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Alors mon petit cobaye. Comment te portes-tu? ( PV Debito )

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MessageSujet: Alors mon petit cobaye. Comment te portes-tu? ( PV Debito ) Jeu 7 Fév - 14:44

C’était le matin. Le soleil venait de montrer le bout de son nez sur la petite ville de Regalo. Les marchands commençaient à préparer leur stand étant le week-end, les affaires ne pouvaient être que fructueuse ! Il ne fallait pas laisser la fraicheur des herbes et des légumes périrent et montrer que notre marchandise était la plus fraiche. Que le poisson venait d’être pécher et que la viande venait d’être préparée pour un délicieux festin. Bien qu’il soit très tôt, croyez-vous sérieusement que quelqu’un allait mettre le nez dehors à sept heures du matin ? He bien, il faut croire que oui.

Un grand homme toujours habillé de noir sortit du Manoir de l’Arcana Famiglia pour faire le plein d’herbe et ainsi terminer une potion dont lui seul savait la composition et les effets. N’aimant pas beaucoup le soleil, l’alchimiste préférait sortit en début de matinée avant que la lueur de cet astre opposé au sien ne vienne le déranger. De cette manière, Jolly était certain de trouver des aliments de choix ainsi que de la bonne qualité qu’il allait évidemment choisir lui-même. L’homme aurait bien pu aller se servir dans la plantation de son fils, mais le problème… C’était que Jolly avait déjà tout pris la veille. Luca allait certainement l’engueuler une nouvelle fois. A vrai dire, ces situations le faisait l’amusait plus qu’autre chose. Après tout, ce qui est à lui est à Jolly aussi ! Il faut bien partager entre élève et maitre. ~

S’arrêtant devant un des marchands il mit ses lunettes droites sur son nez avant de toucher les feuilles d’une plante qui avait attiré son regard. D’après ce qu’il voyait, la petite herbe ne devait pas venir du pays et cela ne pouvait qu’accroitre la curiosité de notre scientifique curieux de tout. N’hésitant pas vraiment, Jolly acheta la dite plante en plus des ingrédients qu’il avait besoin avant de reprendre la route vers le Manoir. En chemin, il réfléchit à divers moyen de connaitre les capacités de sa nouvelle découverte. Alors que la petite journée commençait très bien, Jolly ne fut pas au bout de ses surprises. Comment ça ? A cause d’une petite rencontre intéressante dans les couloirs de l’Arcana Famiglia. Je vous explique.

Quelques minutes plus tard, notre Arcane finit par arriver tranquillement dans les couloirs de la belle bâtisse et prit directement la direction de son laboratoire pour commencer ses expériences sur sa nouvelle plante ainsi que de surveiller l’ancienne. Mais au détour d’un couloir, un homme apparut au loin semblant encore un peu endormi. Après tout, il ne devait pas être plus tard que huit heure du matin. Un sourire discret apparut sur le visage de Jolly en voyant son compatriote s’approcher gentiment de lui. Ne voulant pas se fatiguer, notre noiraud s’appuya simplement contre un mur avec un sourire de côté. Remettant encore une fois ses lunettes droites sur son nez, il posa son regard améthyste sur lui.

« Alors, on est bien matinal aujourd’hui. Debito. »

Comment allait-il réagir à au regard de la personne qui voulait le tuer plus que tout ? Oui vraiment. Cette journée promettait d’être intéressante ! Une nouvelle plante et un moyen de voir comment se comportait l’œil pourpre de son cobaye ? Que pouvait-il demander de plus. Le sourire mesquin avait disparu de son visage pour prendre un air plus sérieux. La petite plante fut déposée sur la commande à ses côtés pour qu’elle ne le dérange pas ou qu’elle ne soit pas abimée. Aller petit jouet, que vas-tu dire ? Auras-tu encore une fois peur de ton créateur ou voudras-tu sortir ton petit pistolet contre lui ? N’importe quel comportement était amusant pour Jolly. Oui. Amusant !

( Dis moi si ça te va ! >o< )
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Debito - L'Eremita
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MessageSujet: Re: Alors mon petit cobaye. Comment te portes-tu? ( PV Debito ) Sam 9 Fév - 14:13

Tout semblait calme dans la chambre à coucher plongée dans la pénombre. Compte tenu de l'heure matinale, pas un bruit ne se faisait entendre, la pièce aurait tout aussi bien être totalement vide que cela n'aurait rien changé. Pourtant, l'occupant de cette chambre était bien présent, mais encore endormis sur son lit ce qui n'avait rien d'étonnant pour lui avant huit heure. Debito passait en effet tellement de temps à chercher le sommeil et à lutter contre la douleur que lui imposer son oeil d'améthyste tous les soirs, qu'il finissait par s'endormir assez et tard et donc quelques fois à se lever de même. Il n'avait pourtant pas souvent l'occasion de faire une grasse matinée bien méritée ou pas, car lorsqu'il arrivait enfin à passer outre la douleur récalcitrante et à s'endormir, les cauchemars prenaient le relais avec autant de hargne. Ne pouvait-il donc pas être tranquille une seule nuit ? Visiblement pas, pas en ce moment en tout cas. Ces derniers temps, cela ne faisait qu'empirer de jour en jour. Bien sûr, il y avait bien un moyen de tenter d'y remédier, mais celui-ci n'enchantait pas le moins du monde Debito, encore moins que ses cauchemars. On lui avait pourtant dit et répété d'aller voir Jolly pour qu'il vérifie son oeil, l'alchimiste était mieux placé que quiconque pour se charger de ce problème, mais le jeune homme était têtu. Plus têtu qu'une mule d'ailleurs et il refusait obstinément d'aller voir ce fou furieux, à plus juste titre s'il fallait aller le trouver dans son laboratoire.

On pouvait voir une visite chez Jolly comme un mauvais moment à passer pour en éviter bien d'autres tout aussi désagréables, mais pour Debito, c'était tout simplement impossible. Lui demander d'aller voir cet homme de son plein grès revenait à lui ordonner d'escalader l'Himalaya les mains attachées dans le dos. C'était de la folie, c'était dangereux et surtout totalement insurmontable pour le chef des pièces. Il préférait largement passer des nuits blanches ou presque, quitte à se ruiner la santé à vitesse grand V. Un véritable masochiste ce Debito ? Bien sûr que non ! Mais quand il s'agissait de Jolly, il n'avait plus cette logique et ces réactions normales d'être humain. A croire que l'homme lui avait aussi tripatouillé le cerveau pour que l'évocation même de son nom le transforme en gamin butté. Cette nuit-là donc, comme tant d'autre avant, Debito s'était endormi assez tard. Et comme à chaque fois, son sommeil n'était pas vraiment ce qu'on pouvait qualifier de paisible. Encore et toujours ces images qui s'imposaient à son esprit, par la volonté de l'Ermite sans nul doute ? Quel intérêt avait donc cet arcane à le torturer pour lui rappeler que le contrat entre eux avait été forcé par les expériences d'un savant fou, Debito le savait très bien. Il ne risquait pas de l'oublier c'était certain.

Les premiers signes de son réveil ne tardèrent pas à se faire sentir. Tout d'abord, son visage se fit moins paisible, puis il serra les draps entre ses doigts comme pour se raccrocher à quelque chose avant de finir par ouvrir les yeux. Pendant quelques instants, il eut l'air perdu, puis revenant à la réalité du lieu il se calma rapidement. Une lueur qui perçait à travers les rideaux sombres mal fermés lui indiqua que c'était le matin, déjà. Combien de temps avait-il dormis ou quelle heure était-il tout simplement ? Il n'en avait aucune idée et s'en fichait pas mal. C'était foutu pour dormir tranquille à présent, il le savait bien. Alors, après s'être étiré de tout son long sur le lit, il se redressa paresseusement et se leva avec le même manque de précipitation. Il aurait très bien put ne pas aller se coucher du tout, il se sentait tout aussi crevé qu'après une véritable nuit blanche, ce qui n'arrangeait aucunement son humeur. Tant pis, puisqu'il était réveillé, autant aller bosser pour se changer les idées. Il alla donc s'habiller avant de plaquer ses cheveux en arrière et enfin, finit par mettre son bandeau pour cacher son oeil droit. Inutile de s'attarder ici, il fallait qu'il prenne un peu l'air pour s'aérer l'esprit et sortir ces images étranges de sa tête.

