce qu’elle n’en trouvait pas l’intérêt. Néanmoins, l’espionne accepta de suivre le jeune homme aux longs cheveux violets pour une «  rencontre » qu’elle devina comme n’étant certainement pas une visite de courtoisie chez un des amis du natif d’Arte. En même temps, cet homme était-il véritablement capable d’avoir des amis ? Alex se retint de rire. Non, il ne pouvait pas en avoir, c’était certain. En même temps, il était beau, c’était un fait donc pouvait certainement avoir toutes les femmes qu’ils voulaient. Mais des amis certainement pas. Du peu de temps qu’elle avait passé à lui parler et ceux même avec 4 grammes d’alcool dans chaque bras, la combattante avait eu envie de le tuer une bonne dizaine de fois. Alors l’imaginer jouer au carte avec de vieux amis d’enfance, c’était un peu comme croire au lapin de pâques. Dans un sens, Alex pensait sincèrement que cet homme était bien plus amusant en tant qu’ennemi que d’ami.

Par conséquent, la rousse poussa la porte du bar pour en sortir. Le premier pied en dehors du bâtiment fut le plus difficile. Il faisait plutôt doux pour la saison et elle ne portait pas véritablement de vêtements chauds sur le dos. En même temps, c’était une mauvaise idée de sa part de mettre une robe alors qu’elle savait pertinemment que ses mouvements étaient particulièrement réduis. Même avec son arme à la ceinture, ce n’était pas particulièrement crédible.  Soupira, la jeune femme passa alors ses mains dans ses longs cheveux roux pour les repousser en arrière pendant que ses deux yeux vairons se posèrent sur la silhouette du violet qui se dirigeait vers le cœur de Tradimento. Allons bon, que faisait-elle désormais ? Alex savait pertinemment qu’elle pouvait toujours faire demi-tour et rentrer chez elle pour se calmer. Ses mains tremblaient, tout son être lui hurlait de suivre ce fou qui allait la faire plonger toute entière pour la nuit. Le danger serait d’atteindre le point de non retour. Pourtant, ses pieds avancèrent sans qu’elles ne se souviennent d’avoir donner ses ordres. Mais, elle ne suivit pas l’homme. Bien au contraire, la jeune femme pris un autre chemin. Oh, l’espionne connaissait Tradimento comme sa poche désormais, surtout après toute les poursuites qu’elle avait mise aux petits voleurs ou assassins de bas étages. Tournant soudainement sur sa droite, la rousse aux yeux vairons fut étonnée de ne pas tomber et d’avoir perdu la plupart des sensations que l’alcool procurait. C’était toujours comme cela, le froid avait la mauvaise habitude de la dégriser un peu trop. Tournant une dernière fois, elle arriva à la hauteur de son compagnon d’infortune pour la nuit tout en affirmant que si elle l’avait désiré, il serait certainement déjà mort au lieu d’entendre ce qu’elle lui disait. Parce que oui, pour quelqu’un qui partait chasser, il n’avait pas l’air sur ses gardes et ça, c’était étrange. Cet homme avait une confiance aveugle en ses capacités et cela ne plaisait pas particulièrement à la rousse. Elle détestait ce genre de personnes qui réussissaient à la faire douter. L’enfoiré. Se mordant alors la lèvre inférieure tout en serrant le pommeau de son arme au creux de sa main droite, Gabrieli écouta ce qu’il avait à lui répondre.

Et la réponse qui fut donnée ne lui plu pas du tout. Ses yeux vairons ou tout du moins son œil bleu uniquement visible puisque sa longue mèche venait de cacher de nouveau le vert, devinrent soudainement plus foncé. La jeune femme n’aimait pas être comparée aux autres. Parce qu’elle n’était justement pas comme les autres. Ceux qui venaient à la boulangerie de ses parents lui avaient allégrement fait comprendre lorsqu’elle était plus jeune, ainsi que tous ses «  camarades » de classe. « Tu ne vois pas comme tout le monde avec tes yeux différents ». «  Votre fille est un monstre, une malade, il faut la faire enfermer avant qu’elle ne devienne dangereuse ». Oui, Alex avait appris à vivre avec les commentaires des autres et finalement d’en faire abstraction, mais non, elle n’était pas comme les autres, loin de là. Sa main gauche se resserra fermement sur elle-même pendant qu’elle tentait de garder son calme. Il avait tort, tort et encore tort. Jamais elle ne serait comme tous les autres et ce sur aucun sujet. Fermant les yeux quelques secondes pour reprendre son calme, la rousse se contenta de regarder droit devant elle tout en lui répondant.

« Parce que ce ne serait pas amusant de tuer ma distraction de la nuit pour le moment. Je risque de soudainement m’ennuyer. »

Voilà, le ton était donné. Avec cela, l’homme aux habits militaires devraient certainement comprendre qu’elle ne s’intéressait à lui que parce qu’il lui donnait l’occasion de s’occuper l’esprit mais surtout de s’amuser un tant soi peu. Sinon, peut être que dans d’autres circonstances, Alex Cantara n’aurait pas hésité une seule seconde à la torturer un peu, à essayer de le faire parler ou bien de le faire taire. La jeune femme soupira silencieusement, elle recommençait à avoir des pensées bien négatives. Ses mais tremblaient de nouveau, ce n’était pas bon signe, véritablement pas. Néanmoins, cela n’empêcha pas la jeune femme de rajouter quelques mots qui traduisaient particulièrement bien sa pensée. S’il n’était pas capable de la divertir comme il lui avait promis, elle s’occuperait de faire passer toutes les pulsions meurtrières qu’elle ressentait en continu depuis leur rencontre sur son corps à lui. Pour une femme travaillant pour le compte des Momento, fous dirigeants de cette ville sombre, la fille de boulanger avait appris quelques techniques de tortures particulièrement utiles et ceux sans avoir à tuer la personne en face de soi. Le jeu pourrait durer des heures voire des jours si la personne s’y prenait bien pour garder la victime en vie. Certes, ce n’était pas son travail de faire cela, elle, elle se contentait d’arrêter les individus et de les frapper de temps à autre. Mais c’était sa véritablement nature qui parlait et cette nature se révélait être joueuse et particulièrement sadique. Réussir à faire capituler cet homme serait un challenge de taille, mais Alex adorait les défis et ne doutait pas de ses capacités. Même si la rousse trouvait cela dommage d’abimer un si beau visage et certainement corps avec des objets contondants. Sauf que Raffaelo le cherchait un peu trop à goût et qu’il le méritait certainement. Avec de la chance, il était masochiste et tout ceux à quoi elle pensait malgré ses nombreuses règles serait uniquement le reflet de son imagination. Rien de plus. En attendant, elle répondit à son tours.

"Ne sois pas trop pressé, tu risquerais te t'en mordre les doigts".

Levant les yeux de nouveau face à elle, la femme aux longs cheveux roux eu le loisir d’observer de grands bâtiments devant lesquels elle était déjà passée des centaines de fois sans même y faire attention. C’était donc là que vivait l’homme qui vivait actuellement ses derniers instants ? Oh, il devait avoir de l’argent le bougre, peut être qu’avec de la chance elle aurait de quoi arrondir ses fins de mois. Secouant la tête légèrement pour chasser ses mauvaises pensées et tentait de reprendre le dessus et de se calmer, l’espionne observa le natif d’Arte s’approcher de la porte et de tirer dessus pour l’ouvrir. Alex soupira pour la énième fois. Il existait beaucoup plus discret comme entrée en plus du fait qu’elle détestait tout particulièrement les armes à feu. Laissant l’homme passer en premier, la jeune femme se contenta de s’appuyer contre le cadre de la porte d’entrée tout en admirant le curieux spectacle qui se jouait devant eux. Dit dont, il se faisait plaisir l’enfoiré. Pour l’avoir arrêté des dizaines de fois, Alex connaissait cette prostituée et son tarif exorbitant. La pauvre femme qui aurait mieux fait d’écouter les ordres de la policière et d’arrêter de faire du racolage. Maintenant, cela allait certainement lui coûter la vie. Néanmoins, un sifflant moqueur sorti des lèvres de la demoiselle pendant qu’elle remarquer la peur de dessiner lentement sur le visage de la cible. La rousse jubilait de l’intérieur même si son visage restait plus ou moins impassible. Cette situation faisait soudainement ressortir en elle tous les instincts sauvages que les «  autres » savent en général contrôler parfaitement. Sauf qu’elle, Alex Gabrieli ne le sait pas et ne le saura jamais.

Un sourire mauvais se dessina même sur ses lèvres lorsqu’elle entendit encore une fois une détonation retentir alors qu’elle voyait sans regarder la jeune prostituée se faire étrangler sans ménagement. Ses yeux voyaient mais elle comprenait à peine ce qui se passait autours d’elle. Non pas les effets soudains de l’alcool, bien au contraire. Mais surtout ceux de l’excitation, l’envie soudaine d’aller chasser quelqu’un et de le torturer un peu. De suivre ses traces et de le voir la supplier. Oh, elle ne lui laisserait pas le temps de parler. Parce que cette fois ci, le monstre avait compris qu’il pouvait sortir, qu’elle ne le retenait plus du tout. C’était un animal sauvage prêt à bondir sur la proie – accessoirement l’homme- qu’elle observait depuis quelques minutes déjà, les bras croiser et cela sans bouger. Ce même homme qui venait de se défenestrer alors qu’il était nu pour s’élancer dans la rue. Où croyait-il allait comme cela ? Certainement pas bien loin. Non pas parce qu’il allait se faire arrêter par la police. Non, parce qu’il était face à deux personnes qui ne lui laisserait certainement aucune chance, loin de là. Sans faire attention à l’homme aux longs cheveux violets, la membre des bâtons se dirigea vers la vitre cassé pour observer le sol. Il était blessé et perdait du sang, en même temps, vu la façon dont il venait de s’enfuir et la balle qu’il avait pris elle ne savait où, c’était prévisible. Repoussant la longue mèche de devant son œil vert, Alex se releva tout en passant devant Raffaelo sans véritablement s’intéresser à lui. Sa démarche était féline, son regard celui d’un prédateur cherchant sa proie. Toutes ses barrières, sans la moindre exception avaient cédées les unes après les autres. Sa respiration était lente et rien d’autre n’existait autours d’elle que le chemin de sang qu’elle avait décidé de suivre. Néanmoins, elle ouvrit la bouche.

« Ne reste pas dans mes jambes. »

Juste quelques mots destinés à son compagnon de beuverie. Ce n’était pas le moment de vouloir s’amuser et encore moins se croire supérieur à elle. Sans attendre une réponse de l’homme, la demoiselle suivi calmement les quelques traces de sang tout en cherchant à avoir un coup d’avance sur son adversaire. Parce que pour elle, ce n’était qu’un jeu et Raffaelo était l’autre chasseur. Ainsi, elle devait attraper sa cible avec ce dernier. Allons bon, où pouvait-il aller dans cette direction tout en étant blessé ? Le centre ville était dans l’autre sens ainsi que le manoir Momento. De surcroit, ce n’était pas le moment d’aller réveiller la plupart des possesseurs de cartes qui se chargeaient de le tuer sans plus de réflexion pour avoir osé les faire quitter les bras de Morphée. L’hôpital n’était pas non plus dans cette direction, alors où ?  Pendant que ses pas suivaient mécaniquement les traces de sang, son esprit compris quelque chose. Il se trouvait un endroit où des rebelles se réunissaient souvent. Alex n’était jamais intervenu parce qu’elle ne savait pas s’il s’agissait de membre de l’Arcana Famiglia ou tout simplement de rebelle de Tradimento tout court. Pourquoi donc arrêter des personnes qui tenteraient de tuer celui qu’elle espionnait ? Déviant alors du chemin de sang, la jeune femme qui avait soudainement toute sa tête pris un autre chemin. Il n’y avait rien d’autre de ce côté de la ville qui pourrait aider le fugitif de toute façon. Arrivée sur l’avenue centrale, la rousse s’arrêta de marcher pour pouvoir écouter tout autour d’elle. Sa «  maladie » la rendait plutôt observatrice et attentive, ce fut comme cela qu’elle réussie à retrouver l’homme, toujours nu. Ses pieds nus claquaient sur le sol pendant que sa respiration se faisait difficile et bruyante. Tournant d’un quart de tour sur elle-même et toujours sans faire attention à la présence de l’homme aux cheveux violets à ses côtés, Alex donna un violent coup de pied qui vint cueillir le fuyard en plein dans les côtes pendant sa course. Le coup lui coupa le souffle pendant que la rousse lui donnait un nouveau coup de genou dans le menton ce qui le fit tomber sur le dos contre les pavés froids.

Appuyant de son pied droit sur la blessure par balle qu’il avait, la jeune femme se délecta du cri d’agoni de sa victime tout en sortant son épée de son fourreau. Il avait peur, elle le voyait dans ses yeux et elle le comprenait. Plaçant sa lame sur son abdomen au niveau de son cœur, elle commença à appuyer légèrement. Jusqu’à ce qu’elle reprenne soudainement conscience, là penché sur lui la main tenant son épée qui tremblait. Quelques secondes, rien de plus. Si elle faisait ça, jamais plus la fille de boulanger ne serait capable de revenir en arrière et d’arrêter sa descente aux enfers. Cela faisait des années qu’elle luttait contre ses démons, sa folie et ses pulsions meurtrières. Allait-elle céder soudainement juste à cause de la fatigue, d’un homme plus fou qu’elle et de la joie de pouvoir tuer quelqu’un sans raison ? Ses yeux vairons se plantèrent alors dans ceux de la victime qui cru pouvoir s’en sortir alors que la demoiselle relevait doucement sa lame. Laissant couleur un léger filet de sang de la blessure avant qu’elle ne reprenne la parole.