Il sortit donc de sa chambre et commença à marcher dans les couloirs du manoir les mains dans les poches comme il en avait l'habitude. A cette heure-ci, il n'y avait personne pour traîner dans le coin et c'était tant mieux d'ailleurs. Il n'avait envie de voir personne, si bien que l'idée de se dérober de la vue de tous en utilisant le pouvoir de son arcana lui vint à l'esprit. Mais puisqu'il y avait très peu de chance de croiser quelqu'un et que dans le cas où il ferait quand même une rencontre, il pouvait toujours ignorer cette personne ou l'envoyer paître, cela n'était pas très utile. Bien trop absorbé par ses pensées, Debito ne remarqua pourtant pas qu'il aurait bel et bien dû se rendre invisible pour traîner dans les couloirs. Car un peu plus loin de lui, se trouvait la dernière personne qu'il avait envie de croiser de si bon matin ou de croiser tout court d'ailleurs. Jolly se tenait là, égal à lui-même, ses lunettes noires bien calées sur son nez comme si le moindre rayon de soleil allait abimer ses précieux petits yeux. Cela lui donnait l'air d'un frimeur selon Debito, mais tout ce qu'il pouvait bien faire ne serait jamais bien de toute façon à ses yeux et puis question frime, le directeur de casino n'avait de leçon à recevoir de personne. Le dos appuyé contre le mur, Jolly semblait attendre que son cobaye préféré se jette dans la gueule du loup, ce que celui-ci visiblement trop mal réveillé pour faire gaffe à ce qu'il se passait autour de lui finit par faire, bien évidemment.

Lorsqu'il l'aperçu enfin, il était trop tard pour changer discrètement de chemin. Debito n'avait donc plus que deux choix. Faire volte-face directement pour ne plus voir la tête du brun ou passer devant lui en l'ignorant royalement en espérant que celui-ci avait autre chose à faire et lui ficherait la paix. La flemme de prendre un autre chemin dont il n'avait pas l'habitude décida Debito à passer devant l'alchimiste. Grossière erreur, puisqu'apparemment il n'avait rien de mieux à faire que de l'aborder… Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire l'heure à laquelle il se levait d'abord ? Et puis qu'est-ce qu'il foutait ici à cette heure lui aussi… Il avait perdu les clefs de son cachot adoré ? Très peu de chance malheureusement, en tout cas, Debito n'était pas du tout d'humeur à rentrer dans son petit. D'ailleurs, il n'était jamais d'humeur pour lui parler ou même pour supporter sa présence trop près de lui.

Aidé par la fatigue et l'aversion qu'il avait pour ce type, Debito gratifia Jolly d'un regard haineux en ralentissant sans pour autant s'arrêter près de lui. Pas la peine de rester inutilement à la portée du savant fou...

" Qu'est-ce que t'en a à faire ? Mêle toi de ce qui te regarde le vieux. "

Et les "Cia! Come stai ? " alors ? Jamais, pas pour Jolly en tout cas, il n'allait certainement se montrer sympathique avec ce vieux fou aux expériences pas très orthodoxe. Surtout pas avec son humeur actuelle causée par son oeil factice, encore merci Jolly...

[Hrp/ Déjà dit, mais ouiii *-* Pareil, s'il y a un truc qui va pas dit le >w<]

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MessageSujet: Re: Alors mon petit cobaye. Comment te portes-tu? ( PV Debito ) Mar 12 Fév - 18:04

Il se n’était que le matin et la journée semblait déjà devenir intéressante pour notre alchimiste de la famille. Pour commencer, Jolly avait fait une belle découverte avec la petite plante qui se trouvait encore à ses côtés et maintenant, il avait la chance d’enfin croiser Debito dans un moment d’égarement. Le noiraud savait pertinemment que ce dernier essayait de l’éviter au possible. Ce qui rendait les rencontres encore plus plaisantes et satisfaisantes. Le matin, très peu de personne était réellement réveillée et c’est pourquoi Debito ne semblait pas directement l’avoir remarqué ou s’était bien trop tard. Ayant sa fierté, Jolly savait très bien que le petit homme allait maintenant passer devant lui et surtout ne pas montrer sa peur en revenant en arrière. Parfait ! S’était exactement la théorie que le scientifique attendait.

Sa petite phrase semblait avoir attisé l’attention du petit Debito. A force, Jolly savait de mieux en mieux comment allait se comporter le jeune homme et ne pouvait que s’en amuser encore plus. Un regard haineux lui fut donc envoyer en même temps qu’une phrase piquante lui disant que Jolly devait n’en avoir rien à faire ! Un ricanement sortit de sa bouche en posant plus intensément ses yeux sur lui. Son regard se faisant plus imposant comme pour montrer sa supériorité à cette petite marionnette. Car oui, pour Jolly, cet homme était un bon moyen de voir comment ses expériences étaient en train d’évoluer. Luca était bien trop normal, il devait tenir de son père ! Et l’autre, ce n’était pas pratique cette durée de vie…

« Voyons. Ce n’est pas une manière de parler à la personne t’ayant sauvé la vie. »

Comment ça il ne voit que le bon côté de la chose ? He bien, on va dire que c’est dans la nature de Jolly de mettre en avant que le meilleur de son expérience. Debito aurait dû mourir à cause de son arcane majeur mais Jolly avait été là pour le sauver et ainsi l’aider. Donc, ce dernier lui devait être redevable ! Bon, d’accord pas à ce point mais notre homme se voyait plus de ce côté que de l’autre. De plus, l’Eremita était obligé de venir le voir s’il ne voulait pas qu’un problème se passant avec son œil. Oh tiens, en parlant de ce sujet ! Jolly s’approcha donc de Debito pour être à ses côtés. Un moyen de le provoquer ? Peut-être.

« D’ailleurs, comment se porte ton oeil ? Cela fait un moment que tu n’es pas venu me voir. ~ »

Alors, décrire le ton que venait de prendre Jolly ? Pour commencer, aucune inquiétude ne pouvait y être présente mais plus une curiosité et un moyen de l’énerver un petit peu plus ? Il faut dire que l’alchimiste était le meilleur dans ce domaine quand il s’agissait de cet homme bien précis. Le noiraud en rajouta même une petite couche.

« Ah moins que je te fasse toujours aussi peur. »

Certaines personnes pourraient décrire Jolly de suicidaire en cet instant précis mais connaissant bien sa proie, le contractant de la Luna n’avait absolument pas peur. Debito n’avait pas assez de tripe pour l’affronter dans n’importe quel duel. D’ailleurs, si cela devait avoir lieu, Jolly ne serait que plus curieux de voir comment tout allait se passer. Pour le moment, il attendait simplement les nouvelles réactions de sa marionnette sachant presque déjà ce qui allait se passer. La seule chose que Jolly n’aimerait pas en cet instant, s’était que Debito s’empenne à la plante derrière lui. Après tout, s’il devient encore plus piquant, ça ne serait que de la faute de la petite Ermite.
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MessageSujet: Re: Alors mon petit cobaye. Comment te portes-tu? ( PV Debito ) Dim 17 Fév - 20:10

A peine sorti du lit, Debito pouvait déjà se faire la remarque suivante ; aujourd'hui ce n'était pas son jour de chance. Rien de bon ne pouvait sortir d'une telle journée, c'était tout bonnement évident pour le jeune homme. Pourquoi cela ? Tout simplement parce qu'une journée où l'on croisait Jolly le savant fou dans les couloirs à huit heure à peine du matin, ne pouvait qu'être néfaste pour lui. Déjà, que le contractant de la lune sorte de jour, c'était assez bizarre pour être un mauvais présage, mais alors qu'il soit la première personne que Debito croise en sortant de sa chambre, c'était encore pire ! Pas la peine de jouer au casino ou de se laisser aller à n'importe quelle autre activité reposant sur la chance aujourd'hui, ce jour n'apporterait absolument rien de bon... Certes, c'était peut-être un petit peu exagéré, mais le borgne ne pouvait pas voir du bon côté une journée qui commençait de la sorte. Il haïssait bien trop l'alchimiste pour cela. Pour lui, le plus important à présent c'était d'abréger un maximum cette entrevue des moins agréables pour ne plus avoir en face de lui Jolly et son petit air supérieur, sinon, cela allait dégénérer, il le savait bien. Cela ne finissait jamais dans la joie et la bonne humeur quand ils étaient tous les deux dans une même pièce, ou dans un couloir pour le coup, encore moins quand la douleur que lui infligeait son oeil rappelait à Debito les expériences du très cher conseiller de Mondo.

Visiblement d'humeur à réveiller les vieux démons de Debito, Jolly lui avait adressé la parole le premier, ce que le plus jeune n'aurait pas fait lui, il se serait contenté de l'ignorer royalement en espérant qu'il en fasse de même. Mais pas de chance, pour une fois le brun était d'humeur loquace... En tout cas, pour Jolly, c'était déjà être bavard que de sortir une phrase. Il devait sans nul doute avoir quelque chose derrière la tête pour venir titiller son cobaye au saut du lit, mais comme d'habitude, Debito n'était pas d'humeur à jouer à son petit jeu... Avait-il jamais eut le choix ? Cela était une autre affaire, en tout cas, il n'était pas vraiment volontaire, mais plutôt emporté dans celui-ci par le bon vouloir de Jolly ou par sa colère mal maîtrisé tout simplement. La preuve faite avec la manière dont il avait répondu à son interlocuteur matinal, au lieu de l'ignorer et de passer son chemin en espérant que Jolly aurait la flemme de l'arrêter à nouveau, il n'avait pas pu s'empêcher de laisser parler sa mauvaise humeur. Résultat ? Peu concluant, puisque cette phrase n'eut que le mérite de faire ricaner le scientifique, qui ne détachait pas son regard du jeune homme. Ce type avait vraiment un drôle d'humour, on l'envoyait sur les roses et lui ça le faisait marrer... A moins que ce ne soit la personne qui avait prononcé ces mots qui l'amusait, sûrement cela plus qu'autre chose en fait.

Mais plus que ce ricanement agaçant, ce fut la phrase suivante que prononça Jolly qui finit d'énerver un Debito déjà suffisamment remonté contre l'alchimiste. Lui avoir sauvé la vie... Lui ?! Quelle bonne blague de bon matin ! Alors que la seconde d'avant il ne souhaitait qu'une chose, se barrer en vitesse, Debito s'immobilisa et regarda le vieux dans les yeux. Rien à faire, ce type était toujours aussi flippant, encore plus avec ce regard supérieur et confiant qui lui donnait presque l'air intouchable. Mais, en colère, Debito était assez taré pour lui tenir tête... Pas longtemps et de loin, mais c'était déjà cela. C'est pourquoi, bien que ses yeux lançaient des éclairs à Jolly et qu'il n'essayait plus de partir, il ne s'en approcha pas davantage.

" M'ayant sauvé la vie ? Tu vois les choses comme elle t'arrange toi ! Ne te pose pas en héros, ma vie allait très bien avant que tu ne joues au savant fou ! "

Certes, Debito serait mort si le pouvoir de son arcane l'avait consumé et que Jolly n'avait pas celé celui-ci dans son oeil d'améthyste, mais d'un autre côté... Debito n'aurait jamais eu d'ennui avec l'eremita si Jolly n'avait pas décidé de forcer un contrat. Le gamin de six ans n'avait jamais été volontaire, la faute ne lui incombait donc pas à lui. Et puis, il n'avait vraiment rien trouvé de mieux à faire que de lui arracher un oeil ? D'accord c'était une solution trouvée en urgence, mais tout de même, cela laissait surtout à Debito une marque bien visible à contempler pour lui rappeler ce jour funeste. En tout cas, prétendre avoir sauvé la vie du garçon était un peu fort de la part de Jolly, surtout aux oreilles du premier concerné qui avait l'impression d'entendre une mauvaise blague. Jolly pensait donc toujours avoir raison avec ses expériences douteuses, à croire qu'il ne pouvait jamais avoir de remord ce type.

L'instant d'après, pendant que Debito ruminait sa colère, l'alchimiste s'était approché de lui... Non mais, il pensait vraiment que c'était le moment ? Bon d'accord, ce n'était jamais le moment puisque le chef de la pièce réfléchissait à mille et une manière de le tuer à chaque fois qu'il l'avait sous les yeux, mais compte tenu de l'humeur actuelle de Debito, n'importe qui se serait tenu à distance... N'importe qui, sauf Jolly bien évidemment, la seule personne que l'intéressé souhaitait garder éloigner plus que tout au monde. Et pourquoi s'était-il approché d'ailleurs ? Tout simplement pour aborder une fois de plus un sujet fâcheux, l'oeil factice implanté de force à Debito... Définitivement, ce n'était pas son jour. Depuis le temps qu'il supportait l'améthyste défectueuse pour ne pas aller affronter son pire cauchemar au fin fond de son laboratoire, il devait à présent se coltiner Jolly quand même. Pourquoi faire ? Son oeil allait très bien, en déplaise à l'alchimiste !... Enfin, non, il n'allait pas bien du tout, mais Debito préférait largement supporter la douleur et les cauchemars plutôt que de resservir de cobaye à Jolly...

Malgré les années, ce type l'effrayait toujours, même si Debito aurait préféré se faire arracher l'autre oeil plutôt que de l'admettre publiquement. C'est pourquoi, bien que pas très rassuré par la courte distance qui les séparait tous les deux, Debito ne recula pas, car il était bien décidé à tenir tête à ce démon de Jolly. Sans le lâcher des yeux, Debito fit de son mieux pour donner le change et mentir à propos de son oeil.

" Pas besoin de venir te voir, mon oeil va très bien. " Répondit-il avec aplomb. " Alors, si je pouvais éviter de croiser ta tête dès le matin, ce serait pas plus mal. "

Toujours aussi sympathique oui, mais avec Jolly aussi près de lui, il ne pouvait pas faire mieux. Le brun le mettait vraiment sur les nerfs et encore, c'était sans compter sa dernière réplique... Lui faire peur, lui ? ... Ben oui, c'était tout à fait véridique et prouvé, mais de là à ce que Debito l'admette, il y avait des kilomètres. La réflexion ne fit que l'énerver davantage et un rictus de colère apparut au coin de ses lèvres.

" Et pourquoi j'aurais peur d'un taré dans ton genre au juste ? "

Parce que le dit taré lui avait déjà arraché un oeil et pouvait très bien recommencer avec le deuxième peut-être ? Cela, il valait mieux que Debito l'oublie s'il voulait cacher ses appréhensions vis-à-vis de Jolly...

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MessageSujet: Re: Alors mon petit cobaye. Comment te portes-tu? ( PV Debito ) Lun 25 Fév - 16:00

C’était une mauvaise journée pour notre petite Hermite mais, une belle matinée commençait pour notre contractant lunaire. Après tout, c’était bien rare de croiser Debito ne serait-ce que dans le Manoir de l’Arcana Famiglia mais, alors ce n’était que plus plaisant de le voir tout seul et sans avoir ses amis à ses côtés pour le protéger ! En effet, Luca ou encore Pace se trouvaient souvent à ses côtés et Jolly avait bien moins de pouvoir quand son jouet était accompagné. Ce qui était bien logique d’un côté même si aucun des trois gamins faisaient le poids contre notre alchimiste. Que cela soit niveau entêtement ou encore force physique. Le brun avait déjà essayé de porter le poing contre lui et semblait avoir brisé son petit bouclier mais pour Jolly, ce n’était qu’un moyen de voir comment l’Arcane s’était développée. Et oui, tout était un test à prendre ! Bref, ce n’était pas le bon moment pour se laisser partir dans ce genre de pensée pourtant si plaisante !

Les paroles de notre homme semblaient avoir touché le plus jeune qui venait de répliquer assez rapidement au fait que Jolly lui avait sauvé la vie. Non, l’ainé ne se prenait pas du tout pour un héros mais, plutôt comme un homme ayant trouvé un moyen de faire un nouveau test. Voir même de combler le pouvoir d’une Arcane. Debito ne pouvait être que content d’avoir permis d’avancer ses recherches à ce sujet. N’est-ce pas ? Il ne se retint pas le moins du monde pour le lui faire comprendre toujours avec ce petit air supérieur montrant qu’il n’avait pas le moins du monde tort.

« Sans moi, tu serais mort. Tu devrais t’estimer heureux de faire avancer mes recherches. Grâce à toi, moins de personnes mourant à cause d’un contrat. »

Bien sûr, notre scientifique n’allait pas lui expliquer le pourquoi du comment. Ce n’était pas ses affaires et Jolly n’aimait pas dévoiler ses plans trop rapidement. Mondo était le seul à connaitre ses véritables intentions et encore. Notre homme n’allait pas tout lui dire sachant pertinemment que son chef avait le cœur trop sensible. D’ailleurs, Dante était le seul à véritablement connaitre l’utilité de ses orphelinats et lui fit jurer que cela ne devait pas se rapporter aux oreilles de leur ami.

Puis le sujet concernant l’œil de Debito revint rapidement sur le tapis. Comme Jolly le pensait, L’Eremita ne voulait pas coopérer une nouvelle fois. Mais, pour qu’un ami à lui vienne directement le chercher, il ne pouvait nier qu’un problème était en train de se passer. De plus, cette histoire d’église s’était passé il y a quelques semaines, son état ne devait qu’empirer entre temps. Son air ne changea pas d’un centimètre et le plaisir de pouvoir remettre ce jeune ingrat à sa place ne devait que dès plus plaisant !

« Si tel est le cas, pourquoi est-ce qu’un de tes amis et obligé de venir me voir pour que je vienne à toi ? Il ne viendrait pas pour rien. »

Oui, c’était un peu une réponse faisant comprendre à Debito qu’il avait de toute façon tort. Pace semblait aussi avoir peur de notre homme et le voir venir le chercher à son laboratoire directement, c’était un événement à marquer d’une croix rouge sur le calendrier. Bien que Jolly s’attende à ce que Debito dise que son ami s’inquiétait trop. Qu’il continue ! Jolly savait très bien comment le contrer. Et encore plus amusant, la petite Hermite venait de lui demander en quoi il lui faisait peur. Aller, hop on ne retint pas un sarcasme quand il est aussi gentiment demandé !