« Ne te réjouis pas trop vite. J’ai décidé de ne pas te tuer trop rapidement. Nous allons plutôt attendre que notre ami arrive pour pouvoir s’amuser tous ensemble. Qu’est ce que tu en penses. Ce n’est pas une mauvaise idée ? »

La demoiselle n’attendait aucune réponse de la part de sa petite victime, bien au contraire. Doucement, elle fit redescendre sa lame pour la placer à l’intérieur de la cuisse de l’homme. Le fait qu’il soit nu ne la perturbait pas le moins du monde. Après tout, elle avait déjà commis le péché de chaire et ce depuis bien des années désormais. Alors qu’un rictus mauvais se dessinait sur ses fines lèvres, elle appuya sur sa lame pour entrer dans la chaire de l’homme qui poussa un cri.  Doucement, mais sûrement, Alex Gabrieli commença à lui ouvrir la cuisse pendant qu’elle tâchait de sang sa robe ainsi que son épée. Pour autant, elle continua tout en observant le liquide rougeâtre se déverser sur le sol et l’homme qui essayait de se débattre. Sauf qu’il avait déjà perdu bien trop de sang pour pouvoir lutter davantage. Ses yeux se détournèrent pourtant quelques minutes du martyre pour observer autours d’elle. Allons dont, Raffaelo avait-il décidé d’abandonner la partie si vite ?

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Raffaelo Valentini
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MessageSujet: Re: Les femmes sont moins faciles à manipuler que les hommes mon cher. Jeu 15 Mai - 0:00

Un sourire en coin fit son apparition sur son visage. En voilà une drôle de soirée. D'habitude c'est le genre de chose qu'il fait dans son coin, non sans passer par l'étape bar histoire de se rafraîchir un coup, il rendait visite à son ami de la soirée, le faisait tourner en bourrique ou autre. Allez savoir, il y a tellement de façon de se jouer de quelqu'un. Mentalement ou physiquement hein. Puis laissait le cadavre là avant de repartir dans son coin sans laisser de trace et rentrer chez lui. Faut dire, qu'il faut être complètement fêlé pour vouloir l'accompagner. Non mais franchement vous l'avez-vu ? Rien qu'à son accoutrement on se doute que cet homme est bizarre. Avec sa tenue de militaire, qu'importe  si ce n'est plus celle-là qu'est porté. Il s'en moque bien de ça. C'est pratique et à son goût. Et puis on va dire que ça met de suit le olà pour les plus téméraires l'approchant. Il est entraîné tant mentalement que physiquement. Voilà vous êtes prévenu. Généralement c'est un avertissement pour la gente masculines pour des enquiquineurs, un peu comme lui pouvait être. Si vous êtes à son goût tout se passe bien sinon... Eh bien, c'est selon l'inspiration du moment hein. Ce n'est pas parce qu'il aime être le plus fort qu'il n'apprécie pas les fortes têtes, le peu d'ami qu'il a actuellement c'est souvent des gens avec du caractère. Ceux qui s'écrasent sont inintéressant. Soit il les ignores, du moins, dans le meilleur des cas. Soit il se décide à s'acharner dessus pour le décoincer ou alors en faire un joujou. Alex ? Oh. On va dire qu'il pourrait la considérer comme un homme, vu qu'il n'avait pas songer à la foutre dans son lit dès qu'il l'avait vu. Mais bon, il ne faut pas nier ce qu'il est, elle a un utérus et pas de bourse. C'est un fait. Pas mal oui. Un peu trop coincé, du moins. Il n'avait pas fallut grand chose pour mettre feu aux poudres hein. Un semblant jeu de drague qui ne conduirait nul part ? Qu'importe, il vaut mieux parfois ne pas voir dans les femmes qu'un simple objet sexuel. Eh oui, notre macho est capable de voir comme ça de temps en temps, certaines étaient au dessus. Celles sachant faire autre chose que se plaindre et pondre des gosses, ou alors tout simplement écarter les jambes, il faut faire des trucs bien avec. La traîner dans une chasse à l'homme par exemple ? Alex pouvait la suivre ainsi, c'est qu'il pouvait la tirer un peu plus dans les profondeur de la folie que seuls quelques personnes pouvant se débarrasser de leur humanité pouvaient atteindre. Voyons jusqu'où irait-elle ? Et surtout si elle pouvait faire marche arrière, il y a des fous en ce bas monde. Raffy en fait partie, mais la différence est qu'il est capable de se contrôler, ce n'est pas forcément le cas de tous le monde...

Une fois sa cible enfuie dans les rues de la ville, nue comme un ver. Son regard se posa sur la rousse qui visiblement voulait montrer qu'elle était... Forte ? Moui. Un truc du genre. Les humains sont tous pareil sur le font, soient ils s'écrasent soit ils veulent montrer qu'ils sont les plus fort. Alors Madame voulait jouer ? Au moins. Il ne l'avait pas embarquer pour rien. Il faut avouer qu'il aurait été très déçus si elle se contentait de le suivre et de le regarder faire en silence. Il aurait dût revoir son jugement et voir en elle qu'une femme inutile. Le pauvre... Ahem. Mais ce n'est pas le cas alors n'en parlons pas ? Parlons plutôt du fait qu'elle était vite fait partit à sa poursuite. Sous-entendant qu'il n'avait pas à se mettre dans ses pattes. Allons bon. Le dominer, lui passer devant. Elle voulait absolument lui prouver quelque chose ou bien ? Haussant les sourcils, il mit un certain temps avant de se décider à bouger peut-être hein... De toute façon, vu la traîne de sang qu'il laissait derrière lui, le retrouver serait un jeu d'enfant. L'intérêt de la chasse n'est même pas là ce soir. S'apprêtant à la suivre, un bruit en arrière attira son attention. Demi-tour et là. Oh. Un gamin. Il devait avoir quoi tout juste la dizaine d'année un peu plus dirons-nous. Effrayé, il avait certainement dût voir le cadavre de la bonne femme dans le salon. C'est du beau dis-donc, se payer une prostitué avec le gamin dormant dans les étages. Enfin... Je dis ça, mais Raffaelo n'est pas un modèle de bonne éducation. Son sourire en coin s'élargit alors en s'approchant du moment à grand pas. Ce dernier tenta un peu de fuir certainement, de reculer, de trébucher et ramper par terre pour sauver sa vie. Faut dire qu'il n'est pas rassurant ce grand homme en face de lui. Le tuer ou le torturer serait simple mais... Il avait d'autre idée en tête pour lui. D'un violent coup de pied, il le plaqua sur le sol en appuyant sur son petit torse avec ses bottes. Avant de dire.