« Ton comportement d’avant peut-être ? Ce n’est pas discret de fuir quelqu’un de la sorte. ~ »

L’alchimiste faisait exprès de mettre les nerfs de son cobaye à bout ? Non, mais que croyez-vous ! Jolly n’était pas du tout de ce genre. Ou pas !
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MessageSujet: Re: Alors mon petit cobaye. Comment te portes-tu? ( PV Debito ) Mar 26 Fév - 22:35

Si Debito avait la réputation d'être énervant et très sûr de lui, ce n'était visiblement rien face à ce vieillard d'alchimiste de Jolly. Dans ces deux domaines, aussi étrange que cela puisse paraître, il le battait à plate couture ! Bien entendu, il ne fallait pas essayer de comparer ce qui n'était pas comparable, car si le plus jeune avait un caractère propre à agacer ses amis et n'était au fond pas bien méchants avec eux, l'aîné quant à lui avait l'art de se faire détester rien qu'en ouvrant la bouche. Pour preuve, cela ne fonctionnait pas qu'avec le borgne, puisque même son propre fils le reniait énergiquement. Jusqu'à Pace qui ne l'aimait pas même, alors que le jeune homme était réputé assez gentil pour supporter tout le monde, mais comment ne pas se méfier d'un homme faisant des expériences sur des mômes après tout. Jolly n'avait jamais tort, Jolly avait toujours une excellente raison de faire les pires choses, bref, Dans le monde de Jolly, Jolly était parfait ! (Dans le monde de Kiri aussi tient.) Essayer de lui faire comprendre le contraire ou de lui exposer un point de vue différent du sien, étaient des tâches bien trop cruelles et insurmontables pour le commun des mortels.

Et pourtant, Debito essayait encore, à croire qu'il n'avait pas encore compris. En même temps, lorsqu'il s'agissait de Jolly, il n'était tout de suite plus aussi réfléchit que pour toutes autres choses. C'était de notoriété public, ce type le rendait dingue, la haine embrouillait son cerveau mieux que n'importe quel alcool aurait su le faire. Voilà pourquoi, il n'arrivait jamais à avoir le dessus sur lui, car, contrairement au plus jeune, le brun se fichait de tout et restait toujours calme pendant leurs rares entrevues. Du moins, était-ce l'impression qu'on pouvait en avoir. Heureusement pour Debito qu'ils ne se croisaient que très rarement, certainement parce qu'il faisait tout pour l'éviter aussi, sinon le pauvre aurait bien du mal à contrôler ses nerfs. A le côtoyer quotidiennement, il deviendrait complètement fou !... Ou peut-être qu'il finirait par s'y habituer et que cette cohabitation forcée lui ferait du bien et lui apprendrait à mieux se contrôler. Mais franchement, mieux valait ne pas tenter le diable, garder Jolly et son expérience aussi éloigné que possible l'un de l'autre était donc la meilleure chose à faire. Cette espèce de savant fou n'avait pas besoin d'avoir son expérience sous le nez en permanence, si ? Il serait bien capable de décider qu'il le déçoit ou qu'il le lasse tout simplement et de le supprimer...

Mais, pas de chance, la confrontation tant redoutée était pour aujourd'hui et Jolly semblait s'en donner à coeur joie pour remettre son petit cobaye en place. Encore une fois, l'alchimiste se vantait d'être le soi-disant sauveur de Debito et oui, rien de moins. C'était même de pire en pire puisque le chef de la pièce devrait même s'estimer heureux d'avoir subi les expériences du brun d'après celui-ci. Que... Quoi ?! Non mais, il ne voulait pas une médaille pour service rendu en prime ? Depuis quand finir à six ans dans son laboratoire obscur était un honneur ? Encore une fois, le môme n'avait rien demandé et même maintenant qu'il était adulte, il se fichait bien des travaux de l'alchimiste. Ils avaient certes leur utilité, mais les conséquences empêchaient sans conteste Debito de pouvoir les accepter. La phrase même de Jolly prouvait que des personnes mouraient à cause de ses expériences sur les arcanes. Ayant été directement concerné, il ne pouvait lui pardonner et sa fureur était donc compréhensible.

" Et combien d'autres n'as-tu pas réussit à sauver justement ? Tu as du sang d'innocents sur les mains, quoi que tu puisses dire. "

Pourquoi se fatiguait-il, puisque de toute manière, Jolly n'entendrait jamais rien à ce qu'il pouvait bien lui dire ? Eh bien, c'était Debito tout simplement, il fallait qu'il dise ce qu'il pensait, même si cela ne servait strictement à rien. Discuter avec Jolly était à peu près aussi constructif pour le jeune homme que de tenir une conversation au tiroir où il rangeait ses cravates, pourtant il insistait au lieu de fuir. L'homme qu'il craignait le plus au monde, peut-être même le seul homme qu'il craignait, était pourtant si près de lui que cela en devenait dangereux pour le borgne. Surtout que l'alchimiste semblait pleins d'intérêt pour son oeil d'améthyste. Il s'agissait là d'une de ses "oeuvres" après tout, normal qu'il s'y intéresse de temps en temps, surtout si celui-ci commençait à jouer des tours au contractant de l'eremita. Pour le dit contractant cela dit, plutôt crever que d'admettre qu'il avait un problème avec son oeil factice devant Jolly et autant creuser lui-même sa tombe que de lui demander de l'aide. Pourtant, il fallait bien le reconnaître, il était la seule personne à Arcana susceptible de régler son problème, même temporairement. Luca avait beau être doué en alchimie aussi, il n'égalait toujours pas son père et ne l'égalerait sûrement jamais s'il fallait suivre sa voie peu recommandable pour y arriver. Tant pis, Debito préférait que son ami reste tel qu'il était plutôt qu'il ne devienne un jour comme cet homme. Même si cela ne l'arrangeait franchement pas de n'avoir qu'un alchimiste capable de réparer son oeil qui faisait des siennes sous la main.

Toujours au sujet de cet oeil tient, le brun ne tarda pas à répondre à celui qui n'était pour lui qu'un cobaye de laboratoire, que s'il allait effectivement très bien, l'un de ses amis n'aurait pas été le trouver... Pace, bien évidemment. Debito n'avait même pas besoin de demander pour connaître la réponse. Des trois, c'était bien lui le plus téméraire pour aller trouver Jolly à son sujet et puis il s'inquiétait toujours pour lui. Pace était celui qu'il connaissait depuis le plus longtemps, sa mère avait été comme la sienne, et depuis qu'il avait trouvé Debito gamin dans l'église il mettait un point d'honneur à le protéger. C'était beau l'amitié... Oui non, là tout de suite, le borgne n'était pas très satisfait de la décision du mangeur de lasagnes, il se sentait même un peu trahis, même si au fond, il savait bien qu'il n'avait agi que pour son bien. Il n'aurait jamais dû lui parler de ses problèmes, voilà tout, la prochaine fois il fermerait sa grande gueule.

Voilà d'ailleurs ce qu'il aurait dû faire au tout début, se taire et fuir en voyant Jolly. C'était certes moins glorieux, mais cela lui aurait évité cette situation dont il ne voyait pas bien comment il allait se sortir sans dommage. Mais maintenant qu'il était resté, il fallait bien qu'il tienne tête à Jolly, aussi longtemps qu'il le pouvait en gardant un semblant de calme en tout cas. Fixant toujours le brun de son oeil doré ou brillait sa haine, il s'efforça de trouver rapidement une réponse correct à cela... Sans succès, il n'y en avait pas.

" Il faut croire que si pourtant, ils s'inquiètent pour un rien. Je n'ai aucun problème avec mon Arcana. " Se borna-t-il à prétendre.

Quelle argumentation, bravo Debito !... Bon d'accord, c'était véritablement lamentable, jamais il ne pourrait convaincre Jolly comme ça. Comment le convaincre d'un mensonge aussi grotesque après tout ? La fatigue de Debito crevée les yeux à cause des cauchemars, sans compter que cela le rendait encore plus irritable qu'à l'accoutumé. Alors, forcément, ce n'était pas le moment de croiser Jolly, surtout quand celui-ci le regardait de cet air hautain et prétendait lui faire peur. C'était vrai en effet, mais la peur engendrait toujours deux sortes de réactions, la fuite ou la violence... Et pour le coup, Debito n'avait pas fui, ce qui n'était pas forcément plus malin. D'ailleurs, en temps normal, il préférait l'éviter, ce que le brun ne manqua pas de lui faire remarquer. Ce qu'il pouvait l'énerver celui-là !

" Aucun rapport, je t'ai déjà expliqué que j'aimais pas ta tronche ! "

Ça y est, il avait perdu. En lui gueulant cette phrase et en perdant patience, il avait fait exactement ce que Jolly attendait toujours de lui. Un jour grandirait-il peut-être et réagirait-il en adulte devant les provocations de l'alchimiste... Mais ça, ce n'était pas pour demain la veille. En attendant, il en avait marre d'avoir à subir les sarcasmes du vieux, il en avait assez aussi d'être traité de poltron. Ce n'était plus un gosse tremblant devant Jolly tout de même, il n'était juste pas rassuré en sa présence... Laissant sa colère prendre le dessus, le jeune homme saisit le col du plus âgé, prêt à le frapper, lorsqu'une douleur fulgurante l'arrêta net dans son élan. L'améthyste défectueuse qui l'aidait à contrôler ses pouvoirs ne supportait pas qu'il perde lui, le contrôle de ses émotions visiblement. Il porta par reflex sa main à son oeil cachait par le bandeau noir, la douleur lui faisant oublier pendant quelques secondes Jolly. Très mauvais timing sans nul doute...

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MessageSujet: Re: Alors mon petit cobaye. Comment te portes-tu? ( PV Debito ) Mar 5 Mar - 14:04

Le mensonge, un bien gros mot qui pouvait engendrer beaucoup de problème ou de mauvais comportement derrière lui, mais c’était un quotidien pour notre alchimiste qui était lui-même très peu honnête avec le reste du monde à part Mondo bien sur… Et encore. Ce n’était donc sans peine que le scientifique décelait les mensonges, pas très convaincant, de Debito qui essayait de s’en sortir un peu désespérément selon lui. Effectivement, on pouvait facilement le voir grâce au timbre de voix que l’homme prenait. C’est-à-dire qui s’énervait de plus en plus perdant gentiment le contrôle de ses mouvements au contraire de Jolly qui gardait son calme d’une manière qui pouvait presque faire peur. A croire que c’était un quotidien de calmer ce genre de comportement et pourtant, ce n’était pas vraiment le cas. Quelques petits ricanements sortaient de sa bouche montrant que la situation était plus en train de l’amuser qu’autre chose. Et vous savez quoi ? La situation partait du bon sens pour que notre homme prenne de plus en plus son pied si je puis dire.

La petite Hermite continuait de dire que le contractant de La Luna ne faisait que des expériences dans l’esprit de faire du mal aux innocents et qu’il avait les mains sales. Est-ce que Jolly avait une seule fois dit que ses mains étaient propres ? Absolument pas justement. Notre noiraud savait pertinemment que ces dernières étaient tachées de sang, mais cela ne le dérangeait pas ayant l’habitude de la mort depuis son plus jeune âge et son premier travail. Il répondit donc des plus simplement à la remarque qu’on venait de lui poser.

« Il faut bien des essais avant d’atteindre son but. Soit simplement heureux d’être arrivé à ce moment. »

Et oui car peut-être que si l’enfant était arrivé plus tôt, l’expérience aurait été trop récente et sa vie perdue. Il pouvait donc s’estimer heureusement d’avoir encore la vie sauve et que Jolly n’ait pas de mauvais réflexe. Enfin, la discussion venait de retourner sur son œil ne semblant pas spécialement ravi qu’un de ses amis soient venus lui parler.

Pour commencer, l’alchimiste lui avait envoyé une lettre qu’il n’avait pas prise en compte. Une rencontre en face à face que tous les deux étaient donc la meilleure solution à ce petit problème. Debito continuait de lui dire que son œil de pierre allait bien essayant même de détourner le sujet sans vraiment le savoir. Que c’était amusant de voir la détresse de son petit cobaye en train de perdre gentiment et le voyant. Comment Jolly le savait ? Simplement que l’Eremita était en train de perdre son calme prenant un ton bien plus agressif. Beaucoup de monde aurait eu peur de ce petit bonhomme, mais ce n’était pas le cas du noiraud. En fait, est-ce que quelqu’un lui faisait peur sérieusement ? Une question qui resterait sans réponse comme le scientifique n’allait certainement pas révéler un secret de cette envergure. Ne changeons pas de sujet comme le premier devenait bien plus intéressant qu’au début. N’étant visiblement pas de bonne humeur, s’avança vers Jolly et le prit par le col d’un air vraiment en colère. La réaction de notre homme ? Il le regarda tranquillement sachant très bien qu’il n’oserait pas aller plus loin.

Tous les événements semblaient être du côté de Jolly en cette belle journée qui ne faisait que commencer. Alors que le plus jeune le tenait par le col, son Arcana semblait avoir fait des siennes et Debito se tint l’œil rapidement ayant comme un moment d’absence. Là, il ne pouvait plus lui dire que son améthyste allait bien ! Ne se retenant pas, l’alchimiste le prit assez violemment par les cheveux en lui tirant la tête vers le haut pour ainsi que son regard jaune percute celui sombre de Jolly. Un sourire narquois sur le visage, il reprit la parole le fixant avec malice.

« Alors, ton œil va toujours aussi bien maintenant ? Montre-moi donc ton pouvoir pour que je voie à quel point il va bien. »

Même si la preuve était bien devant ses yeux, Jolly avait l’intention de bien le descendre plus bas que terre pour lui faire comprendre qui était le chef des deux. Une manière de le rebaisser en même temps si on veut. Lui lâchant les cheveux, il le poussa en arrière en continuant de le fixer attendant bien que son ordre soit exécuté. Si ce n’était pas le cas, direction le laboratoire pour une petite analyse maintenant que la preuve était bien devant ses yeux. Au pire, Jolly n’avait qu’à demander à Mondo expliquant le problème qu’il venait de voir. Et oui, notre ami avait toujours un moyen d’obtenir ce qu’il voulait. Ne l’oubliez jamais.
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MessageSujet: Re: Alors mon petit cobaye. Comment te portes-tu? ( PV Debito ) Sam 16 Mar - 23:23

L'art de se retrouver dans des situations impossibles, Debito connaissait bien, il ne savait faire que cela même... Enfin, peut-être pas à ce point tout de même, mais il faut dire qu'en ce moment, il enchaînait assez bien les gaffes et jouait d'une malchance qui lui était peu commune en temps normal. Autant dire que ce n'était certainement pas le moment pour lui de jouer au casino, heureusement qu'il ne faisait que le gérer et éventuellement jouer le croupier, sinon il se retrouverait vite ruiné le pauvre. Sa malchance du moment était-elle prête à contaminer tous ceux qui l'approchaient d'un peu trop près ? Rien n'était moins sûr, puisqu'apparemment, Jolly, lui, s'amusait bien des petits problèmes du borgne et n'avait de son côté pas à se plaindre. Croiser son cobaye semblait même être une chance insolente pour l'alchimiste, en tout cas, il prenait cette situation avec le sourire lui, contrairement à Debito qui, pour une fois, n'avait pas du tout envie de rire. Comment le pourrait-il en effet avec l'homme qu'il détestait le plus au monde juste en face de lui ?

Comme si le fait qu'il le déteste ne suffisait déjà pas, Jolly s'en donnait à coeur pour se moquer de lui et pour le mettre sur les nerfs, encore plus qu'il ne l'était rien qu'à sa simple vue, ce qui n'était déjà pas rien. Pourquoi ne suivait-il pas la ligne de conduite du chef de la pièce pour l'éviter un maximum et pour ne pas rester plus de temps que nécessaire dans le même endroit que lui ? C'était donc trop lui demander ? Il fallait croire oui, leurs rencontres n'étaient pas aussi pénible pour Jolly que pour Debito après tout, c'était ce dernier qui avait peur du plus âgé, ce dernier aussi qui n'arrivait pas à contrôler ses nerfs en sa présence. Pour l'alchimiste, ce n'était... Rien ? Rien qu'un jeu en tout cas, qu'importe ce que pouvait faire Debito, jusqu'où il pouvait aller, le brun ne s'énervait jamais, mais arrivait tout de même à prendre le dessus. C'était peut-être pour cela qu'il prenait le dessus d'ailleurs, parce qu'il n'était jamais aussi impliqué psychologiquement que Debito, celui-ci redevenant un véritable gamin colérique et peureux en présence du vieux. Il n'y pouvait rien après tout, cet homme était lié à tellement de mauvais souvenirs dans l'enfance du plus jeune, qu'il lui était impossible de résonner correctement en sa présence et de ne pas rentrer dans son jeu. Grossière erreur ? Très certainement et cela finirait un jour assez mal pour le borgne s'il continuait de la sorte.

Et ce jour était peut-être arrivé d'ailleurs, puisque les choses ne tournaient pas vraiment à son avantage pour le moment, bien au contraire, cela ne faisait qu'empirer de minute en minute. Un peu plus tôt, il aurait sans doute été encore temps pour Debito de tourner les talons et d'ignorer les provocations de l'alchimiste à son encontre, de le planter là et d'aller se calmer plus loin. Mais là c'était sûrement trop tard à présent, au point où il en était, le plus jeune n'avait aucune envie de se laisser faire et quant à Jolly... Il ne laisserait certainement pas passer une occasion de vérifier comment se portait son expérience, sûrement pas maintenant qu'il semblait être convaincu qu'il était sur la mauvaise pente... Merci Pace d'avoir attiré son attention sur son ami, vraiment ! Encore que, si Debito avait répondu à la lettre de Jolly ou était allé le voir de son plein grès, dans le calme et préparé à ce qui l'attendait, les dégâts auraient été moindres et à l'heure qu'il était, son oeil le ferait moins souffrir, tout serait derrière lui. Mais faire cela avait été au-dessus de ses forces, voilà pourquoi il se retrouvait dans cette situation plus qu'inconfortable.