- Toi. Tu vas venir avec moi. On va retrouver ton cher paternel.~

Mais oui. L'ex militaire a parfaitement la tête de quelqu'un qui ramène les enfants auprès de leurs parents hein. C'est du moins ce qu'il semblait faire. Si on retire le fait qu'il empoignait un peu comme une grosse brute le gamin par le col. Ce dernier avait beau ce débattre ou tenter quelque chose, il se retrouva bien rapidement suspendu dans le vide à bout de bras. Faut dire que c'est pas un poids plume comme lui qui va lui poser des problèmes... D'un pas rapide et ferme, il reprit donc sa direction initiale, soit retrouver sa cible. En espérant que la rouquine ne se soit pas soudainement décidé à le tuer rapidement tient. Ce ne serait pas drôle... Mais alors pas du tout. Il fait ce qu'il veut de sa cible oh ! Accompagné seulement par les gémissement et jérémiades du mioche, il tourna à un angle de rue avant de tomber nez à nez avec Alex en compagnie de l'homme. Ce dernier ne risquait pas d'aller bien loin en fait. En effet, avec une jambe ainsi charcuté il devait avoir mal le pauvre homme. Au moins, il était maintenant certain qu'elle était le genre de femme à vraiment prendre les armes et ne pas se la raconter derrière de simple paroles. Les mots peuvent être dangereux ? Bien moins qu'une arme à son goût...

Une fois planté à côté d'elle il poussa le gamin vers l'avant, bien qu'il garda une main ferme sur son épaule pour l'empêcher de partir quelque part. Allez savoir, il avait peut-être envie de faire une petite balade ? Qu'importe. L'obligeant à contempler le visage de ce pitoyable homme qui lui sert de père, il laissa quelques secondes s'écouler. Comme pour le voir assimiler. Et en effet... Le gamin semblait.. Choquer ? Il ne devait plus avoir de mère depuis longtemps et cet homme devait être sa seul famille, le seul à s'occuper de lui hm ? Je vous laisse bien sûr imaginer qu'il s'en fiche profondément de ce fait... Il haussa la voix. Il était uniquement préoccupé par son jeu du moment, faut le dire...

- Une vie sera sauve ce soir. Le gamin. Ou toi. Finit-il par dire en désignant le brave homme par terre.

Non sans clairement afficher une expression qui expliquait clairement ce qui leur serait réservé. Il ne fût pas surprit au vu du caractère de sa cible de voir cette dernière tenter de faire reculer Alex et sa lame déjà tâchée de sang et annoncer vouloir avoir la vie sauve. Qu'importe si pour cela il perdrait cet enfant. Sous entendant que ce serait un sacrifice, mais il semble parfaitement capable de continuer sa petite vie sans lui hein... Coup dur. Le pauvre enfant qui pensait pouvoir croire seul et unique membre de sa famille. Raffy se pencha alors non sans le lâcher pour se mettre à lui souffler à son oreilles quelque chose. Des paroles. En fait. Cet homme pourrait être comparé au serpent avec Adam et Eve. Le Valentini est la tentation, il pousse les gens à commettre des pêché à se laisser aller aux instinct primaire. Il avait fait la même chose avec cette brave rousse, bien que le travail était déjà grandement entamé grâce à son esprit déjà bien perturbé. Et vous savez quoi ? Il est fière de pouvoir influencer à ce point les gens. Injectant son venin dans cet enfant totalement ébranlé, il finit par lui glisser un couteau entre les mains et d'indiquer son père. Il se redressa pour jeter un regard en biais à sa partenaire. Eh bien. Tant qu'à faire autant faire de l'inhabituel aujourd'hui, il n'était plus à ça près.

Le gamin ? Eh bien, même s'il tremblait il semblait assez décidé à ne pas se sacrifier pour laisser cet idiot vivre. De toute façon les lâches finissent toujours par y passer hein. Notre homme est le premier à vouloir faire respecter ce genre de chose. Lâchant l'épaule, il fit un pas sur le côté. Une main planté pour la rendre inutilisable et l'autre tenue par le poignet avec le talon. Comme ça. Première découpe tranquille ? On va dire ça. Puisqu'il incita du regard le gamin à faire ce qu'il lui a dit. Soit ? Eh bien, lentement mais sûrement planter le couteau dans le thorax. Comptant bien sûr sur inexpérience pour faire quelque chose de sale et douloureux... D'un geste distrait, il retira son pied du type, de toute façon vu son état il ne fera rien de bien méchant. Pour sortir l'arme qu'il était venu récupérer chez lui pour la balancer d'un geste expert dans ses mains. Il n'avait pas perdu son temps au final. Qu'en était-il pour elle ? Son regard clair se releva à nouveau vers la rousse. Alors ? Que fait-elle?~

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Alex C. Gabrieli
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MessageSujet: Re: Les femmes sont moins faciles à manipuler que les hommes mon cher. Jeu 3 Juil - 23:35

La jolie rousse n’avait jamais été dans un tel état. Ou alors, elle ne s’en souvenait plus mais cette seconde hypothèse ne lui paraissait pas particulièrement plausible. Du haut de ses vingt trois ans, la jeune femme n’avait jamais vraiment eu de black out, même avec beaucoup d’alcool dans le sang. Puis, sérieusement, depuis quand sa fameuse «  maladie » lui faisait perdre la mémoire ? Non, bien évidemment, elle avait déjà eu des crises plus ou moins difficile, mais jamais au niveau qu’elle était en train de subir. Celle-ci était certainement la pire de toutes. La pire de toutes celles dont elle se souvenait. Parce qu’il était certain que la fille de boulanger avait du en faire auparavant mais sans s’en rendre véritablement compte. Trop jeune peut-être pour qu’elle y fasse attention. Les adultes non plus soit dit en passant. Peut-être s’étaient-ils simplement dit que ce n’était qu’une vulgaire dispute d’enfants. Quelques coups et rien de plus. Mais si justement, il y avait plus. Beaucoup plus derrière les intentions de l’enfant qu’avant été la rousse ? Personne ne pouvait le savoir. Personne n’était dans sa tête, même pas à elle à ce moment précis. C’était comme un vide complet. Un noir plus profond que la nuit, remplissant peu à peu son esprit jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus rien contrôler. La numéro sept des bâtons pouvait voir, entendre, bouger, mais ce n’était pas réellement elle qui contrôlait son corps et lui disait quoi faire. Non, bien au contraire. C’était le travail de ses instincts le plus primaires. Plus dangereux. Mais, pouvait-on véritablement appeler cela une crise ? Qui avait-il de comparable avec les crises des asthmatiques, des épileptiques et de tout autre malade où finalement leur propre corps ne leur appartenait plus ? Pour elle, c’était un peu diffèrent. Son corps était en pleine forme, son esprit aussi, sauf qu’il sombrait le temps que la chose se fasse. C’était un peu pour ça que la jeune femme avait été mise sous médicaments pendant des années. Il fallait que son conscient tout autant que son inconscient plongent. Aucun ne devait rester en éveil. C’était bien trop dangereux dans le cas contraire. Sauf qu’au bout d’un moment, ils avaient arrêté. La rousse avait assez grandi pour se contrôler toute seule et ne plus faire de «  crise ». Non, bien évidemment, parce qu’elle avait trouvé une tout autre solution. Coucher avec son psychologue et se noyer dans l’alcool quand la demoiselle sentait que toutes les solutions n’avaient pas aboutit. En même temps, c’était la faute de cet américain. C’est lui qui avait voulu bien plus que du charnel. Des sentiments. N’était-il pas le mieux placé pour savoir qu’elle n’était pas capable d’aimer ? Enfin si, elle le pouvait, juste qu’elle ne reconnaissait pas ce sentiment, comme bien d’autres et qu’elle n’avait pas le courage d’essayer de les comprendre. Elle n’était plus Alex Cantara Gabrieli si elle prenait la peine d’entrer dans la normalité. Sinon, comment pourrait-elle se faire respecter auprès des autres policiers ? Il ne fallait surtout pas qu’elle devienne comme eux. Sinon, ce n’était plus la peine de faire un tel métier. Autant reprendre le commerce familial.