En même temps, Debito cherchait un peu lui-même son malheur non ? Même s'il ne le faisait pas exprès, même s'il ne faisait que suivre ses impulsions plutôt... Violentes, attraper Jolly par le col n'était pas l'idée du siècle, il fallait bien l'admettre. Encore que, si au moins il avait eu le temps de lui coller un bon coup de poing dans la figure pour faire disparaître ce sourire si pénible, il se serait sentie un peu... Soulagé ? Oui, quelque chose comme ça dirons-nous, mais même pas ! D'abord, rien n'avançait qu'il en aurait eu le cran et ensuite, son oeil s'était remis à faire des siennes juste à temps pour l'en empêcher. Evidemment, puisque ce n'était pas son jour. Etait-ce la fatigue, la colère, ou juste un mauvais mélange des deux, associé à un peu de malchance ? Il ne n'aurait pas su le dire, mais le résultat était bien là, il était dans le pétrin. Même si ce n'était pas la réaction immédiate de Jolly qui allait lui faire quelque chose, y avait-il bien eu une réaction d'ailleurs ? Il s'était contenté de le regarder, avec un air de dire "vas-y si tu l'oses", comme s'il savait qu'il ne le ferait pas, comme toujours.

Ce n'était pourtant pas l'envie qui lui manquait, mais il y avait toujours quelque chose qui empêchait le borgne d'aller plus loin, à croire qu'il était incapable de se rebeller contre le scientifique qui avait fait de lui ce qu'il était ! L'eremita ne voulait donc pas qu'il le flingue ? Il fallait croire oui, pourtant, l'envie continuait de germer dans l'esprit tordu de Debito... Mais sans succès, comme toujours. La douleur était d'un seul coup partie de son oeil et lui lacérait à présent le crâne aussi sûrement que l'aurait fait un coup hache, lui faisant perdre un instant la conscience de ce qui l'entourait. Voilà pourquoi il ne vit même pas venir Jolly lorsque celui-ci l'attrapa par la tignasse pour lui lever la tête et l'obliger à le regarder. La colère se lisait toujours dans le seul oeil valide de Debito lorsque celui croisa le regard pourpre de l'aîné à travers ses verres teintés de noir. Rien à dire, ce type était un sadique finit pour se satisfaire ainsi des malheurs des autres, à croire qu'il avait prévu le coup à voir son air si sûr de lui. Jolly était censé savoir mieux que personne comment l'oeil qu'il avait implanté était censé réagir non ? En tout cas, il ne semblait nullement surpris et profita d'ailleurs de cela pour se moquer une nouvelle fois de lui et demander à ce qu'il lui prouve que l'oeil était toujours opérationnel.

Il se fichait de lui, il voyait bien que non, l'oeil d'améthyste ne lui permettait pas d'utiliser son pouvoir comme il faut. En tout cas, dans cet état, Debito se voyait mal essayer de s'en servir pour contrôler son pouvoir, c'était clair et net. Comment allait-il se tirer de ce mauvais pas ? Bonne question, mais il n'avait pas longtemps pour y trouver une réponse, car quand il eut fini sa phrase, Jolly le repoussa sans ménagement en arrière pour l'observer de toute sa hauteur. Là cette fois, le borgne était coincé... Il ne pouvait pas fuir, ne pouvait pas non plus attaquer l'alchimiste vu le peu de résultat que cela venait de donner et quant à se servir de son pouvoir... Il pouvait toujours essayer, mais il savait très bien quel serait le résultat. Son oeil factice l'aider à contrôler son pouvoir, alors quand celui-ci déconnait à plein régime, il ne fallait pas trop espérer s'en servir à la suite, non ? Jolly aussi s'en doutait parfaitement, il ne cherchait qu'à prouver qu'il avait raison, encore une fois. Bien que ne plus avoir le brun pour lui tirer la tignasse était un soulagement, Debito sentait toujours la douleur de son oeil droit qui ne voulait pas se rendormir... Rien à faire, s'il faisait ce que désirait Jolly, il ne ferait que s'infliger une souffrance inutile qui ne le conduirait nulle part et surtout, cela ne ferait que donner une raison de plus à l'alchimiste de le tourner en ridicule.

" Non ! Je ne suis pas à tes ordres. " Finit-il par lâcher sur un ton de défis.

Debout devant l'homme brun, il savait que celui-ci n'attendait qu'une chose, le voir se planter lamentablement en essayant d'utiliser son pouvoir. Pourquoi lui donner une satisfaction de plus hein ? Ils savaient tous les deux que cela ne fonctionnerait pas, mieux valait donc pour Debito de ne rien tenter pour le moment. Malheureusement, Jolly n'en resterait pas là, ce serait trop beau, peu importe l'air convaincu que pouvait prendre le borgne, son état ne lui permettrait plus de contester ses décisions concernant son oeil bien longtemps. Il fallait bien que son oeil soit réparé d'un côté... Mais de l'autre, devoir passer entre les pattes de Jolly ne lui plaisait pas du tout. Un mélange de colère et de fatigue se lisait sur son visage, il aurait voulu fuir, très loin de cet homme, mais il ne voulait pas lui montrer ce signe de faiblesse, pas maintenant. Il ne put donc qu'attendre, sur ses gardes, de voir ce qu'il déciderait.

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MessageSujet: Re: Alors mon petit cobaye. Comment te portes-tu? ( PV Debito ) Dim 24 Mar - 19:47

Vous ne trouvez pas que ce spectacle si pathétique devenait de plus en plus plaisant ? Un démon en train de jouer avec son petit serviteur, un homme aimant avoir le dessus sur les autres et voir cette peine dans le regard d’autrui. Si ce n’est pas votre cas, Jolly ne pouvait que jubiler intérieurement de ce petit évènement. Attendez, je me reprends. L’alchimiste le laissait très bien paraitre ne comprenant pas pourquoi il n’aurait pas le droit de montrer sa supériorité surtout quand les preuves qu’il n’avait pas tort venaient toutes seules à lui. Faire croire qu’on allait bien alors que son œil le tapait et le faisait souffrir. Cette souffrance qu’on pouvait lire si facilement sur le visage de l’Eremita. Nul n’était assez débile pour croire de telles bêtises. Debito souffrait et l’homme le savait bien. Même que trop bien.

Regardants ce spectacle, notre scientifique restait silencieux comme s’il appréciait chaque petit moment de souffrance de sa petite victime. Jolly connaissait bien le jeune garçon et savait qu’il ‘aimait pas se laisser faire et encore plus quand on devait tenir compte de La luna. Mais, vous savez que c’est encore plus plaisant de savoir toutes ces informations sur lui et pouvoir faire planer un air de dominance ? Si Jolly n’était pas une personne calme de nature, un rire sadique serait sorti de sa bouche depuis bien longtemps. Seul quelque petit ricanements montrant le sarcasme dont il faisait preuve sortait. C’était aussi un moyen de montrer le défi qu’il lançait à Debito et lui montrant qui était le chef des deux.

Vous voulez une suite ironique ? Non ? Rien à faire. L’Hermite venait de lui dire qu’il n’était pas sous ses ordres ? Voilà encore un plaisir de pouvoir retourner ses paroles contre sa propre personne. Avec Jolly, le moindre mot pouvait être une arme en sa faveur. Il fallait donc faire le plus attention possible pour ne pas avoir de problème. Remettant ses lunettes droites sur son nez, le contractant de la lune fixa le jeune homme d’une façon qu’on pouvait bien le ressentir même à travers les verres noirs de ce dernier.

« Non, je ne suis pas ton chef. Encore heureux pour toi. Mais, je ne me retiendrais pas pour aller mettre au courant Mondo qui t’obligera à venir. Sois tu m’écoutes et je te soigne. Sois tes ennuis deviendront encore plus grand et tu seras en pause dans ta fonction. »

Non, vous ne rêvez pas. Jolly vient de faire plus de deux phrases à un homme qu’il n’appréciait pas spécialement, mais quand l’alchimiste avait une idée en tête, tous les moyens étaient bons ! Le noiraud savait pertinemment comment Mondo allait se comporter et que Debito serait obligé de venir se faire examiner dans son laboratoire. Son ami avait bien trop le cœur sur la main pour perdre un de ses membres qu’il prenait comme sa véritable famille. Restant bien droit, il regarda une dernière fois l’Eremita d’un air de défi.

« A toi de voir. Tu ne peux y échapper. »

Bon, c’était un peu gros. Il y avait bien la troisième option disant qu’il pouvait se laisser mourir à cause de sa douleur. Quoi que Debito serait trop fière de se laisser mourir de cette manière bien que pareil pour venir de son plein grès se faire soigner. Comment cette histoire allait-elle se terminer ? En tout cas, pour Jolly, l’importance du choix portait peu. La première était juste plus plaisante pour lui et apportait moins de problème au petit. La deuxième posant plus de problème à Debito et il allait être complètement à sa charge. Oh ironie, il serait en quelque sorte son chef ! Ah… Que c’était plaisant d’avoir raison et de bloquer son adversaire. Comme un célèbre jeu de stratégie le disait si bien, échec et mat !
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MessageSujet: Re: Alors mon petit cobaye. Comment te portes-tu? ( PV Debito ) Ven 29 Mar - 21:13

Coincé, cette fois-ci, le chef de la pièce était véritablement coincé, peu importe la solution qu'il choisissait. Toutes les voies le menaient de toute façon à Jolly, impitoyablement, sans qu'il puisse compter y échapper d'une quelconque manière. Sauf bien sûr s'il choisissait la solution la plus radicale qui soit, c'est-à-dire prendre son flingue, l'appuyer sur sa tempe et pousser la gâchette. Après cela il n'aurait plus de douleur, plus de cauchemars, plus à subir cet homme... Et il se payerait même le luxe de l'emmerder un peu en lui faisant perdre l'un de ses précieux cobayes et un contractant d'arcane majeur, encore que, il n'était même pas sûr que cela puisse vraiment être pénible pour lui. Mais de toute manière, cette option-là était impossible à choisir pour le borgne, trop attaché à la vie qu'il était. Cela se voyait qu'il aimait vivre non ? N'était-il pas en temps normal un bout en train toujours prêt à s'amuser et à jouer les bourreaux des coeurs auprès de la gente féminine ? Bien sûr que si, même si au fond de lui une part plus sombre existait, une face de lui qu'il ne montrait pas, il restait tout de même ce Debito-là. L'ermite lui correspondait assez bien dans un sens non ? A vouloir sans cesse cacher ce qu'il ressentait lorsqu'il s'agissait d'une souffrance ou d'une idée noire, ne laissant que ce qu'il voulait faire voir aux autres de visible.

Seulement, avec l'alchimiste, il n'arrivait pas à avoir ce masque et encore pire, il n'arrivait même pas à garder son calme et à contrôler correctement ses sentiments. Debito se comportait parfois comme un môme, tout le monde savait cela et faisait plus ou moins avec, mais avoir l'air d'un enfant apeuré devant le contractant de la lune, c'était tout de même autre chose que d'agir comme un gamin avec ses responsabilités habituelles. Bon, comme peu de monde appréciait Jolly, il fallait bien le dire, on lui passait volontiers sa mauvaise humeur contre cet homme, mais là, c'était encore autre chose puisqu'il se trouvait seul avec lui. Son oeil qui faisait des siennes ne l'aidait bien sûr pas à supporter la présence de cet énergumène, surtout en sachant que le fabriquant de cet oeil factice n'était autre que Jolly. Debito avait beau crier haut et fort qu'il allait bien, pas moyen de convaincre le brun qui n'était pas né de la dernière pluie. Soucieux de sa santé ? Non, même pas, il était tout simplement trop heureux de pouvoir le rabaisser et probablement très content aussi de se préparer à réparer l'oeil améthyste du plus jeune. Comment allait-il s'y prendre ? Debito ne préférait même pas l'imaginer, les procéder du vieux étant souvent directs et expéditifs, pas du genre à prendre des gants celui-là, surtout pas avec lui... Il en avait déjà fait les frais.

Perdu pour perdu, Debito avait préféré lutter, proclamant haut et fort qu'il n'était pas aux ordres de Jolly, ce qui dans un sens était vrai. Seulement, ce n'était pas avec ce genre d'argument minable qu'il allait pouvoir s'en sortir, loin de là. Toujours aussi sûr de lui, Jolly ne s'était pas fait prier pour lui répondre qu'il avait bien de la chance qu'il ne soit pas son chef oui. Rien à dire là-dessus, le jeune homme était parfaitement conscient que sa vie serait un véritable enfer s'il devait être aux ordres de l'alchimiste à chaque instant, alors qu'il était déjà bien assez insupportable en tant que conseiller de Mondo. Ce cher Mondo d'ailleurs, le brun ne se gêna pas pour menacer de le mettre au courant des ennuis que rencontrer le chef de la pièce avec son oeil. Non pas que Mondo soit un homme mauvais dont Debito se méfiait, bien au contraire, il était même trop gentil... Assez pour s'inquiéter et l'obliger à se soigner, c'était bien là le problème, le chef de l'arcana était parfaitement capable de l'envoyer de force chez son fou furieux de scientifique. C'était le "papa" après tout, avec les qualités et les inconvénients d'un père hein...

Une grimace s'afficha sur le visage du borgne à l'entente de ses paroles qui ne lui faisaient pas plaisir du tout, on pouvait le comprendre. Cela mêlé à la douleur qui ne semblait pas vouloir le lâcher, il ne pouvait pas avoir l'air d'aller bien en même temps. Il semblait plus pâle et fatigué que jamais, la colère qu'il ressentait contre ce type ne l'aidant nullement à aller mieux, il ne risquait plus de faire croire qu'il se portait comme un charme. - Encore que, il se serait mis à jongler avec des assiettes en équilibre sur un monocycle pour prouver qu'il était en forme, que le brun n'aurait pas voulu le croire de toute façon - Pourtant, il était toujours trop fier pour répondre à Jolly qu'il avait gagné, qu'il le suivrait sans faire d'histoire pour qu'il le soigne. A quoi cela lui servait-il de gagner du temps ? A rien, strictement rien, mais son cerveau refusait avec tant d'ardeur cette idée qu'il n'arrivait pas à s'y résigner. Cherchant à tâtons le mur derrière lui, il s'y appuya, tremblant un peu, sans savoir lui-même si c'était à cause de sa haine ou de sa fatigue.

" Tu mêlerais même Mondo à ça hein ? Tu ne recules devant rien quand tu as décidé quelque chose... Quel enfoiré tu fais quand même. "

Etrangement, il ne lui avait même pas gueulé la dernière réplique, bien qu'on ne puisse pas se tromper sur le caractère haineux de celle-ci. Oui, pour lui Jolly était un bel enfoiré, rien à faire contre ça ! Cette pensée se renforça même dans son esprit lorsqu'il lui rappela bien qu'il n'avait pas le choix... Comme s'il ne l'avait pas compris encore. Debito avait beau être colérique, enfantin ou même pénible parfois - souvent même - il n'en était pas débile pour autant et même lui pouvait se rendre compte qu'il était coincé et ne s'en sortirait pas face à ce type. Il fallait donc qu'il fasse un choix... Pardon ? Quel choix ? A tous les coups, Jolly gagnait, il n'y avait que cela qu'il voyait. Mais s'il mettait sa menace à exécution et allait trouver Mondo, ce qu'il n'hésiterait pas une seconde à faire selon Debito, le borgne aurait bien plus d'ennuis, même s'il échapperait un tout petit peu plus longtemps à un passage dans le foutu laboratoire du scientifique. Le chef de famille ne ferait pas cela pour l'embêter bien sûr, mais il le forcerait à se soigner et lui retirerait la charge de ses fonctions tant que cela ne serait pas réglé... Ce dont Debito n'avait pas la moindre envie, hors de question qu'on l'empêche de gérer le casino ou les finances, même pour une durée limitée.

Toujours dos au mur, au sens propre comme au figuré cette-fois-ci, le contractant de l'ermite serra les poings, frustré à l'avance de ce qu'il allait devoir faire. Capitulé ?... Oh, il n'aimait pas cela, pas du tout même, mais comme on lui laisser un nombre de choix si restreint qu'il aurait mieux valu ne pas lui en donner du tout, il ne pouvait pas vraiment faire autrement. S'il avait pu égorger Jolly d'un seul regard, cela serait déjà fait depuis un bon moment maintenant, mais malheureusement, il en fallait plus pour se débarrasser de ce type. Cette fois, plus d'échappatoire, il allait finir entre les mains malveillantes de l'alchimiste, encore une fois... Il finit donc par lui répondre résigné.

" Arrête de faire comme si j'avais le choix. On sait très bien comment ça va finir... "

"Mal pour ma pomme " Aurait-il pu ajouter, mais franchement... Ce n'était même pas la peine de le dire là.