En ce moment pourtant, ni l’alcool, ni la seule pensée de pouvoir ramener un homme dans son lit – ou simplement aller dans le lit d’un autre- ne lui permettait pas de ressortir. Ce n’était pas suffisant pour dépasser l’envie de faire du mal. De voir une ou plusieurs personnes souffrir de ses mains. Entendre des pleurs, des cris, des hurlements et des supplications. Jamais elle n’avait été autant excitée. Mais jamais elle n’avait eu aussi peur. Un paradoxe. Réellement.  Excité de pouvoir laisser sortir tous les sentiments ressentis depuis bien des années désormais, les frustrations. Mais aussi peur de blesser des personnes innocentes. Des mères de familles qui n’avaient rien demandé, des enfants, des pères vertueux. Blesser tout simplement. Parce que la combattante serait incapable de faire la différence entre le bien et le mal. Oh, bien évidemment que la jeune femme aux cheveux roux aurait pu tenir, passer une soirée simple à boire et rentrer chez elle avec quelqu’un ou non. Mais non, il avait fallu qu’elle tombe sur cet étranger aux cheveux violets. Tout aussi longs que les siens soit dit en passant. C’était viril au japon pour les hommes d’avoir les cheveux longs, en France avec leurs grandes perruques de la Noblesse. Mais pas en Italie. Bien qu’elle en avait déjà croisé quelques un . Natif d’Arte mais trainant pourtant dans les rues de Tradimento. Rien que cet indice aurait du lui mettre la puce à l’oreille et l’empêcher de lui parler. Pourtant, Alex l’avait fait. Répondu à ce qu’il lui avait demandé, n’écoutant pas les cris de colère de tout son être qui voulait l’empêcher de le faire. L’accoutrement militaire aussi aurait du la rebuter. Enfin, aurait dû rebuter une femme normalement constituée. Ce qui n’était pas le cas de l’espionne soit dit en passant. Bien au contraire, puisqu’elle était attirée par les hommes qui pouvaient – en apparence -  supporter son caractère. Ceux qui font plus ou moins peur de part l’aura qu’ils dégageaient. C’était donc tout naturellement qu’elle n’avait pas rebuté à lui parler, bien au contraire. S’il n’était pas venu, la sociopathe aurait fini par aller l’accoster et même l’aguicher. Peut-être le voulait-elle juste dans son lit aussi une fois de temps en temps. Mais non, cet homme, Raffaelo, lui avait vendu bien plus que ce qu’elle aurait désiré. Elle avait fait un pacte avec le démon en personne et ce pour la seconde fois. Après lui avoir vendu son âme et sa normalité à la naissance, Alex avait réitéré en lui offrant sa soirée et plongeant de la folie.

La fille de boulanger n’aurait pas du tout l’approcher, ni même lui répondre. Sauf qu’il était trop tard pour qu’elle puisse faire demi tour désormais. La rousse avait déjà fait beaucoup trop de chemin pour pouvoir reculer, c’était quitte ou double. Soit, elle s’en sortait plus ou moins indemne de cette soirée, soit le cauchemar ne pourrait jamais s’arrêter et elle plongerait chaque jour un peu plus. Alors, en attendant, pendant que la lune était déjà bien haute dans le ciel, Alex Gabrieli l’avait suivi et ils avaient commencés une partie de chasse contre un animal à deux jambes déjà bien blessé. L’odeur ocre du sang la grisait. Elle chassait, devenait un prédateur. Le prédateur qu’elle avait toujours voulu évité d’être. Tout cela n’était qu’un vulgaire jeu à ses yeux. Comme si elle chassait un animal pour son repas du soir. Tout était primitif dans ce que la jeune femme ressentait. Certainement trop. Ses yeux se baissèrent sur le corps de l’homme sous elle. Il était encore en vie mais perdait beaucoup de sang. L’arme de l’espionne lui avait déjà ouvert la cuisse. Ses yeux roulèrent une nouvelle fois vers le bas de sa robe. Rouge à la base, couleur de la passion, de la volupté, déjà tâché d’un liquide Vermillion. Pourtant, elle était plutôt courte et ne devrait pas. Mais le sang avait bien été propulsé en dehors de la cuisse de l’étranger.

Etranger.

Ce mot raisonnant tout en elle. Oui. Pourquoi lui faisait-elle du mal ? Qu’était-elle en train de faire ? Juste pour les beaux yeux d’un fou furieux comme elle. Non ! C’était faux ! Il n’était pas comme elle.  Il n’était pas malade, ce n’était pas de sa faute à elle si quelque chose la poussait intérieurement à vouloir blesser l’individu. La tirer vers le fond toujours et encore.  Lui, ce n’était pas pareil. Il était juste naturellement méchant, violent. Horrible. Comment des humains avec une santé mentale saine pouvait-il vouloir blesser des individus ? Son cerveau se reconnecta doucement. Il fallait qu’elle parte. Qu’elle quitte cet endroit rapidement. Nettoie son épée, son corps. Appelle un médecin même si l’homme avait peu de chance de vivre encore longtemps. Tuer. Son esprit vagabonda une nouvelle fois. Oui, tuer ce Raffaelo. Lui faire payer l’état dans lequel l’italienne se trouvait actuellement. Le faire souffrir pour qu’il se calme un peu. Découvrir que tous les humains n’ont pas peur de lui. Bien au contraire. Il n’est qu’un nom sur une liste et non quelqu’un d’exceptionnel. De si fort. Tout comme le fou qui dirige la Ville Sombre, il ne pourra rester dans l’histoire, alors autant abréger ses souffrances désormais. La bêtise qu’il est. Le monstre qu’avait un jour créé l’amour d’un homme et d’une femme. Ses mains tremblèrent pendant que l’espionne enlevait l’arme de la jambe meurtrie de sa précédente proie. Doucement, lentement, il ne fallait pas le blesser plus qu’il ne l’était déjà. Son visage se tourna vers lui. Aucun sentiment n’existait. Ses yeux vairons ne trahissaient aucunement ses pensées. Une simple poupée de cire face à un petit insecte. La jeune femme aux cheveux flamboyants n’avait plus envie de le faire souffrir, mais ne se sentait pas pour autant pousser des ailes et une auréole. Elle ne le tuerait pas, mais ne l’aiderait pas pour autant. Il était seul. Seul face à une coquille vide qui lui faisait fortement peur. La rousse planta soudainement sa lame dans le sol. Un endroit boueux et plutôt sale. Si l’homme en dessous d’elle n’allait pas mourir des suites de ses blessures, il y avait de grandes chances que ce soit une infection quelconque qui l’emporte avec cet endroit malpropre.