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MessageSujet: Re: Alors mon petit cobaye. Comment te portes-tu? ( PV Debito ) Sam 6 Avr - 19:13

Les cartes étaient de son côté et le choix était maintenant imposé. Jolly avait posé deux as qui n’étaient pas possible d’abattre sur le terrain. Debito était obligé de se résigner s’il ne voulait pas avoir des problèmes avec le plus haut placé de la famille. Le jeune homme pouvait encore mettre ses amis au courant pour l’aider, mais notre homme savait pertinemment que l’Hermite était bien trop fier pour le faire ou encore ne voulait pas inquiéter ses amis. Avec le temps, le contractant avait pris l’habitude d’observer sa façon de penser comme un prédateur observant sa victime avant de l’achever. Si on voulait prendre une bonne image, Jolly était une panthère voulant sauter sur sa petite proie sans défense. Drôle d’illustration n’est-ce pas ? C’était pourtant la meilleure dans l’histoire qui était en train de se passer entre les deux compères.

Le garçon ne semblait pas si surpris d’entendre que Jolly était capable de mettre au courant Mondo. En effet, l’alchimiste n’aimait pas mettre son ami dans des situations pareilles et profiter de sa gentillesse, mais là, il savait très bien que c’était le seul moyen pour que le borgne l’accompagne dans son idée. Debito tenait à sa fierté ainsi que son petit endroit qu’était le casino. Le meilleur moyen de le faire capitulé était de lui arracher ce que le petit aimait non ? Comme arracher une sucette à un enfant. En somme, si vous laissez le scientifique vous connaitre, attendez-vous à chaque tournant de vous faire manipuler par vos faiblesses voir même vos qualités si la gentillesse de Mondo était comptée. Restant totalement de marbre, Jolly se contenta de regarder le jeune homme s’appuyer contre son mur d’un air épuisé selon lui. Peut-être était-ce de la peur ? Non, il ne fallait tout de même pas trop rêver hein. Surtout que se faire traiter d’enfoiré n’était pas vraiment rare pour notre homme. Une insulte qui lui passait que trop facilement par-dessus la tête.

Quelques secondes de silence prirent place dans le couloir. Jolly ne voulait rien dire avant d’avoir une confirmation de son petit cobaye qui était maintenant coincé. Allait-il toucher une victoire flagrante ou devoir faire part de l’état de Debito à son supérieur ? Ou d’une autre manière, la fierté serait touchée que pour lui ou toute l’Arcana sera-t-elle au courant ? Le choix était maintenant entre les mains de Debito lui affirmant qu’il n’en avait pas. Effectivement, la terminaison serait pareille, mais le déroulement pouvait différer. Remettant ses lunettes en place, le noiraud se dit que la finalité ne se ferait pas tout de suite. Histoire que son jouet était le temps de cogiter un petit peu toute la journée. Prenant la plante une nouvelle fois dans ses bras. Un sourire apparut sur son visage, discrètement, montrant un côté narquois au jeune homme.

« Tu as le choix. Dans tous les cas, je te donne rendez-vous ce soir dans mon laboratoire. Si tu n’y es pas, Mondo viendra à toi dès le lendemain. »

Une preuve de gentillesse pour que l’homme ait le temps de se préparer mentalement ou reprendre des forces ? Bien sûr que non ! Jolly voulait voir comment allait se fatiguer Debito au cours d’une journée alors que son œil lui faisait mal. Le stresse en plus, c’était le meilleur moyen de voir son pouvoir à son maximum dans une situation pas très agréable pour son contractant. Ne disant rien de plus, Jolly posa une dernière fois son regard sur l’Ermite avant de tourner les talons et de se diriger vers son laboratoire ainsi que placer sa trouvaille en lieu sûre. Pas qu’une crise vienne la briser. On ne sait jamais ce que l’homme pouvait faire dans une crise de douleur ou de nerf ! Alors, allait-il venir par lui-même où Jolly allait devoir venir le chercher par la peau du cul ? Dans tous les cas, la victoire ne serait que plaisante dans la bouche de notre vainqueur !

( Voilà ! Je me disais que c'était le mieux pour finir. Tu me dis si jamais ! >.< Je te laisse conclure ! et on commencera le suivant dans le labo? >w< )
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Debito - L'Eremita
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MessageSujet: Re: Alors mon petit cobaye. Comment te portes-tu? ( PV Debito ) Sam 13 Avr - 22:50

La journée du chef de la pièce était définitivement gâchée, alors qu'on était encore que le matin pourtant, à croire qu'une simple rencontre avec Jolly pouvait tout faire s'effondrer en un quart de seconde. Quoi que non, en temps normal, Debito se serait tout simplement énervé un bon coup après l'alchimiste, avant d'aller reprendre sa petite routine, certes en colère, mais plus tranquille ensuite. Alors que là, avec son oeil qui lui faisait des tours et l'aîné qui n'avait pas manqué de le remarquer, le jeune contractant de l'ermite était parti pour avoir une montagne de problème qui n'allait pas se régler de si tôt. Encore que, monsieur avait la seigneuriale bonté de lui laisser le choix... Tu parles d'un choix, aller se faire soigner de son plein grès par le type qui était à la base de tous ses ennuis ou bien attendre qu'il mette le chef de l'arcana dans la confidence pour que celui-ci l'humilie en le forçant à y aller, l'empêchant au passage de remplir ses fonctions au casino le temps qu'il refuserait. Si la première solution coûtait à Debito, ne serait-ce que pour une histoire de fierté, ce n'était rien par rapport à la seconde où il se verrait retirer tout ce qui lui était cher pour arriver à un résultat tout à fait identique.

Autant dire que le borgne n'avait pas véritablement le choix, contrairement à ce que voulait laisser croire Jolly. Ah, ce taré devait s'éclater à le voir se torturer l'esprit comme cela à cause de lui, son côté sadique devait jubiler, même si un simple sourire s'affichait sur son visage. Mais ce sourire, comment décrire à quel point Debito le détestait à cet instant présent, il voulait tout dire ! L'impasse dans laquelle se trouvait le plus jeune, la supériorité affichait du brun et bien sûr, il démontrait à quel point ce type n'en avait rien à faire des sentiments des autres. Voir Debito souffrir à cause de l'oeil qu'il lui avait implanté et se débattre mentalement avec un choix qui n'en était pas un, cela lui plaisait donc ? Il fallait croire oui, qu'on ne vienne pas dire ensuite au chef de la pièce que ce type n'était pas un sadique fini tient. Seul ses expériences comptaient, cela encore, il pouvait le comprendre, mais qu'il se montre si insupportable et affiche clairement cette attitude supérieure envers tout le monde, Debito ne le supportait pas. Mais pour l'instant, il n'était pas en mesure de faire disparaitre cet odieux sourire de son visage, peu importe combien il en rêvait. Comme un Ultimatum, l'alchimiste finit par lui dire qu'il l'attendait le soir même et sans faute dans son laboratoire, sous peine d'avoir affaire à Mondo dès le lendemain. Au moins, c'était clair, les dés étaient jetés et Debito était au pied du mur, plus la peine d'espérer reculer.

Si seulement il avait tourné les talons pour partir directement en croisant Jolly comme son instant le lui disait, il n'en serait sûrement pas là, mais trop tard. Maintenant, c'était le scientifique qui partait, certainement très content d'être sur le point d'obtenir ce qu'il voulait, un cobaye pour ses expériences. Oh, bien sûr, Debito l'était déjà, depuis qu'il était môme même, mais en restant loin de lui, il ne lui donnait pas la satisfaction de lui être très utile, sauf maintenant bien entendu. Les résultats d'une expérience sur le long terme, voilà tout ce qu'il était pour le coup et il n'aimait pas cela du tout. Il ne répondit rien, ce n'était pas la peine, ce sale type avait gagné et il le savait, inutile de lui rappeler. Debito regarda donc l'alchimiste partir et tourner au coin du couloir d'un oeil mauvais, hésitant même un instant à sortir son flingue pour lui tirer dans le dos. Ce n'était pas très glorieux hein ? Mais qu'est-ce qu'il pouvait contre lui... En même temps, quel intérêt de faire cela maintenant, cela ne réglerait aucunement le problème qu'il rencontrait avec son oeil d'améthyste et son pouvoir, les cauchemars ne disparaitraient pas avec Jolly malheureusement. Lorsqu'il fut certain que le vieux était assez loin, Debito se décolla du mur contre lequel il s'était appuyé pour se mettre à marcher à son tour, dans la direction opposée à celle qu'avait pris Jolly bien évidemment. Il partit alors dans ses pensées, cherchant à tout prix un moyen d'échapper à cette nouvelle rencontre avec Jolly, même si au fond, il se doutait bien qu'il n'avait pas de solution, il aurait bien du mal à y couper sans avoir de gros ennuis derrière. Tant pis, il fallait bien qu'il aille bosser tout de même, même s'il doutait de sa productivité dans son état actuel. C'est donc sans grande motivation qu'il quitta le manoir Arcana.

~~~~~~~~~~~~~~~~~

Merci Alda pour la sign ♥️
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Alors mon petit cobaye. Comment te portes-tu? ( PV Debito )

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