Levant les yeux au sol, Alex Gabrieli profita d’un peu d’air frai pour reprendre quelques peu ses esprits. Quelle heure était-il déjà ? Avec une telle soirée, il y avait de grandes chances à ce qu’elle ne soit pas capable de se lever le lendemain matin pour aller travailler.  En même temps, son premier boulot serait certainement de chasser celui qui avait commis un meurtre sur l’inconnu se tordant de douleur en dessous d’elle.  A quoi bon se fatiguer à chercher un assassin qu’elle connaissait depuis plus de vingt quatre ans déjà ?  A quoi bon se chercher elle-même ? Peut-être qu’elle pourrait donner des indices pour que ses collègues attrapent Raffealo. Mais l’homme était tellement fourbe qu’il y avait peu de chances que ses collègues ne s’en sortent en un seul morceau où il n’aurait aucun problème parce que Elysion Momento se serait intéressé à lui. C’était un peu la chance de tous les criminels de Tradimento. Il suffisait d’intéresser un peu le taré aka le chef de cette ville pour s’en sortir avec aucun problème. Choses, qui bien évidemment n’arrivaient jamais à Régalo. Où un mauvais geste équivaut à une punition de même ampleur. En somme, les deux villes avaient leurs façons bien différentes de voir les choses. Néanmoins, Alex trouvait que ce n’était pas forcement une bonne chose. Tout n’était qu’extrême avec les deux dirigeants. Trop gentil, trop méchant, trop juste, trop arbitraire. Vivre de la joue et la bonne humeur tous ensembles et d’un autre côté vivre dans la terreur. Rien de bien fameux en sommes. Pour créer la ville parfaite, il faudrait certainement un mixe des deux. Ici, l’une des deux finirait certainement par imploser avant même d’entrer en guerre avec l’autre. Autre qui bien évidemment, implosera quelques années plus tard. Pour l’espionne, c’était une situation beaucoup trop oppressante pour tous les citoyens. Et certainement encore plus pour ceux qui faisaient – illégalement- le voyage entre les deux villes. Aucune des deux situations ne pouvait au final être supportable et retenue. La jeune femme à la crinière flamboyante se retira d’au dessus de l’homme pratiquement inconscient avant de passer la main dans ses cheveux pour les repousser en arrière. Voyons, elle réfléchissait bien trop lorsqu’elle avait bu. Déjà en temps normal c’était particulièrement difficile pour la demoiselle de rester concentrée, mais c’était de pire en pire avec quelques grammes dans le sang.

De surcroît il fallait réfléchir et vite. Laisser cet homme en vie ou bien l’achever ? Non, ce n’était pas une question capitale, mais si par miracle, il arrivait à passer la nuit et ce sans se vider de tout son sang, il pourrait toujours dire qui lui avait fait cela. Oh, qu’il balance l’étranger aux cheveux violets, ce n’était pas particulièrement son problème. Par contre, l’italienne ne pouvait aucunement le laisser mettre en péril sa vie et certainement sa couverture par la force des choses. Quoi que, son côté sociopathe lui permettait d’être du genre à ne pas se laisser intimider et à parler facilement. Mais bon, pour les côtoyer assez souvent, la demoiselle savait que les Momento n’étaient pas connus pour être de grands patients. Elle perdrait la vie bien rapidement s’ils voyaient qu’ils ne pouvaient rien tirer d’elle et qu’ils doutaient en plus de sa sincérité. Un bruit non loin d’elle attira son attention. Ah, il revenait. Le diable presque en personne venait enfin de bouger son royal postérieur pour la rejoindre. Certes, un royal postérieur particulièrement attirant surtout avec beaucoup d’alcool dans le sang. Soupirant discrètement de sa propre bêtise, la rousse arqua pourtant un sourcil lorsqu’elle remarqua une silhouette plus petite , beaucoup plus petite fit en même temps son apparition. Un voile de surprise passa alors sur son visage, juste quelques secondes. Que faisait ce fou avec un enfant à cette heure-ci ? Qu’avait-il donc en tête pour amener un gosse en pleine nuit. Alex se mordit alors instinctivement la lèvre inférieure tout en serra le poing gauche dans son dos. Ah non, ça c’était particulièrement mauvais. Son corps réagissait par instinct et cela ne lui plaisait pas. Oh, soudainement, la numéro sept des bâtons se mit à avoir de la compassion en baissant les yeux fasse au jeune garçon d’à peine dix ans ou alors tout juste plus. Ce n’était pas dans son caractère de ressentir quelque chose pour autrui, mais là, ce n’était qu’un enfant. Tremblant. Pleurant et complètement tétanisé.

Alex Gabrieli voulu poser la question avant que l’homme en vêtements militaires ne parle. Lui demander comment quelque chose d’aussi fou que d’enlever un enfant à sa famille lui était soudainement venu à l’esprit. Sauf que la fille de boulanger comprit soudainement devant le regard des deux victimes potentielles. Ils se connaissaient. Merde, c’était certainement son fils ou quelque chose comme ça. Comment avait-elle fait pour rater un élément aussi essentiel en entrant dans la précédente demeure ? La réponse lui vint très rapidement. Elle n’était plus elle-même à ce moment précis.  Sa partie la plus sombre avait déjà pris le dessus, grisée par la petite chasse qu’elle avait aperçue. Cette même partie qui lui criait de ne pas intervenir et de regarder ce qu’avait prévu le bel homme en face d’elle. D’arrêter d’essayer d’avoir une conscience qu’elle n’avait pas à l’origine. De jouer les saintes ni touche et les nonnes. Il ne fallait surtout pas qu’elle arrête le jeu maintenant. Plus le temps passait, plus cette voix lui hurlait à l’interieur du crane. Plaçant la paume de sa main sur son front, elle tenta de calmer la douleur. Cette nuit tournait véritablement au cauchemar. Et ses doutes furent rapidement confirmés lorsqu’elle entendit l’homme expliquait qu’il y aurait un survivant et une victime en cette nuit. L’enfant ou l’homme qui avait été auparavant sa cible. A la suite des mots, elle sentit quelque chose la toucher. Ah, l’homme à terre avait déjà fait son choix alors. Il voulait vivre. Mais ce n’était pas en poussant la Gabrieli qu’il allait s’en sortir plus vite.

Les yeux vairons noircis par l’excitation mais aussi la frustration de la jeune femme passaient d’un protagoniste à l’autre tout en faisant taire la voix dans son esprit qui avait réussi à prendre le dessus quelques minutes auparavant. Pourtant, sans bouger, elle observa le violacé donner une arme blanche à l’enfant et plus tard, une arme à feu au père. Concurrence déloyale si elle devait donner son avis. Bougeant légèrement, la jeune femme posa sa main sur la garde de son épée plantée préalablement dans le sol quelques temps auparavant. Shit alors, depuis quand avait-elle une conscience et cherchait des solutions pour sauver des vies autres que la sienne ? Depuis quand l’Arcana Famiglia pour laquelle elle travaillait avait réussi à la rendre normale ? Au moment où l’homme allait tirer apparemment sans une once de tristesse sur son jeune fils, Alex Gabrieli ne prit pas la peine de réfléchir alors que sa lame sortait du sol pour transpercer en pleine poitrine l’homme à terre. Sa part d’ombre avait déjà repris le contrôler sur une partie de son esprit, mais allait de concert avec sa conscience. Voilà, elle avait eu ce qu’elle voulait. Un meurtre. Du sang. Des pleurs aussi et un dernier râle.

« Viens ici toi. »

Sa main gauche se tendit pour attirer l’enfant jusqu’à elle et lui faire lâcher le couteau qu’il avait dans la main. L’enfant avait hésité à chaque pas qu’il avait fait vers son père alors que la lueur d’un tueur luisait dans les yeux de ce dernier.  Il allait tuer son propre fils pour survivre. Quel enfoiré. Délicatement, elle se plaça devant l’enfant pour le protéger du véritable danger. Raffaelo. Il ne devait certainement pas être satisfait et la jeune femme aux cheveux roux le comprenait dans un sens. Mais elle ne pouvait pas permettre à un gosse de plonger dans ce qui était à la base un vulgaire jeu dangereux entre le natif de la capitale et sa propre personne. De plonger dans leurs mondes de débauches et de tuerie. Secouant son arme pour enlever le sang dessus, elle le rangea pourtant dans son fourreau bien attaché à sa ceinture avant de prendre la parole, fixant l’italien dans les yeux.

« Tu as eu ce que tu voulais n’est ce pas ? Tu as récupéré ton arme, le voleur est bel et bien mort. Donc je pense que notre petit jeu touche à sa fin mon ami. Que dis tu de rentrer sagement chez toi ? »

Ah oui, la rousse aurait tellement aimé tomber sur un homme un peu près normal et peut-être passer une nuit d’ivresse et de volupté sans avoir à se retrouver avec certainement un orphelin dans les jambes. Mais c’était son choix d’avoir sauvé l’enfant plutôt que le père. Un instinct maternel qu’elle ne se connaissait peut-être pas et qu’elle ne voulait véritablement pas connaître. Mais sa phrase lancée quelques secondes à l’étranger n’était pas anodine, c’était plutôt une sorte de conseil, d’avertissement même. Rentre chez toi et ne m’emmerde pas maintenant que j’ai repris mes esprits. Oh, bien évidemment, Alex savait que ce ne serait pas aussi facile qu’avec les autres personnes que de tenir tête à cet homme. Peut-être parce qu’elle était plus épuisée qu’elle ne le pensait suite à sa course poursuite le matin même mais surtout parce qu’il était comme elle. Il ne rigolait pas, n’avait certainement pas peur et jouait dans la cour des grands. Les yeux vairons de la rousse se baissèrent lorsqu’elle sentit une petite source de chaleur sur sa main gauche. L’enfant venait de lui prendre la main tout en se collant à elle. Oula. Elle n’était pas sa sauveuse, ni même son héro, il ne fallait pas croire qu’elle allait le garder avec elle indéfiniment. Dès qu’elle en aura l’occasion, il sera déposé dans un orphelinat. Point à la ligne.

« Bon, sur ce mon cher. Je te souhaite un bon retour jusqu’Arte ».

Essayant de dégager sa main sans succès de celle de l’enfant, Alex Cantara Gabrieli se retourna pour rentrer chez elle tout en faisant un signe de la main à Raffaelo. Pourtant, elle n’était pas rassuré, parce qu’elle était certaine qu’il n’était pas le genre d’homme à accepter les ordres – même indirects- de quelqu’un et encore moins d’une femme et que ce n’était pas une bonne idée de lui tourner le dos. Néanmoins, Alex restait Alex et relever des défis ne lui faisait aucunement peur.
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Raffaelo Valentini
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MessageSujet: Re: Les femmes sont moins faciles à manipuler que les hommes mon cher. Mar 22 Juil - 20:22

Notre Raffaelo n'est pas quelqu'un de très compliqué, du moins, pas si on ne l'approche pas de trop prêt. Il ne cherche pas grand chose dans la vie, il ne fait pas partit de ceux qui ont un but à atteindre ou même un rêve ou un désir. Du moins, si on omet son désir de pourrir l'existence de bien des gens et notamment celle de ses géniteurs, il n'a pas grand chose non. Pourquoi se casser la tête à avoir des rêves en fait. Notre homme est en fait certainement impitoyable avec lui même dans un sens, c'est presque flippant de se dire qu'un type aussi terre à terre était capable d'avoir autant de cruauté gratuite envers les autres. Il suffisait de voir comment il avait pris plaisir à pousser Alex à tomber dans la violence gratuite. Bon, elle était prédisposé à ça certes, mais cette femme ne devait pas être aussi mauvaise que lui pouvait l'être. Ils étaient différents mais à la fois tellement semblables c'est là tout le vice de la chose. Mais non rien à faire. Notre homme était certainement le pire des deux. Pourquoi ? Qui donc oserait pousser ainsi un enfant à se salir du sang de son père ? Ce dernier avait beau être un enfoiré ou un père indigne quand il s'y mettait, rien de tout ceci ne se serait passé si notre Italien n'était pas venu fourrer son nez où il faut pas. Qui plus est, tout ça pourquoi ? Pour une arme. Un simple caprice d'un homme égoïste qui ne vit que pour lui même en riant du malheurs des autres, ou aimant les provoquer. Au choix. Ce qui n'est pas forcément mieux. Mais il l'avait fait. Traîné un pauvre enfant devant la mort de son père, il est assez connu que tous mauvais parents qu'ils sont un enfant s'attache à ces derniers, du moins en général, il y a toujours des exceptions hein. Mais voilà, il suffit de les mettre dans une situation de non-retour pour les forcer à briser leur lien, aussi petit et faible soit-il. Et allez savoir, mais c'est ainsi que notre homme trouvait un certains plaisir. Il se sentait puissant. Et pour sûr il l'était. Tant physiquement que mentalement, à tel point qu'on pourrait se demander qu'est-ce qui pourrait le toucher dans la vie. Certainement deux trois trucs, mais il est bien connus qu'on ne doit pas faire connaître ses points faibles...

Redressé, fier, et digne. Il observait, se régalait de ce spectacle. De la douleur, de la souffrance, du sang. Des larmes. C'est un magnifique mélange que voilà je vous assure ! De voir cet enfant terrifié de se voir mourir mais également terrifié de tenir entre ses mains l'arme potentiellement mise là pour mettre fin aux jours de son père. Chose qu'il devait bien sûr faire lui même. Devait-il avoir de la pitié pour cet enfant ? Pourquoi faire ? Notre Raffy à son âge conseillait déjà une amie de tuer son propre frère alors... Vous voyez déjà le cas social qu'il était dans sa petite tête à cet âge là hein. Mais alors que toutes ces idées tordus allaient enfin aboutir, reste à savoir s'il comptait réellement le laisser en vie, certainement que oui, histoire de laisser cet enfant dérangé dans son pauvre esprit. Mais il n'en eut pas l'occasion. Pourquoi la rouquine devenait-elle soudainement si ennuyante ? Elle qui jusqu'à maintenant cumulait les bons points pour prouver qu'une femme pouvait être également être amusante... Elle venait de tout casser. Laisser alors notre homme la regarder immobile elle-même achever le type, et prendre l'enfant du coup sous son aile. C'est quoi ça ? Un instinct maternel à la con ? Pourquoi se sentir obligé de protéger un être juste parce qu'il est un humain miniature hein ? Son expression changea alors totalement pour restée figée ainsi. Affichant alors un air beaucoup moins enjoué, pour ne pas dire que vu ses traits cela pourrait être carrément flippant pour quelqu'un de pas très courageux. Quelque chose le contrariait clairement, mais il gardait le silence. Chose déjà tout simplement anormale en fait... Quelqu'un qui le connaissait se serait dit que quelque chose clochait, pour ne pas dire qu'il fallait carrément à s'attendre à quelque chose avant qu'elle n'ait le temps de partir c'est évident. Ce ne serait plus notre Valentini sinon.

D'ailleurs, on peut dire que ce fût la phrase de trop lorsque la dite Alex ajouta qu'il ferait mieux de rentrer sagement chez lui, qu'en gros ils avaient suffisamment joué pour la soirée. Cela lui arracha un haussement de sourcils lorsqu'elle tourna les talons pour partir avec l'enfant accroché à elle. Cherchant en elle certainement un moyen de se rassurer, de rester la tête hors de l'eau, dans cet endroit où l'atmosphère est si lourde... C'est quoi ça franchement ? D'où elle prend plaisir de chasser un type dans la rue pour le tuer, le traîner dans la boue pour soudainement réaliser que ce n'est pas bien et qu'il vaut mieux rentrer. Depuis quand a-t-elle une bonne conscience ? Tout à l'heure elle ne semblait pas vraiment en avoir, c'est ce qui lui avait plût chez elle certainement. Le reste il s'en fichait bien. Mais non, comment osait-on lui gâcher sa soirée comme ça ? Qui plus est notre homme n'avait au final pas fait le nombre de victime minimum pour la soirée. Il n'aime guère se déplacer pour rien. C'est pourquoi, sans dire le moindre mot, sans même bouger de sa place, il se contenta d'un mouvement lent glisser sa main contre lui pour sortir l'arme et d'un geste rapide et expert tirer. Hm ? Non. Ce n'est pas la femme aux cheveux de feu qu'il visait, aucun intérêt. Du moins elle pouvait en avoir un autre. Il pouvait certainement en tirer quelque chose de bien mieux, mais pour cela elle devrait se débarrasser de cette conscience. Cette dernière est bien encombrante pour bien des humains. Bref, c'est sur l'enfant qu'il tira. Une balle qui lui traverse la poitrine, s'il n'est pas mort dans les secondes suivantes c'est de toute façon mortelle. Notre homme est capable de savoir où tirer ou non pour tuer quelqu'un oh. Dans un sens, il épargnait une vie où cet enfant allait devoir se battre seul livré à lui-même. Oh, il aurait pût s'en sortir aussi remarque... Qu'importe. Toujours est-il qu'il faisait partit du genre d'homme capable d'abattre un enfant sans même avoir le moindre remord. Quelle cruauté non ? Il n'a jamais caché être quelqu'un de cruel. Alex devait certainement l'avoir remarqué hein. C'est peut-être quelque chose qu'elle n'imaginait pas à ce point développé chez lui en fait, s'imaginant peut-être que personne ne peut être cruel et mauvais tout en ayant parfaitement conscience de l'être. Il n'est pas fou. C'est bien là le soucis...

- Je décide moi quand la soirée se termine vois-tu. Et quand les amusements se terminent. Là c'est nettement plus satisfaisant.

Se doutant que sa réaction allait la faire le regarder, notre homme appuya ses paroles d'un large sourire en coin moqueur et mauvais. Comme si retirer la vie d'un enfant par pur caprice était quelque chose de parfaitement normal. Eh bien... Ce n'est pas sa vie, ni même celle de quelqu'un qu'il peut apprécier. Alors oui ? Portant les doigts de sa main libre, soit celle ne tenant par l'arme à ses lèvres, il lui envoya un baiser invisible. Parlant alors comme le ferait tout bon dragueur, même si ce genre de geste et parole était clairement déplacé vu ce qui venait de se produire.

- Bonne soirée à toi Alex. Rêve bien de moi.

Oui. C'est de la pure blague, forcément. Mais c'est une réplique typique Raffaelo, des phrases totalement décalées, comme s'il vivait dans un autre monde... De là, il commença à partir sur le côté, pour rejoindre une rue qui lui permettrait de pouvoir rentrer dans sa ville. Ce qu'elle faisait ? Aucune idée. Mais si elle ne revenait pas à la charge il rentrait bel et bien chez lui. Ah... Je pense que leurs prochaines rencontres seraient loin d'être calme à ces deux-là au final... Peut-être allait-il réussir à la faire tomber pour de bon du côté obscur -rejoint le côté obscur de la force Alex ! Oui je sais où est la sortie-.. Faut bien se trouver quelques nouveaux amusements dans la vie...

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Les femmes sont moins faciles à manipuler que les hommes mon cher.

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